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Joël PAUL vous souhaite une bonne fin d'année à tous avec les lumières de Nouméa pour éclairer votre lecture du moment

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Les lumières de notre "maire" à tous vont s'éteindre dès demain, ce soir il est encore possible d'en profiterLes lumières de notre "maire" à tous vont s'éteindre dès demain, ce soir il est encore possible d'en profiterLes lumières de notre "maire" à tous vont s'éteindre dès demain, ce soir il est encore possible d'en profiter
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Les lumières de notre "maire" à tous vont s'éteindre dès demain, ce soir il est encore possible d'en profiter

Publié dans Divers sur Joël PAUL

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La séduction de la fiction de Jean-François Vernay, Hermann, 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L'auteur en dédicace à Nouméa la semaine dernière (photo JF Vernay)

L'auteur en dédicace à Nouméa la semaine dernière (photo JF Vernay)

Dans la jungle des ouvrages qui parlent de la lecture et des livres, voici un essai qui se propose d’expliciter les raisons complexes qui nous attachent à la littérature de fiction, utilisant notamment les récentes découvertes en matière de neurosciences et autres sciences cognitives. Petit traité de séduction à mettre à profit avec nos élèves.

 

La Séduction de la Fiction

Jean-François Vernay, Hermann, 2019

2 décembre 2019 dans les cahiers pédagogiques sur Amazon

 

Le départ de la réflexion est matérialisé par ce dessin de Courbet, placé en exergue du livre, qui représente un portrait de Juliette Courbet enfant dormant sur un livre ouvert, et dont l’ambiguïté de l’interprétation est discutée dès les premières pages : est-ce un trop plein de satisfaction qui a mené à ce bienheureux sommeil ou au contraire un ennui irrépressible ? Ainsi La séduction de la Fiction, titre de l’essai de Jean-François Vernay, ne pose pas une évidence, et pourrait s’envisager avec un point d’interrogation. Le livre se donne pour objectif de répondre à trois questions : qu’est-ce qui séduit le lecteur ? Qu’est-ce qui, au contraire, peut rebuter certains non-lecteurs ? Et enfin, dans une orientation plus pédagogique, comment donner à ceux qui ne l’ont pas l’appétence pour la lecture ? Voilà le triple et ambitieux projet de cet essai. C’est ainsi que vont être convoqués tous les domaines de la recherche, théories littéraires, narratologie, stylistique, psychologie, psychanalyse et autres neurosciences.

 

Les écueils existent, car aborder une notion aussi polysémique que la lecture qui relève à la fois d’un processus, d’un procédé, d’une activité voire d’un phénomène n’est pas aisé, et nécessite bien cette ouverture d’esprit qui permet de traiter la question de façon multimodale.

 

Tout d’abord quelle lecture ? La liste au début du chapitre III a de quoi nous amuser. On y découvre des « lecture-critique », « lecture inspirée », « lecture sémantique », « lecture au premier ou au second degré », « lecture en progression »… et même une « lecture ordinaire » qui dans le flot peine à se faire une place. Cependant si la quantité prête à rire, elle émane de noms incontestables de la réflexion littéraire comme Umberto Eco ou Vincent Jouve, ce qui donne un aperçu de la subtilité que le traitement du problème requiert. De son côté, l’auteur va s’intéresser essentiellement à deux pôles : ceux de la « lecture en amateur/lecture en professionnel », et de la « lecture hédonique/lecture anti-hédonique ».

 

Mais la lecture c’est aussi la question de l’objet-livre, à plus forte raison s’il s’agit d’interroger les ressorts d’une entreprise de séduction. Or cet objet est bien d’une grande complexité : ses couleurs, son odeur, sa texture, mais aussi la communication publicitaire dont il se fait parfois le porteur, citations d’articles élogieux ou photographie de l’auteur en quatrième de couverture. C’est donc par lui-même, ou bien parce qu’il nous relie à l’auteur, ou enfin pour les vies et les aventures qu’il recèle – et souvent pour tout cela à la fois et bien plus – qu’il nous attache et qu’il nous séduit.

