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Le Têt avec l’historien Frédéric Angleviel avec une vidéo

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Le Têt avec l’historien Frédéric Angleviel avec une vidéo

Pour commencer l’année du tigre d’eau et commémorer le têt à ma manière, j’ai décidé d’inviter un historien émérite de Nouvelle-Calédonie Frédéric Angleviel, auteur de nombreux ouvrages et de publications dans les revues de la société des océanistes. C’est un grand connaisseur de la communauté asiatique du Caillou qui est composée essentiellement de descendants de Tonkinois, les Chân Đăng, littéralement "Pied engagé, un nom popularisé par l’écrivain Jean Vanmai.

L'arrivée des premiers Vietnamiens en Nouvelle-Calédonie remonte à 1891. Certains étaient des prisonniers du bagne de Poulo Condore.

NB : à la fin de ma petite vidéo pour faire comme le cinéaste Jimmy Janet à la fin du tournage « Loubrou », son film tourné sur le caillou. J’ai dit « couper ». Frédéric s’est alors emparé d’un coupe-coupe et m’a coupé un tronc de bananier. Il faut se méfier d’un historien calédonien. L’instinct broussard peut réserver des surprises ! (voir la photo) JP

J'avais dit "Couper !", il l'a fait.

Le Têt Nguyên Dán est la fête du Nouvel An vietnamien (en chữ quốc ngữ Tết Nguyên Ðán, en chữ nôm 節元旦), littéralement « fête du premier jour de l'année » : en effet, il existe d'autres fêtes nommées Têt, comme le Têt trung thu, la fête de la mi-automne.

C'est la fête la plus importante de l'année. C'est une débauche de couleur, une explosion de pétards, les quartiers rivalisent d'ingéniosité pour être les meilleurs dans leurs danses, leurs décorations. La fête a lieu le jour de la première nouvelle lune, au milieu de la période séparant le solstice d'hiver de l'équinoxe de printemps ; entre le 21 janvier et le 20 février. Les festivités durent du premier jour de l'an au troisième, mais peuvent très bien s'étaler sur une semaine… Le dragon d'or vient chasser les derniers mauvais esprits qui pourraient hanter les lieux.

Le Têt est généralement fêté le même jour que le Nouvel An chinois, puisque le Viêt Nam et la Chine possèdent le même calendrier, de type luni-solaire. Néanmoins, la période d'observation de la nouvelle lune, qui marque le début de l'année, peut varier d'un jour selon les capitales respectives d'où elle est observée. De même, beaucoup des modalités de la fête sont identiques.

Photo de notre repas en famille de l’année dernière :

Cette année est celle du Tigre eau, correspondant à l'an 4720 du calendrier chinois. Cela ne nous rajeunit pas. Elle débutera le mardi 1er février pour prendre fin le lundi 21 janvier 2023.

Poulo Condore : (note sur cet ouvrage)

À partir des années 1930, du fait de l’arrivée de nombreux condamnés politiques, Poulo Condore devient un « creuset national » (p. 137) où s’organise et se structure clandestinement une lutte conduite essentiellement par des condamnés communistes, transformant le bagne n°2 en « université rouge » (p. 138) où sont formés de nombreux militants, parmi lesquels de futurs dirigeants du Vietnam comme Pham Van Dong (premier président du Vietnam réunifié, p. 144). En parallèle, la main-d’œuvre des forçats constitue également une manne employée au développement de l’empire colonial français et des contingents de forçats sont envoyés au Tonkin, à la Réunion, en Martinique, en Guadeloupe, en Nouvelle-Calédonie et en Guyane.

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Après le massacre du bananier, le repos du guerrier

Après le massacre du bananier, le repos du guerrier

Publié dans Histoire

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Le numéro 74 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le numéro 74 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

è Téléchargez le dernier numéro de Nuelasin mais avant on peut lire le petit plus de la rédaction

Bozusë

La bienvenue à une ancienne élève Clarisse que j’ai croisée hier dans une quincaillerie. Elle est aujourd’hui éducatrice dans un collège de la capitale. Elle passait entre les rayons et m’a reconnu même avec le masque. Elle est passée par derrière et m’a fait me retourner : « Bonjour M. Wws, c’est Clarisse. J’étais une de vos anciennes élèves au collège de Tiéta. » Nous nous sommes salués avec les règles de la covid en nous frappant l’un à l’autre le poing et nous avons discuté un moment. J’étais très heureux. Je l’ai remerciée disant que j’étais très content qu’elle n’était pas passée directement. C’était plutôt rare que des anciennes élèves viennent vers moi et m’interpellent. Très ravi. Bonne rentrée à elle et bonne lecture du petit hebdo. Nuelasin. 

