Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Littérature scientifique à la MLNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Paul Wamo et Pierre Faessel

Paul Wamo et Pierre Faessel

La Maison du Livre, en partenariat avec NC 1ère et la bibliothèque Bernheim, a reçu l’émission "DES LIVRES ET NOUS" dans la prestigieuse maison Célières ce mardi 29 juillet à 20h pour une édition intitulée "Quand la science se met à la page"
A cette occasion, Pierre Faessel qui a assuré seul et avec brio l’animation a reçu Bernard Rigo, Suzie Bearune, Robert Bertram, Olivier Hébert, Bernard Suprin, Mina Vilayleck et Laurent L'Huillier.

De la littérature sérieuse et scientifique pour cette émission où l’on a parlé botanique, biologie, nature, sauvegarde des espèces, anthropologie et linguistique. Tous les intervenants, spécialistes dans leur domaine, étaient passionnants "Des livres et nous", c'est aussi de la musique live avec Paul Wamo qui se renouvelle constamment même son slam vedette « Je suis noir » a évolué, c’est clair. (Jeu de mots facile mais je ne n’ai pas le talent de Paul Wamo)

L'émission, enregistrée en public et diffusée en direct sur NC 1ère radio, sera retransmise à la télévision le dimanche suivant à 9h30 sur NC1ère TV.

Jean-Brice Peirano, Frédéric Ohlen, Bernard Rigo et Suzie Béarune en premier plan

Jean-Brice Peirano, Frédéric Ohlen, Bernard Rigo et Suzie Béarune en premier plan

Des couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandir
Des couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandirDes couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandirDes couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandir

Des couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandir

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

L'auteur dresse le portrait de l'indomptable Louise Michel, de sa naissance en 1830 à sa mort en 1905. Elle lutta pour les droits de l'homme, la justice sociale, participa à la Commune et fut déportée en Nouvelle-Calédonie.

Fasciné par cette personnalité, l'écrivain nous la raconte avec son talent de conteur.

Henri Gougaud, auteur de chansons, homme de radio, pionnier du renouveau des contes, a écrit de nombreux livres parmi lesquels "Les sept plumes de l'aigle", "L'arbre d'amour et de sagesse", "L'arbre à soleils", "L'arbre aux trésors"...

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

Cliquez sur l'image pour la voir en entier

Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste. Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement son militantisme politique dans toute la France, jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans. Elle demeure aujourd'hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Louise Michel en Nouvelle-Calédonie

L'histoire commence lorsque Louise, arrêtée en Mai 1871,sur la barricade de Clignancourt, est condamnée à la déportation... Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, Louise Michel arrive sur l’île après quatre mois de voyage. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise Michel devient anarchiste. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes Kanak. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 18781. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens de Nouvelle-Calédonie), puis dans les écoles de filles. Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

Cet ouvrage retrace les événements survenus de 1939 à 1945 dans la France d'Outre-mer dont la Nouvelle-Calédonie (y comprises les Nouvelles-Hébrides qui en dépendaient), la Polynésie Française, Wallis et Futuna. Cet ouvrage est disponible à la librairie Calédo Livres

Cette période complexe est reconstituée à partir d'archives militaires et civiles françaises, mais aussi anglaises et américaines.

"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

Résumé :

Comment la guerre fut-elle vécue dans l’Outre-mer français ? Tous les territoires furent-ils touchés de la même manière par la mobilisation, les combats, les restrictions ou les conséquences du blocus ? Se sont-ils ralliés rapidement ou non à la France libre ? En vérité, rien ne fut simple.

Si les Nouvelles-Hébrides, l’Océanie puis la Nouvelle-Calédonie se sont précocement ralliées à la France libre, l’archipel de Wallis et Futuna est demeuré deux ans sous l’influence de Vichy. Il en fut de même pour la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane où eut même lieu un début de « Révolution Nationale » afin d’y répandre l’idéologie « Travail, Famille, Patrie ». Par représailles, un sévère blocus fut appliqué par les Anglais contre tous les territoires fidèles à Vichy. Il s’ensuivit pour les populations diverses pénuries, de multiples restrictions et l’apparition d’un important « marché noir ». En Guadeloupe ou en Martinique, cette époque demeure dans bien des mémoires comme une période sombre ayant suscité la « Dissidence » de certains. Au contraire, les îles du Pacifique virent débarquer des dizaines de milliers de soldats alliés ce qui produisit une brusque abondance matérielle et une forte ingérence américaine dans la gestion des territoires et dans la vie quotidienne des habitants.