 

Ainsi la relation alchimique qui se noue entre le lecteur et le roman est d’autant plus subtile que lecteur et roman ne font pas partie de la même réalité : si le premier appartient au réel, le second, en revanche, relève en partie du monde fictif qu’il s’est créé (personnages, narrateur et diégèse), et en partie du réel (auteur, livre-objet). On voit déjà là une ambiguïté des liens entretenus entre réalité et fiction. Or pour compliquer la situation, le roman met aussi en scène des éléments qui reflètent-représentent-évoquent le réel. D’ailleurs on ne peut que s’extasier sur le nombre de romans qui traitent de … la lecture de romans et dans lesquels l’auteur va puiser une partie de ses exemples, notamment Misery de Stephen King, La Voleuse de Livres, de Zusak ou encore La Vie critique d’Arnaud Viviant. Plongée abyssale dans la spécularité qui peut donner le vertige, mais qui nous éclaire au moins sur la nature des différents problèmes qui se posent. C’est tout l’objet notamment de la démonstration du chapitre II section 3, « la fin du paradoxe de la fiction », qui réduit une fois pour toute cette question de la réalité de l’émotion ressentie au contact d’un personnage de papier.

 

Les neurosciences nous permettent, nous dit l’auteur, de poser une réalité physiologique de l’émotion ressentie à la lecture d’un roman, de l’empathie et même de l’identification au personnage. Aristote avait déjà l’intuition d’un effet corporel de la tragédie à travers la notion de catharsis, les sciences actuelles permettent d’aller plus loin dans cette modélisation et de considérer, avec J-M. Schaeffer, abondamment cité dans l’essai, qu’« une théorie des émotions esthétiques ne saurait se distinguer d’une théorie générale des émotions » (p.113). Autrement dit, qu’elle soit liée à un événement réel ou de papier, l’émotion est toujours identique : selon les cas, afflux d’adrénaline, d’ocytocine ou autre dopamine dans le sang. Nous apprenons aussi grâce à la découverte de Giacomo Rizzolati des « neurones miroirs », que les zones d’activités de notre propre cerveau s’activent lorsqu’elles sont confrontées à cette activité, même si c’est en spectateur. Le phénomène d’empathie n’est donc pas une chimère, le lecteur attentif vit littéralement ce que vit le personnage auquel il s’est attaché.

 

C’est ainsi dans cet entre-deux pas tout à fait réel mais agissant sur le corps que se situe, d’après l’auteur, le charme puissant de la lecture. C’est là que la fiction développerait ses fonctions séductrices et ce serait par le plaisir cérébral polymodal que la magie opèrerait : effet anxiolytique, création de décrochage attentionnel, assouvissement de pulsions voyeuristes, stimulations cognitive et émotionnelle, expérience de l’altérité sans se perdre soi-même, autant d’expériences créatrices de plaisir.

 

Un essai, si fourni, pourrait être pompeux et pesant. Il n’en est rien.

La Séduction de la Fiction évoque ce ton si particulier des Salons du XVIIe siècle, où il était aussi nécessaire d’être savant que d’être léger. L’humour n’y manque pas et l’auteur ne se refuse pas quelques élégantes gauloiseries, qui pour être situées en dessous de la ceinture, n’en sont pas pour autant gratuites. En effet, elles disent le plaisir érotique de la lecture : possession, pénétration, fusion. Ainsi peut-on lire à la page 69 (!) « notons que l’organe cérébral se veut néanmoins le plus grand allié des lecteurs puisque pendant l’acte (!) de lecture il devient une fabrique organique à plaisir, notamment par le biais de la dopamine et des endorphines, autant de petits plaisirs solitaires dont l’homme ne se lassera jamais. »

 

Les derniers chapitres sont consacrés à des propositions pédagogiques, conclusion de tout le discours précédent. Bien au fait des dernières réformes et de leurs philosophies implicites, l’auteur salue le retour timide mais sensible de la prise en compte de l’émotion dans le rapport à la lecture et son enseignement à tous les niveaux. L’essentiel de ses propositions, qui citent notamment Jean-Marie Schaeffer, Annie Ernaux ou Yves Citton, tourne autour de la focalisation sur l’acte de création : inviter les élèves à écrire pour mieux appréhender toutes les questions qui se posent et éventuellement mieux en apprécier les réponses données par l’œuvre, limiter les « morceaux choisis » au profit d’oeuvres complètes qui seules ont légitimité à s’appeler littérature, ne pas hésiter à proposer des écrits dits d’appropriation – terme adéquat actuel mais non utilisé par l’auteur — qui permettent le création autour d’une œuvre…

 

Mais au-delà de ces pistes, (il ne faut pas s’attendre à lire un manuel de pédagogie), la plus belle leçon est en acte : l’auteur réussit à nous amuser, nous divertir, nous séduire. Il y a dans ces pages un appétit et une joie de vivre et de lire irrépressibles et communicatifs, qui nous donnent un peu d’enthousiasme dans ces temps de marasme littéraire.