En parlant de rentrée. Tiens, y en a une qui revient dans la vallée timidement. Je parle de la covid. J’espère qu’elle ne sera pas aussi sévère que 2021. Mais bon, il faut toujours s’attendre au pire. De nouveaux cas déjà sont à déplorer dans notre petite vallée. Mon Dieu, on n’est pas encore sorti de l’auberge disait-on. 

En plus du numéro 74 de Nuelasin, je joins un récit vécu et un taperas. Ce taperas-là, a marqué toute ma vie. Je l’ai écouté pour la première fois étant enfant, je pense en 1972 ou 1973. C’était lors de la disparition de ma petite sœur. La dernière de toute la famille. Je vous le livre. Il traite d’un nouveau départ avec un cœur très allégé. L’air est très entrainant, je vous jure. Bonne lecture mais surtout bon chant à tous. Wws

Adieu.

Une semaine plutôt, Aschell partit à Tanlo (un îlot de l’extrême nord de la Calédonie) pour le mariage des deux sœurs, Uria et Kulun. A son retour sur la grande terre, il passa un coup de fil à son petit frère pour prendre des nouvelles de leur grand frère. Henri n’allait plus très bien mais il parlait encore. Robert lui dit alors qu’une nuit à Tanlo, leur frère dormait au milieu de beaucoup de femmes, ses belles-sœurs. Il était en plus le seul homme. Henri avait répondu, le sourire au coin des lèvres, mais Aschell avait oublié la réplique. Entre eux, c’étaient des petits pics qu’ils se lançaient. Quoi ? Leur manière de maintenir leur lien amical.

Le dimanche de la première semaine des vacances, Aschell la passa à Djou dans la pointe nord du pays, chez la famille Dah. Ils étaient arrivés de l’îlot le matin de samedi. Le coup de fil passé après à Robert n’était pas bon. Henri est entré aux urgences de Nouville et transféré ensuite au Médipole. Le petit frère disait que leur grand frère avait cessé de s’alimenter. 

La deuxième semaine des vacances, voyait la famille de Aschell à Koumac jusqu’à jeudi. Vendredi c’était le départ pour Nouméa où il s’est rendu directement dans la chambre d’hôpital avec sa femme et Robert. Henri était l’égal de lui-même. Il allait rester là pour quelques temps, et ressortir. Pensaient-ils. C’était son habitude. On parlait, on échangeait. Henri était un abonné aux séjours hospitaliers de courte durée. Quand Aschell est passé dimanche pour la visite, son frère dormait. Profondément. Il demeura pétri sur la chaise à côté du lit du malade. Marienne son épouse, était debout et leur regard convergeaient vers le même visage dont les yeux étaient toujours fermés. 

C’était la visite d’une sœur catholique qui entre-temps avait interrompu le silence qui devenait pesant. Elle était rentrée et a réveillé le dormeur. Elle lui avait dit quelques paroles sûrement les mêmes qu’elle disait à tous les alités. Avant de s’en aller, elle demanda à Aschell s’il n’était pas un pasteur. Cela les fit rire, Marienne et son époux. C’était plutôt bien pour les sortir de leur abattement. 

Le soir de ce même dimanche, la petite famille repassa à l’hôpital pour la dernière visite. Aschell constata que l’état de son frère n’avait pas évolué depuis sa tournée de la matinée. 

Lundi, c’était la rentrée des vacances des deux semaines. Aschell était revenu au collège avec son épouse et sa fille avec la ferme intention de retourner pour une dernière visite dans la semaine. Mais il était déjà fixé sur le sort de Henri. Il voulait seulement dire adieu à son grand frère. 

Au collège, il n’avait pas le temps de penser à la famille. C’étaient les activités de la reprise qui prenaient beaucoup sur son temps de direction. Il passa alors la journée à gérer les sautes d’humeur des élèves et du personnel. Le soir, il repartit vers Nouméa. Avec Marienne et Walea. Aschell voulait laisser sa fille chez une famille de leur relation, mais il se disait qu’au fond, Walea n’allait pas se sentir bien et qu’elle allait tout le temps penser à son grand papa. Ils firent route vers la capitale. 