Cette situation fut à l’origine d’accrochages, parfois sévères, entre le général de Gaulle et le président Roosevelt. Les divergences entre les deux hommes, commencées dès l’intervention de la France Libre à Saint-Pierre-et-Miquelon en décembre 1941, ne cesseront pas de toute la guerre. Ils s’affronteront à de multiples reprises, y compris à propos de la petite île déserte de Clipperton dont Roosevelt prétendait disposer. L’ingérence américaine fut particulièrement forte aux Antilles où des accords scellés avec l’amiral Robert permirent à celui-ci de se maintenir trois ans au pouvoir.

Une période complexe pour l’Outre-mer français, dont cet ouvrage reconstitue des épisodes peu connus à partir d’archives militaires et civiles françaises, mais aussi anglaises et américaines, ce qui apporte un éclairage nouveau sur le sujet.

L'historien Gilles Ragache est auteur de nombreux ouvrages et articles sur la vie culturelle et la Seconde Guerre mondiale.

Editions Economica

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Le MARCHE BROUSSARD place de la Marne à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas
Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas

Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas

Ce 3 juillet 2014 de 13h à 18h les associations Nouméa Centre Ville et Marché Broussard ont fait une fois de plus la promotion du terroir à l’occasion d’un Jeudi du Centre Ville ! La brousse a investi le centre-ville de Nouméa pour offrir au public des étals colorés aux senteurs des fruits et légumes fraichement cueillis.

Une occasion en or pour les citadins de venir apprécier le travail extraordinaire réalisé par mère nature et ses exploitants. Je n’ai pas raté l’événement car nous aimons mon épouse et moi les produits de la brousse. De plus j’ai profité de l’occasion pour tirer quelques photos pour les visiteurs de Calédonianpost.

Producteurs, transformateurs agroalimentaires, éleveurs, horticulteurs, pêcheurs, colporteurs, artisans, toute la famille était réunie à l’occasion de cette 2ème édition du Jeudi Marché Broussard. Ci-dessous quelques photographies de la manifestation. JP

PS : Pour ceux qui ont raté le marché place de la Marne, les exposants seront au salon du Jardinage à partir du jeudi 3 juillet et jusqu'au dimanche 6 juillet 2014 (8h30 - 18h30) pendant le salon du jardinage et motoculture....

Il y a de plus en plus de marchés en Nouvelle-Calédonie. Ce Week-End c’est la fête de la mandarine, un fruit d’hiver sur le Caillou.

La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse
La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse
La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse

La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

À propos du livre "Le prêtre et le juge"

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

À propos du livre "Le prêtre et le juge"

Un petit aparté pour ce livre que j’ai lu minutieusement car dès sa sortie j’ai été séduit par cette idée de faire parler un prêtre kanak dans le contexte de la Nouvelle-Calédonie, pays en devenir qui doit faire face à une mutation économique exceptionnellement rapide qui modifie brutalement l’aspect de ce pays et les coutumes de ses habitants encore marqués par le combat politique et les affrontements récents. De plus, étant de la même génération que le père avec quarante-cinq ans de vie sur ce territoire, j’ai vécu les mêmes événements. Le prêtre Roch Apikaoua a décidé du choix de la prêtrise après la rencontre d’un aumônier au foyer de Nandaï où il faisait son service militaire. Trois ans plus tôt j’avais fait mes classes dans le même camp et à l’époque j’avais déjà beaucoup fréquenté l’Îles des Pins au point de faire partie d’une famille. Chez les Kaateu j’étais chez moi quasiment dans la famille de ce curé singulier. J’ai aussi, comme tous les calédoniens, même d’adoption, beaucoup souffert de la dernière révolte et beaucoup d’interrogations sans réponse sur notre avenir.