 

Elsa Clément

Publié dans Essai

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Le J’accuse du philosophe Ibn Khaldoun Sören Platon

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

illustration avec le buste de Ibn Khaldoun

illustration avec le buste de Ibn Khaldoun

LIVRES ET ÉCRITURES EN NOUVELLE-CALÉDONIE

« Il est très difficile de garder tout son calme dès lors qu'on veut parler littératures, écritures et arts au sens large en Nouvelle-Calédonie. Il y a d'excellentes plumes et des artistes qui font vraiment une recherche esthétique. Hélas !!! Ils.elles sont mis.es au même rang que toute une pléiade de plumitif.ve.s, gribouilleu.x.es, qui siègent et occupent l'espace public culturel. Par ces tours de passe-passe et ces combines propres aux régimes politiques médiocres, dont il nous manque un Aristote, Harendt ou Ibn Khaldoun pour décrire les formes et variantes, le goût finit par être normé. C'est dommageable pour le devenir libre et souverain de tout un chacun. des artistes ont déjà dénoncé avec art ceci. Nicolas Kurtovitch dans LA COMMANDE, Pierre Gope dans MA DERNIÈRE SCÈNE. Ce n'est pas un hasard si ces deux textes sont deux pièces de théâtre. Hamid Mokaddem dans un des textes de PAPIER SVP... a théorisé la médiocratie et conformité aux goûts normés propres au régime politique de la Nouvelle-Calédonie.

La meilleure façon de contrer ces fachismes ordinaires est de créer, de bien vivre et d'ignorer tous ces miroirs et fétiches.

Et aussi, éduquer de manière critique au goût les gosses dès l'école primaire et cesser de les formater par des littératures pour enfants qui prennent les enfants pour ce que ces technocrates de l'éducation et de la culture voudraient qu'ils soient.

C'est en ce sens que tous ces espaces littéraires que les institutions finissent par imposer comme goût normé sont des formes vicieuses (détournées) de recolonisation et d'abêtissement.

Jouir du Beau par le plaisir du texte ou de tout autre art visuel n'est plus devenu un acte esthétique. C'EST DEVENU UN ACTE CIVIQUE !!!! »

 

 

L’écrivainducaillou a aussi un avis sur la question :

 Ce n’est pas Zola « Platon » mais il dit des vérités. Les auteurs d’ici ne sont pas toujours récompensés à la hauteur de leur talent. Certains passent des années de recherche pour écrire des biographies passionnantes mais ils passent à la trappe en quelques secondes au moment des récompenses avec un jury composé de « Bisou, on se téléphone », il faut être proche des décideurs et faire profil bas pour être récompensé, je comprends l’amertume de certains. Beaucoup se taisent, ils sont bien gentils. Ils ont écrit parfois des ouvrages hors normes sur les tapas par exemple, sur des bagnards, des grands hommes, maire ou capitaine d’industrie, sur la biodiversité des ouvrages « documentaires ». Il faut attendre son tour, car les années paires, on récompense les uns, et les années impaires les autres. On est aussi trop politiquement correct, dans le sens du vent uniquement, sans prise de risque. C’est tout le contraire que l’on doit faire, la littérature doit parfois décoiffer. De plus à vouloir faire impérativement de l’écriture régionale les auteurs s’autocensurent en évitant de délocaliser leur sujet. Bref Jean Mariotti avait déjà compris ça, le microcosme littéraire calédonien est une pieuvre qui étouffe ses paires. Les intellectuels calédoniens doivent devenir courageux. Quand on se gausse de la repentance de notre président par exemple, je pense que l’on vit dans le passé. La chape de plomb de la colonisation est fissurée mais il y a encore du travail à faire pour comprendre, expliquer (bon courage ! à ceux qui essaieront de justifier les colonisations) Joël PAUL