Aschell allait alors voir le grand frère pendant toutes les heures des visites autorisées. Ce qu’il fit. Il se rendit compte qu’il n’y avait aucune amélioration depuis la fin de la semaine. Il se dit alors que Henri, c’était pour bientôt mais il le gardait pour lui. Mais chacun de la famille qui rendait régulièrement visite au malade, avait déjà idée de la destinée. 

Le dernier soir, il y avait du monde dans la chambre. Hloea, la veuve en puissance, disait ouvertement que la voie de son mari était toute tracée. Elle attendait. Quoi ? L’Imprononçable. Les médecins de l’hôpital avaient déjà autorisé la famille à venir veiller pour accompagner le frère vers là où il doit aller. Hloea lui disait aussi à l’oreille que le médecin traitant avait même prescrit l’ordonnance d’augmenter la dose de morphine pour tranquilliser son frère. 

Quand Aschell lui a dit adieu, Henri était couché sur le ventre, la tête tournée vers sa gauche. Il ne recherchait plus à respirer comme il le faisait auparavant. Aschell conclut que la famille était déjà prête pour le grand voyage. Il était du calme insoutenable pour tous les vivants. Aschell se pencha vers le Grand Voyageur  pour l’embrasser sur la joue gauche et lui dire à l’oreille : « Ejeihëlai !» Il signifie : « Adieu ! » Il se releva pour balayer du regard autour de lui. C’était aux environ de 18h.

Et, tout le monde avait déjà passé beaucoup de temps avec Henri. Il y avait Hloea, Sidonie-qatr, la grande sœur Pauline, Welë, Franck et son épouse. Beaucoup de personnes de la belle-famille. Après s’être excusé et dit quelques paroles du bout des lèvres, il partit. Marienne et Walea le suivirent. Son épouse et sa fille pleuraient en prenant soin de se cacher le visage. Ils arrivèrent dans le nord en plein milieu de la nuit. A peine quelques temps qu’il eut éteint sa petite lampe de chevet que le téléphone sonna. Mamie Hloea : « Papa Aschell, papa Henri est parti, il y a à peine quelques minutes. Ils sont en train de le baigner. » : Disait-elle. Aschell ne parlait pas. Il lui dit seulement merci pour la nouvelle. Il raccrocha son portable et s’endormit.

Hetre wesiula ka traqa 

  • 1. Hetre wesiula ka traqa xuluhë qa hnengödrai/Une parole est arrivée, elle arrivait droit du ciel
  • Hna amamane ngöne etë ngöne umai Joxu/Pour être révélée dans de la pierre sur le mur de la maison du roi
  • Ch) - Asehë ni tuluthiö tuluthiö ngöne itulu/Je t’ai déjà pesé, pesé sur la balance
  • Nge asehë waiö ngöne itulu/Et on t’a évalué sur la mesure
  • Nge tha hace kö eö nyipi hmaloi/Pour ainsi dire que tu n’es pas pesant. Tu es vraiment léger
  • Kapë kilone lo itre huliwaiö Belesaza/Balthasar, ton bilan ne pèse pas lourd sur la bascule.
  • 2. Draniela qaja amamane itre trenge ewekë/Daniel a révélé les paroles 
  • Mene tekel ufaresin Belesaza joxu/compté, pesé, divisé, roi Balthasar
  • 3. Akötresie e hnengödrai kola atre hmekune/Dieu dans les cieux surveille
  • La itre huliwasë fe me troa tuëne fe/Le travail de chacun d’entre nous, et là-dessus il est d’une rigueur impartiale. 
  • 4. Thupëtresiji atrehë eö pengöne la itulu/Homme consciencieux tu es averti du résultat de la pesée 
  • Atre troa amamane itre gojenyisë/Il montre le chemin par où on doit aller.
  • 5. Drei la draine tro shë nyinyap macatre ka hnyipixe/Voici le temps venu où l’on doit faire des résolutions pour vivre la nouvelle année 
  • Nyinyape jë eö trejine hmaloi hë ngazoiö/Allez y frères et sœurs, courez maintenant que vos misères sont allégées.

Publié dans Culture Kanak

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Des voix pour la Terre, de la poésie avec la participation de notre poétesse Imasango

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

En librairie le 25 novembre 2021 en métropole à commander sur le net chez l’éditeur ou autre plateforme Prix : 9€

Aux côtés d’Imasango, il y a 40 poètes engagés pour sauver la planète, dans l’anthologie «  Des voix pour la terre ».