Le père Apikaoua qui dévoile ses sentiments de prêtre océanien au cours de cette série de petits entretiens mis bout à bout est un homme exceptionnel. Il devait augurer de son destin puisqu’il a commencé son sacerdoce en étant ordonné diacre à Mahamate-Balade par choix même si des signes de l’ « au-delà » avaient par ailleurs orientés sa vocation. Il a débuté son parcours vers la prêtrise à l’endroit où l’évangélisation et la colonisation de la Nouvelle-Calédonie ont commencée. Son compère d’écriture, le juge Jean-Paul Briseul, qui tient le rôle de l’intervieweur n’est pas n’importe qui lui aussi. C’est quelqu’un de remarquable avec un passé d’observateur aux nations unis entre autres. Le juge l’a aiguillé judicieusement après chaque entretien retranscrit vers un autre sujet pour aller toujours plus en profondeur, toujours plus loin vers la connaissance et la compréhension de l’environnement et des hommes de notre île.

Au fur et à mesure de la lecture du livre des conversations j’ai noté quelques réflexions ou des phrases que j’ai appréciées. Pour vous donner peut-être envie de lire Le prêtre et le juge ou simplement pour les partager avec vous en voici quelques unes :

À propos des événements de la prise d’otages d’Ouvéa et des représailles sanglantes qui en découlèrent.

Le père dit : « Des Français tués par des militaires français. Des Français certes en marge de la république mais des Français »

Ce que dit le père Apikaoua peut paraître évident mais il ne parle pas de kanak en lutte (d’ennemis) mais de Français en marge, en rébellion. C’est évidement exact, nous étions en guerre civile. Je me souviens bien que les militaires à l’époque faisaient le tampon entre blancs et noirs et que leurs armes n’étaient pas toujours braquées du même coté suivant la situation. Présenter de cette manière l’histoire donne aux justifications des actes un autre sens.

À propos du centre culturel Jean-Marie Tjibaou, il dit :

L’architecte Renzo Piano a fait neuf cases stylisées avec des peignes qui montent vers le ciel pour représenter les aires coutumières or le nombre d’aires du pays kanak est de huit. La neuvième représente les autres ethnies.

Le père est un homme de paix, d’église, un prêtre comme l’était Jean-Marie Tjibaou et beaucoup d’autres leaders kanak. Il voit les symboles et les explique tout au long du livre. C’est intéressant.

Il dit aussi : « Il n’est pas bon que le kanak soit seul » ; « L’utopie partagée est le ressort de l’histoire »

Il donne son opinion sur l’apport des autres et il parle sans concession du fléau du cannabis dans les tribus et chez les jeunes ; Il évite de dire tribu à connotation coloniale et préfère parler de village.

Il aborde des faits divers récents comme la construction d’une tribu dans la ville. Neuf cases érigées à côté du Mwa Ka. Neuf cases dont une pour l’aire coutumière qui n’existe pas, celle des autres ethnies. Une preuve de la volonté d’acceptation des autres ethnies. Il déplore le dénouement de cette affaire avec la destruction au bulldozer de ces cases et les maladresses commises par les responsables politiques et coutumiers. Une case est hautement symbolique dans le monde kanak et le père en parle bien. Détruire les cases au Bull laissera des traces.

Quand il parle de peuple puisque la question lui a été posée, il l’associe au temps. « La notion de peuple doit intégrer la notion de temps ». « Un peuple se construit sur du temps ». Il choisit en exemple le peuple hébreu issu des quarante années de vie en commun dans le désert. J’ai trouvé très pertinent cette notion de temps. Cette philosophie kanak qui transpire dans tous ses propos apporte beaucoup. Il parle bien du végétal, de la communion de l’homme et de la nature, de l’oralité, des difficultés de transcrire la pensée kanak « L’écrit crucifie la parole », c’est profond. Il cite Saint-Exupéry « L’essentiel est invisible aux yeux », c’est beau. Pour moi cet ouvrage est un livre de philosophie.

Le père Roch Apikaoua termine le livre par cette phrase « Vivre en Nouvelle-Calédonie est une bénédiction ».

Ce livre édité aux éditions du corridor bleu est disponible en librairie à Nouméa

À propos du livre "Le prêtre et le juge"

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0