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3 clics sur clicsinfos.com pour les Moustaches de tigre et la production littéraire 2019 et à venir d'un écrivain du Caillou

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3 clics sur clicsinfos.com pour les Moustaches de tigre et la production littéraire 2019 et à venir d'un écrivain du Caillou

D’abord un roman qui nous entraîne en Indochine vers la fin de la première guerre mondiale et conte les aventures d’un jeune héros courageux. Il nous emmène au cœur d’une jungle où foisonnent animaux sauvages et flore fantastique, mais aussi combats impitoyables… et ensuite, un ouvrage collectif beaucoup plus « sérieux », consacré à la sophrologie. Cette fois nous faisons le grand écart, mais n’est-ce pas aussi ce qui rend le monde des livres si passionnant ? Les deux sont de très bons choix de chez l’éditeur L’Harmattan.

Les Moustaches de Tigre

Ce joli roman nous raconte une aventure indochinoise. Il se déroule en effet à la fin de la seconde guerre mondiale en Indochine, où la situation se dégrade tandis que les troupes japonaises attaquent avec une sauvagerie sans limite. Le jeune héros échappe au massacre et parvient à se réfugier au Laos, où il atterrit dans… Non, je ne vous dirai rien, ce sera à vous de le découvrir… Sachez malgré tout qu’une expédition sera mise sur pied par le père du jeune homme, pour tenter de le ramener au pays et de le sauver.  Mais notre héros ne l’entend pas de cette oreille et il décide de repartir au Laos… Rempli de rebondissements, ce livre nous emmène dans de somptueux paysages, au cœur d’une jungle qui regorge d’une riche faune, d’animaux sauvages et où la vie n’est pas vraiment facile. De nombreuses choses s’entremêlent au cœur de l’intrigue : nature, faune et flore, aventures palpitantes et faits historiques romancés… Vous serez rapidement passionné et l’envie d’arriver au bout le plus rapidement possible vous poussera à lire un peu plus vite que d’habitude. Commencer ce roman, c’est à coup sûr aller jusqu’au bout et ce quoiqu’il se passe autour de vous.

Suivre les critiques de l'autre ouvrage "sophrologie" en suivant le lien ci-dessous

by SERGE FIGE on 11 NOVEMBRE 2017

Auteur : Joël Paul

Éditions L’Harmattan – www.editions-harmattan.fr

Format : 15,5 x 24cm

Pages : 275

Prix : 24 € chez l’Harmattan dans les librairies de Nouméa et au salon de Papeete

Notation de Serge : 3 clics

La notation de Serge Fige pour les livres :
1 clic = Aucun intérêt
2 clics = Accessible à tous
3 clics = Très intéressant
4 clics = À lire absolument
5 clics = Sujet très pointu

Serge Fige

Il a déjà une longue expérience dans le domaine de la presse Internet, mais il a aussi passé trois années dans le presse hebdomadaire écrite. C'est un spécialiste du bien-être et de ses nombreuses techniques. Ce maître Reiki apporte à l'équipe sa sérénité et son humour, qu'on retrouve dans sa manière de raconter ce qu'il vit, tente, expérimente et partage.

Trois recueils de nouvelles parus en 2019 avec une nouvelle de Joël PAUL parmi un bel échantillon d'auteurs calédoniens

Trois recueils de nouvelles parus en 2019 avec une nouvelle de Joël PAUL parmi un bel échantillon d'auteurs calédoniens

A paraître début 2020, un coup de cœur pour une histoire vraie du Burundi mais ce récit évoque aussi notre région du Pacifique Sud.

A paraître début 2020, un coup de cœur pour une histoire vraie du Burundi mais ce récit évoque aussi notre région du Pacifique Sud.

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Chant du jour pour les enfants

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De la Mer aux Hommes, Manifeste pour Tahiti et ses îles de Julien Gué

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Collection tourisme, récit de voyage, guide chez L’Harmattan

Date de publication : 6 décembre 2019

 

DETAILS

C'est d'abord en marin que cet ouvrage aborde les archipels de Polynésie française, avant de se laisser submerger, avec le lecteur, par la magie des îles. Un livre original qui tient de la chronique-radio, agrémenté de photographies en couleurs, se faisant le messager vivant d'une Océanie en danger.