« Le sablier » est mon alerte...

Aussi bientôt parution de "L'Éphémère – 88 plaisirs fugaces", en février, aux éditions Bruno Doucey.

Nous honorons le thème du Printemps des Poètes qui se déroule du 12 au 28 mars, sur le thème L’Éphémère.

Anthologie établie par Bruno Doucey, Ariane Lefauconnier et Pierre Kobel

Couverture : Bruce Clarke

Ce livre est un brûlot. Plus de 40 poètes et chanteurs du monde entier y dénoncent un scandale : l’asphyxie programmée de notre planète. Pollution des mers ou de l’air, destruction des espèces vivantes, mais aussi réchauffement climatique, déforestation ou gaspillage des ressources, autant de combats portés par de grandes voix, de la canadienne Margaret Atwood, à l’innue Rita Mestokosho en passant par la brésilienne Marcia Theophilo, le Mahorai Nassuf Djailani, ou bien encore Alain Damasio ou le groupe de rock Mickey 3D. Cette anthologie s’inscrit dans la collection Poés’idéal, de petits livres militants, qui offrent aux adolescents les mots pour exprimer leurs révoltes et leurs rêves d’un monde meilleur. Ni plainte, ni catastrophisme, pas plus qu’exaltation lyrique d’un prétendu Eden perdu, mais une dénonciation implacable et un tracé d’avenir. Les mots se révoltent pour sauver notre Terre.

Extrait :

« Nous sommes la nature qu’on défonce.

Nous sommes la Terre qui coule,

juste avant qu’elle s’enfonce.

(…)

Et maintenant ?

Maintenant, la seule croissance que nous supporterons

   sera celle des arbres

   et des enfants.

Maintenant nous serons le vivant

qui se défend. »

Alain Damasio

Publié dans Poésie

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Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes, une conférence sur les tapa d’Océanie par Alain Lincker et Vincent urbain

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Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Alain et Aline et Vatiti

On peut affirmer que notre ami Alain Lincker ne nous oublie pas. Il fait sans relâche la promotion de la culture océanienne en poésie ou avec des conférences. « Nous ne t'avons pas oublié non plus Alain, mon ami Alsacien ». JP

Photo en une : Un coup de chapeau au styliste Alberto Vivian pour une collection de robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014. (Mannequin Allison Maran, modèle « Mahana »). Source Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes @lesamisdumusee. Organisation à but non lucratif à Mulhouse https://www.facebook.com/lesamisdumusee/ et  un article paru dans le dernier journal des Amis du MISE "l'imprimé n°48". Pour une culture étoffée : Le Tapa... des trésors à découvrir.

Les Amis du Musée ont organisé mardi 9 novembre 2021 au Musée, voyageurs, collectionneurs et ayant résidé de nombreuses années dans le Pacifique Sud.

Les tapa écrus ou imprimés et peints sont parmi les premières étoffes de l’histoire de l’humanité. Les tapa (du mot hawaïen « Kapa ») furent créés, bien avant l’invention du tissage, sur tous les continents. Les plus fascinants, ceux dont l’art a été le mieux préservé, sont les tapa d’Océanie.

Ces magnifiques étoffes intissées à base d’écorces font à la fois office de tissus d’habillement, d’ameublement, de revêtements et de papiers peints. Autrefois, à la fois objets de la vie quotidienne, objets rituels (mariages, inhumations, dons, coutume kanak) et objets de culte (communication avec les ancêtres, les esprits, les divinités), les tapa connaissent, aujourd’hui, un regain d’intérêt et sont supports d’expression pour les artistes plasticiens et pour les stylistes en Océanie. En outre, ils constituent une importance économique non négligeable pour les communautés de femmes détentrices de ce savoir-faire extraordinaire.

Par bonheur, le MISE détient dans ses réserves une trentaine de précieux tapa dont certains furent rapportés par l’amiral Bruat, grand navigateur et administrateur colmarien, au cours des années 1837 – 1843. Cette conférence sera l’occasion unique pour le public intéressé d’en voir une sélection exposée pour la première fois en même temps que quelques-unes des plus belles pièces des collections personnelles des conférenciers.