 

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

Fils des continents qui bordent la Méditerranée, globe-trotteur épris de contacts et Polynésien par choix, Julien Gué mêle confidence et témoignage. Son point de vue, il le forge à l'empathie. Il doit à la pratique de la scène cette façon de théâtraliser petits, notables, situations et paysages.

 

Homme de théâtre avant tout, cofondateur de la Compagnie itinérante Oripo, fondateur de La Cie du Chien en région occitane, Julien Gué croit dans la puissance organique du verbe. Subjugué par le talent scénique des Polynésiens, il confie sa Cie To’u fenua e motu (Tahiti) à ses jeunes successeurs. Comédien, metteur-en-scène et dramaturge, de l’Hexagone à l’Antipode océanien, Julien Gué cultive le sens du partage artistique et de la communication depuis toujours.

 

C’est en alliant chroniques radiophoniques et journalisme sporadique, formation et animation théâtrales en lycée, en milieu carcéral, puis professionnel, qu’il découvre au jour le jour le cœur de la Polynésie.

 

Né au Sénégal, élevé au Maroc dans la librairie familiale, il accumule une culture livresque universelle… une curiosité inaltérable, le goût de l’altérité, du voyage et de l’aventure. C’est ensuite dans le midi de la France qu’il acquiert son bagage professionnel, s’accomplit au théâtre tout en sillonnant en solitaire le désert saharien et les contreforts sahéliens avant de nomadiser vers la Polynésie.

 

Rêve d’enfance, mythe d’un oncle qui y a prospéré, les îles du Pacifique cristallisent son objectif intime et le terminus de sa vie. Il s’y est fixé depuis une vingtaine d’années. C’est au nom de l’hospitalité que lui prodiguent les insulaires, qu’il s’efforce de transmettre ses compétences scéniques et poursuit son lent travail de recherche pour comprendre le fonctionnement d’un peuple méconnu et vous en livrer les réalités dans cet abrégé d’humanisme.

Publié dans Essai

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Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël

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Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël
Frédéric Angleviel, Richard Gaüzere et Héloïse MarquerollesFrédéric Angleviel, Richard Gaüzere et Héloïse Marquerolles

Frédéric Angleviel, Richard Gaüzere et Héloïse Marquerolles

Ce samedi, auteurs et illustrateurs se sont installés chez Cathie Manné pour rencontrer les amateurs d’ouvrages calédoniens. Le matin, c’est Frédéric Angleviel avec ses nombreux ouvrages qui était présent. Richard Gaüzere le collectionneur bien connu qui a permis grâce à son exceptionnelle collection de réaliser un magnifique livre pour découvrir un pan de l’histoire calédonienne à travers les billets l’accompagnait.

 

Les billets de banque de Nouvelle-Calédonie, des Nouvelles-Hébrides et de Wallis et Futuna. 1848-2018

De la banque Marchand à la Banque de l’Indochine puis à l’Institut d’Émission d’Outre-mer. Histoire, collection et patrimoine méconnu.

Ouvrage collectif

Groupe de recherche en histoire océanienne contemporaine (GRHOC), 2019

Les anciens billets calédoniens et néo-hébridais sont beaux et méconnus. Un collectionneur (Richard Gaüzere) et un historien (Frédéric Angleviel) vous offrent ici une nomenclature complète et grand public accompagné d’un fil blanc historique.

 

L’après-midi, Nico, l’illustrateur présentait les ouvrages de Frimeurs des îles, une belle occasion pour se faire dessiner. Se faire tirer le portrait par un bédéiste c’est être métamorphosé en personnage de BD, le bédéiste ne fait pas une caricature, il fait de vous un personnage. C’est amusant et avec le talentueux Nicolas MARTIN (Niko, Aj'na) c’est un bon moment à passer. L’auteure de Makoupa, un conte et joli livre jeunesse, Héloïse Marquerolles, a eu droit à son portrait tout comme le reporter d’ecrivainducaillou. C’est la bonne saison pour les auteurs et les libraires les fêtes de fin d’année. Par vagues, qui venaient s’échouer régulièrement dans la boutique, les amateurs de cadeaux livres ont trouvé leur bonheur et repartaient avec de beaux paquets verts enrubannés. Ci-joint quelques photos de ces dédicaces.

Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de NoëlDes dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël
Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de NoëlDes dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël
Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de NoëlDes dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël
Des dédicaces à Calédo Livres par des auteurs et des illustrateurs du Caillou ce samedi veille de Noël
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Résultats des plus beaux contes de Noël de concours Champlain

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Résultats des plus beaux contes de Noël de concours Champlain
Gislaine Rivaton et Daniel Miroux, le président et sa fidèle collaboratrice de l'Alliance

Gislaine Rivaton et Daniel Miroux, le président et sa fidèle collaboratrice de l'Alliance

Mercredi après-midi, l’Alliance Champlain a remis les prix du concours du plus beau conte de Noël 2019, au château Hagen. Cela fait trois ans, que l’Alliance Champlain à lancer un concours ouvert à tous. Plusieurs dizaines de personnes ont participé à cette édition. Il fallait écrire un conte en prose sans anglicisme de mille mots maximum, devant contenir au moins trois des mots de la langue française et de la Francophonie 2020 (aquarelle, engloutir, à vau-l’eau, fluide, oasis, mangrove, ondée, ruisseler, spitant et plouf !).

Le contexte devait être calédonien. Dans la catégorie adultes, la gagnante est Ramona Amboye, avec Une journée sans fin ni eau, et dans la catégorie jeunes, il s’agit de Romy Quach-Berlioz (11 ans) avec Le père Noël existe-t-il ?

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Nathalie Heirani Salmon-Hudry après le succès de son livre Je suis née morte, vient de faire paraître Sur les chemins de la vie

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Nathalie Heirani Salmon-Hudry après le succès de son livre Je suis née morte, vient de faire paraître Sur les chemins de la vie

Sur les chemins de la vie est un recueil de chroniques qu’elle publie régulièrement dans le bulletin de la cathédrale de Papeete. Elle y aborde tous les sujets et comme elle le dit elle-même, « Difficile de rester sage comme une image lorsqu’on a quatre roues pour avancer ! Difficile de s’arrêter sur « Je suis née morte » lorsqu’il y a tant à découvrir. Nathalie est venue plusieurs fois en Nouvelle-Calédonie, ses nombreux amis attentent l’arrivage des livres avec impatience.

Lien vers un article au SILO de 2015 où Nathalie a obtenu le prix Vi Nimo à Poindimié pour son livre Je suis née morte

Préface de l’auteure

« Il n'y a pas d'exercice intellectuel qui ne soit finalement inutile. » disait Jorge Luis Borges.

 

Ah, les chroniques de la roue qui tourne de la chaise masquée, un super challenge pour un fauteuil roulant qui voulait garder l’anonymat.

Sur une bonne idée du Père Christophe, j’ai commencé un voyage sans le savoir. Ce qui devait être une histoire sans lendemain - je voulais écrire sur la dignité suite à une rencontre avec quelques amis SDF - est devenue une chronique hebdomadaire publiée dans le "PK0" de la Cathédrale.

 

Après la sortie de Je suis née morte, j’ai eu du mal à donner une suite à mon écriture. Difficile de trouver d’autres mots après un cri du cœur. Tout semblait fade, superficiel… bref, un vrai baby blues ! Beaucoup me demandaient "la suite" – demande légitime – mais je ne voulais pas m’enfermer dans le handicap alors que l’écriture m’en affranchissait. Le handicap n’est qu’un élément de ma vie, je ne voulais pas qu’il devienne ma vie.

 

Alors j’ai décidé de pousser le cri du cœur de ceux que l’on n’écoute pas (encore) ou le cri du cœur de la vie tout simplement. Surtout que, j’ai toujours considéré l’écriture comme un outil de précision pour sculpter la vie. J’ai toujours considéré l’écriture comme le meilleur vecteur de partage et de promotion de tout ce qui est grand, beau et fort. Et enfin, j’ai toujours considéré l’écriture comme un diplomate par excellence pour se révolter et dénoncer une injustice afin de grandir. Bref, je ne conçois mon écriture que pour un projet positif et constructif. Et la chronique, de par son genre, me donnait toute liberté. Liberté dans le choix des sujets. Liberté dans la longueur du texte. Généralement, je m’employais à faire des textes courts, rien que pour essayer de faire mentir ceux qui affirmaient haut et fort ne pas aimer lire ! Et du coin de l’œil – ou avec les deux yeux plutôt – je regardais si j’avais gagné mon pari. C’était un défi que j’aimais relever !