C’est sur ces embarcations à deux coques et à voile en tapa que la colonisation des îles du pacifique s’est faite sur 2700 à 3000 ans (pour faire simple, à peu près entre – 1500 et + 1200) de Formose (ou Taïwan) à l’Ile de Pâques à l’est (15000 km), à Hawaï au nord (8500 km) et à la Nouvelle Zélande au sud (9000 km). De cette aventure extraordinaire de ces peuples migrateurs, il sera question aussi. (Photo Frank Hurley, juin 1921).

 

Divers tapa comme ci-dessous ont été présentés :

Un tapa des Fidji (Masi kesa) de la collection du musée d’Auckland. Nous passerons ainsi en revue des réalisations de Papouasie-Nouvelle Guinée (Province d’Oro, Iles Bismarck/Nouvelle Bretagne, Irian Jaya), des Salomon (y compris Santa Isabel, Santa Cruz, Tikopia), du Vanuatu (ex Nouvelles- Hébrides) (Tanna et Erromango), Nouvelle Calédonie, Fidji, Wallis, Futuna, Samoa, Tonga, Niue, îles Cook, Polynésie Française (Tahiti et îles Marquises) et Hawaï.

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)
En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

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La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

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La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

Collection : Médecine à travers les siècles chez L’Harmattan, ce livre n’est pas encore arrivé en librairie à Nouméa mais peut être commandé en ligne, il est vendu 20 Euros

Ce livre traite du rôle des médecins et apothicaires dans les expéditions menées par la France du XVI e au XIXe siècle dans les océans Indien et Pacifique, qui ont entraîné des conflits larvés et des luttes d'influence sur mer et sur terre, principalement entre la France et la Grande-Bretagne, puis des guerres avec les populations autochtones comme la guerre franco-tahitienne de 1843-1847 et les révoltes des Kanaks en Nouvelle-Calédonie (1878). Médecins, chirurgiens et apothicaires embarqués étaient également des naturalistes chargés de rapporter des spécimens de plantes et d'animaux, afin d'enrichir les collections royales et le Muséum d'histoire naturelle. Les maladies infectieuses demeuraient un fléau permanent et une cause majeure de décès, ainsi que le scorbut de mer. Une contribution experte et importante à l'histoire de la découverte des Indes et des îles de l'océan Pacifique, ainsi qu'à l'histoire de la médecine.

Pierre Aubry est médecin, professeur de médecine tropicale du Service de santé des armées (E.R.), professeur émérite à la faculté de médecine d'Antananarivo (Madagascar), membre correspondant de l'Académie des sciences d'outre-mer et membre de la Société de pathologie exotique.

Bernard-Alex Gaüzère est médecin, praticien hospitalier au CHU de La Réunion (E.R.), professeur visiteur de l'université de Bordeaux, membre de la Société de pathologie exotique.

Date de publication : 19 janvier 2022

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Les Palmiers d’Emilie Ducouret et de Chris Montané

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Les aquarelles avec la libraire Bénédicte Griffon-Duchosal

Les aquarelles avec la libraire Bénédicte Griffon-Duchosal

Emilie Ducouret, co-auteure du livret avec Chris Montané, artiste-peintre et illustratrice du livret, ont fait une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de l’ouvrage le samedi 22 janvier 2022 à la librairie Calédo Livres. J’ai pu rencontrer la naturaliste et l’artiste illustratrice. Ci-joint quelques images de cette sympathique manifestation. Il faut saluer le bel effort de promotion des ouvrages calédoniens de la petite librairie place des Cocos nucifera !

Depuis plus de 10 ans, Noé porte un programme de restauration et de préservation de la forêt calédonienne, et œuvre particulièrement à la conservation des espèces de palmiers et conifères menacés. La Nouvelle-Calédonie est en effet l’un des 35 points chauds de la biodiversité sur la planète.

Aujourd’hui, Noé vous propose un livret pour aller à la rencontre des palmiers endémiques de Nouvelle-Calédonie ! Dans une visée pédagogique et à destination du grand public, nul besoin d’être naturaliste ou botaniste pour naviguer entre les fiches du livret qui vous présente tour à tour 19 espèces endémiques de palmiers, visibles sur les sentiers de randonnée néo-calédoniens.

Grâce au soutien de la Fondation Franklinia, partenaire du programme de Noé en Nouvelle-Calédonie, ce livret a pu être réalisé et édité et ainsi disponible à la vente au prix de 10 euros (1200 CPF)  ou en ligne sur Calédo-Livres.nc

NB : La moitié des palmiers calédoniens sont aujourd’hui menacés de disparition, victimes des feux, de l’exploitation minière, et de l’appétit des mammifères envahissants. C’est donc à nous, visiteurs d’un jour ou bien voisins de tous les jours, de participer à la préservation de ces espèces emblématiques de la Nouvelle-Calédonie, mais aussi de l’espace forestier dont leur survie dépend. Plus site Noé

De nombreux visiteurs jusqu'à l'extérieur pour respecter la jauge des gestes barrières

De nombreux visiteurs jusqu'à l'extérieur pour respecter la jauge des gestes barrières

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Le numéro 73 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Bozusë. 

Nous sommes aujourd’hui le 21 janvier et annuellement, l’amicale de Hunöj tient sa kermesse ce weekend. Pour raison de covid, il ne se passe rien du tout à la tribu. Je revis seulement les souvenirs où j’animais à kolopi où des groupes venaient et se succédaient sur le podium. Désormais, cette page est tournée et le livre fermé. Jusqu’à quand ? 2023 seul le sait. 

Une joie de partager avec vous chères lectrices et lecteurs, un texte d’un écrivain de chez moi à Hunöj. Il me l’a envoyé l’année passée. C’est la deuxième fois que Saipö Jim m’écrit. Il décrit pour la circonstance un repas partagé sobrement avec une famille très modeste dans notre tribu. Il s’est trouvé que la dame qu’il a décrite est ma sœur adoptive. Et, j’ai adopté sa fille. Elle a fait ses études pour obtenir un master de bio-chimie à Lille. Elle est aujourd’hui biochimiste à Vavouto. 

J’ai remplacé dans son texte initial surnaturel par Invisible qui me semblait plus approprié par rapport à ma vision des choses. Ai-je raison ? That’s the question. 

L’autre changement est le prénom de la sœur que j’ai remplacé par celui d’une nièce. 

J’avais un autre texte à proposer, je vous le présenterai à la remise. 

L’autre texte, un poème, est de Jean-Luc David. Un ami aujourd’hui disparu. Rappelez-vous l’an passé, le plongeur qui s’est fait happer par les hélices d’un bateau alors qu’il était en train de plonger (se baigner) C’était en Équateur. Il était jadis une voix dans notre choral du Chœur de Voh. C’était avec Mme Yvana et notre grand Jacques à nous. Hommage. 

En ce moment, il fait très chaud dans la vallée avec le tonnerre qui brame de l’autre côté de la vallée. Vers Atéou. La grande crue va toujours charrier les grands troncs d’arbre et sa boue sur le pont de la Tiéta. J’espère qu’il n’y aura pas de drame humain comme les crues d’il y a peine trois semaines. 

Bonne lecture et bonne fin de semaine à vous. Wws

Leçon de choses

Nous devons prendre soins des nôtres, les personnes âgées en particulier, sans oublier les veuves et les enfants qui n’ont pas de papa pour aider. Le plus important est de planter un peu de bonheur dans le cœur de chaque individu, noir blanc ou jaune. Ce bonheur qu’on allume dans chaque être, nous revient toujours en récompense dans n’importe quelle circonstance. Certains l’appellent le karma. Peu importe à qui l’on procure ce bonheur, la Vie nous le rendra. L’Invisible agit toujours pour nous accorder sa juste valeur. 

Un soir, une force a agi en moi pour me pousser à aider une femme … celle de Hnaialu. Sûrement qu’un jour elle a rendu service à autrui pour que je le lui rende à mon tour. Parfois je pense à cette femme forte qui en l’espace d’une nuit a changé ma vie et ma façon de voir le monde. 

Le soleil brûlait la terre et la poussière se levait à chaque souffle de vent au milieu du champ. Avec mon père nous sortions les derniers tubercules avant de transformer l’ancien champ d’ignames en champ de patates douces. La chaleur nous brûlait la peau et la sueur parcourait notre corps comme pour nous rafraichir. Pas un seul chant d’oiseau ne sortait de la petite forêt avoisinante même les chiens qui d’habitude s’excitaient à la moindre alerte, se cachaient sous les feuillages. Avant de quitter le champ mon père rassembla quelques tubercules dans un trengadrohnu, sac en feuille de cocotier tressé.  Il y rajouta quelques oignons verts.  « Tu porteras ce sac à la femme de Hnaialu, ce soir » me fit mon père. Personne ne devait voir à qui le sac était destiné, sans doute pour éviter les mauvaises langues. La femme de Hnaialu est l’héritière d’une lignée de Joxu, chef dans la tribu.  

Le soir venu, je portais le trengadrohnu sur mon épaule et je traversais la tribu dans le noir. J’avais peur de marcher seul ; alors j’accélérais mes pas. A Pöj, je croisais des chasseurs de roussettes. Ils parcouraient la tribu à la recherche d’un supplément pour leur bougna du lendemain. A Béolan je rencontrais les garçons un peu plus âgés, ils étaient assis en rond autour de la cabine téléphonique. Chacun espérait recevoir un appel de son amoureuse. C’était ainsi que l’idée vint à l’un de ces grands frères, celle de composer la chanson Ma Béolan. L’air m’accompagna quelques peu sur la route : « Sonejëhi téléphone, je croyais que c’était pour moi » Sans doute pour rendre hommage aux nuits blanches, passées à attendre désespérément. 

Au magasin Ponoz alimentation je m’arrêtais pour acheter deux boites de sardines et continuais après jusqu’à la maison à Gailu. Devant la masse noire conique de la case, je vis une petite lumière à ma droite. Elle éclairait l’intérieur d’une maisonnée faite de feuilles de cocotier et quelques tôles ondulées posées dessus. Toute la devanture était noire. Je traversais l’espace qui devait être un jardin et sous mes pieds, l’herbe fraiche me donnait des frissons. Tous mes sens s’éveillaient. Je compris que je foulais un terroir sacré, un lieu très respecté par nos aïeuls. Plus je m’approchais de la famille et la peur envahissait tout mon être. Alors je pressais mes pas.  De la devanture qui servait d’entrée à la masure, je me trouvai face à la femme de Gailu assise sur le hnasidrohnu sur le sol qui lui servait de paillasse. Elle était assise dans le rond avec ses enfants autour de sa marmite. Une petite bougie continuait de lancer une lumière jaune-oranger sur le pourtour de la maisonnée. A ma vue, la maman se lèva et me sourit. Avec le sac sur l’épaule, je me dressai droit. Et je ne savais pas quoi lui dire, avais-je oublié toutes les paroles que mon père m’avait données ? Mais m’avait-il parlé quand il avait fixé le panier d’ignames sur mes épaules ? Je me sentais seulement tout petit et fasciné par la réalité tribale. La mienne. La dame était d’une grande taille. Svelte et élancée. C’était ce qui faisait sa beauté en plus de la couleur brune imprégnée par la lueur de la bougie sur son visage. Elle décrocha machinalement ma charge du dos et m’invita à me joindre au diner de la famille que je refusai en prétextant des raisons qui ne me venaient pas. Je bégayais. Elle insista en me tendant déjà une assiette: « à la maison, il y a toujours une place sur la natte pour celui qui arrive à l’heure du repas. » Je m’assis sur le sol en faisant bruisser les feuilles sèches de cocotier parmi toute la marmaille qui s’écartait pour me donner de la place. Je me sentis soudainement coupable. La pensée de partager le repas me pesa sur le cœur. « Ils sont plusieurs bouches à partager cette soupe aux choux des îles à la sardine à l’huile. Beaucoup d’huile. Wahmija me sourit. Elle me rassura de son regard bienveillant et ce bon petit monde me fit oublier que j’étais un élément en plus.  Un pique-assiette. Pendant le repas, je m’efforçais de m’empêcher de baisser la tête lorsqu’elle me parlait. Mais baisser la tête est un signe de respect chez nous. Il est vrai que la femme de Hnaialu insufflait le respect et la lumière de la bougie suffisait à faire rayonner toutes les joies du monde. Vivre. A la fin du diner qui s’était achevé bon gré mal gré, Madame me dit de bonnes paroles pour remercier papa pour les ignames, geste d’amitié et d’humanité verdoyante de Ponoz. « Que l’Invisible rende la pareille. » 

A la fin, je m’excusai à la famille pour m’éclipser. Wahmija me remercia encore pour je ne sais combien de fois. 

Sur le chemin du retour, un sentiment d’un travail accompli sembla avoir gagné tout mon être. Je me dis alors que j’ai semé une graine en faisant un don aux plus nécessiteux. J’avais aidé les miens. Dans le noir, je n’avais plus peur du monde. Le Monde. J’avais foi que mes aïeuls veillaient sur moi et que je vivais pour eux. Désormais le monde m’appartenait et le froid ne se posa même plus sur ma peau. C’était comme si une grosse couverture invisible était posée sur tout mon corps. Pour la première fois de ma vie, je me sentis utile, mais surtout bien dans ma peau. Je savais désormais où puiser mon bonheur. 

A présent, je n’arrête plus de remercier mon père pour le service qu’il m’avait demandé d’accomplir. Tout le bien que l’on donne à autrui, est un bien que l’on donne à soi-même. Nous ne faisons qu’impacter notre propre vie. Notre acte nous libère. Avant tout c’est pour soi-même que l’on agit. Il est vrai qu’en portant le sac d’ignames à la dame de la chefferie de Hnaialu, je lui avais procuré de la joie mais au fond mon père voulait me donner une grande leçon de la vie. Une belle expérience du travail accompli qui n’a pas de prix.

La rencontre avec Wahmija et ses enfants fut déterminante. Elle m’a permis de me connaitre. En prenant soins de la vie de quelqu’un d’autre, je me suis senti bien. Alors j’en ai fait mon métier. Chaque soir, je rentre du travail avec la perception d’un besoin assouvi. Je n’ai pas choisi mon métier pour gagner de l’argent mais plus pour vivre-ensemble dans le rapport à l’humain qui est au centre de mon activité de tous les jours. 

Suite de billet avec la poésie de David (suive ce lien)

Publié dans Culture Kanak

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Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Zorian Stech , Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de aux Indes savantes, 2021 (Asie) disponible ne ligne Amazon, Fnac etc.

Présentation éditeur :

« Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d’environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L’ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l’aliénation des terres. Le lien entre l’éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d’une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L’ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides.

Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l’indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l’indépendance n’a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang. »

Zorian Stech a étudié à l’université de Toronto et à l’université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études à l’université de Montréal, sous la direction de l’historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse.

Publié dans Colonisation, Histoire

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Permalove Culture et de son école des apprentis visionnaires était à Lifou

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Trois jours intenses animés par Sari Oedin qui a invité ses stagiaires à devenir des artistes au pouvoir de création illimitée. Tout un programme, mais Sari ne recule devant rien. C’est un promoteur du vivre ensemble que j’ai plaisir à encourager. Voir ci-après une vidéo rétrospective de ce séminaire. Un programme très fourni avec de la philosophie, des visionnages de film etc.… Une réussite totale ! JP

Culture, propose des ateliers (adaptable) pour des services d'institutions, des associations, des entreprises... contact ci-dessous

Artiste et coordinateur de l’association Permalove Culture Innovation NC-Pacifique

Téléphone : 90 86 22 permaloveculture.nc@gmail.com

Publié dans Vie Pratique

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Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

ALBIN MICHEL (18/08/2021) Un livre disponible à Nouméa, 4 095 XPF à l’As de Trèfle.

« Au-delà de la mer » (Beyond the Sea), de Paul Lynch, traduit de l’anglais (Irlande) par Marina Boraso, Albin Michel, 240 p., 19,90 €, numérique 14 € en ligne.

« Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s’ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l’autre, à deviner qu’ils sont tous les deux pareillement démunis au cœur de la vérité des choses. Et qu’au sein d’une telle immensité, ce qu’un homme porte en son cœur n’a plus guère de poids. »

Malgré l’annonce d’une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l’immensité de l’océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l’espoir, à l’essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience. Dans ce face-à-face d’une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d’Hemingway ou de Camus, et s’impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.

Extrait d’un article du Monde Par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») « Au-delà de la mer », de Paul Lynch : duel dans le Pacifique

Dans le sillage de toute une littérature existentialiste, Paul Lynch quitte l’Irlande pour affronter les mille et un dangers de l’océan.

Publié le 25 novembre 2021 à 09h15

En 2014, un pêcheur salvadorien fut retrouvé sur un atoll des îles Marshall, au milieu de l’océan Pacifique, après treize mois passés à dériver. Peu de temps après son embarquement, à plus de 10 000 kilomètres de là, au Mexique, un orage avait eu raison du moteur de son bateau et de ses moyens de télécommunication. Son jeune coéquipier était mort pendant le périple.

Le romancier irlandais Paul Lynch, auteur du très remarqué Grace (Albin Michel, 2019) – l’odyssée d’une jeune fille à travers l’Irlande, sur fond de grande ­famine –, s’est inspiré de ce drame pour composer son quatrième roman, Au-delà de la mer…

Publié dans Roman

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