 

Chaque semaine, il me fallait trouver un sujet, il me fallait trouver quelque chose à dire… et d’assez pertinent pour être "publiable". Pas difficile pour une bavarde comme moi, me direz-vous, mais les semaines passant, les sujets possibles s’amenuisaient. Et, là, la difficulté était salutaire car elle m’obligeait à revoir tout ce que je prenais pour acquis sans savoir le pourquoi, ni le comment. Je devais scruter chaque évènement, chaque rencontre pour trouver ma matière première. Je devais décortiquer chaque sujet que la vie me présentait pour me l’approprier et y placer mes mots. Prendre un temps pour savoir où je me situais et où je voulais aller. Prendre un temps pour admirer la vie, de la perspective que me donnait mon fauteuil roulant. Une obligation devenue jeu, un jeu devenu une leçon, une leçon devenue un livre.

 

Si elles ont bien été publiées dans le PK0, les chroniques ne sont donc connues que des paroissiens et des abonnés à la newsletter de la Cathédrale. Des semaines d’écriture où j’ai affirmé, où je me suis affirmée, où j’y suis allée un peu fort, où j’ai douté, où j’ai dénoncé, où j’ai applaudi, où j’ai ragé, où j’ai hésité, où j’ai pris position, où j’ai espéré, bref où j’ai vécu. Aussi, n’est-il pas bon de donner à ces chroniques un public plus large ? 

Surtout qu’en tant que chroniques, ces textes étaient disparates, ne suivant aucune ligne sinon celle de mon inspiration. Ici, en sélectionnant les meilleures, elles deviennent un véritable parcours de vie… qui m’était alors caché. 

J’ai pris également la liberté de remettre certaines au goût du jour car rien n’est écrit dans la pierre, les mots changent, notre conception des choses change à mesure que notre perception de la vie s’affine. Et, en quatre ans, la vie m’a énormément appris. J’ai eu de nombreuses leçons de vie… donc il m’était difficile de ne pas reprendre un texte alors que le sujet est mieux cerné aujourd’hui. 

Et pour donner à ce livre toute sa raison d’être, j’y ai glissé quelques chroniques inédites. Des thèmes que je n’avais pas pensé aborder et qui devaient l’être pour compléter mon parcours de vie.

 

C’est ce qui est magnifique avec l’écriture. Non seulement elle nous pousse à grandir mais elle est la marque évidente de notre évolution.

Mettre des mots sur les différents sujets de la vie est un exercice plus qu’intéressant car cela nous pousse à donner notre propre définition de la vie et de tout ce qui suit. Aussi complet et précis soit-il, ce n’est pas un dictionnaire qui nous fera reconnaître le bonheur ! Combien de fois nous restons là à attendre le bonheur, la chance, la sérénité mais qu’attendons-nous vraiment ? Et si nous sommes incapables de les définir clairement, comment pouvons-nous les voir ? … peut-être qu’ils sont là, sous nos yeux trop occupés à chercher autre chose.

En revanche, ces chroniques ne doivent pas être perçues comme des vérités, elles n’ont pas cette prétention-là. Elles ne traduisent que ma perception des choses, de la perspective de mon fauteuil roulant. Ces mots n’engagent que moi. 

Ces chroniques – idéalement – sont juste une invitation à faire votre propre voyage sur les chemins de la vie, une invitation à mettre vos propres mots sur les sujets qui vous touchent…

 

Certes, c’est "tout un livre", me direz-vous. Mais il saura s’adapter à votre rythme… une page… une chronique… une partie. S’il est vrai que j’ai tenu à donner une suite logique, vous pouvez suivre votre propre chemin. Ici, il n’y a pas de convention, vous pouvez choisir un sujet selon votre humeur, selon votre ressenti… ou selon la longueur du texte… ou même laisser le hasard choisir !  

Et, entre nous, Sur les chemins de la vie n’est-elle pas la meilleure suite que je pouvais donner à Je suis née morte ? Un petit clin d’œil… au cas où certains se demanderaient encore si je suis morte ou vivante !

 

Si l’aventure des chroniques est terminée – car il faut bien avancer dans la vie en trouvant d’autres défis – la chaise masquée n’a pas dit son dernier mot… sous un autre pseudo puisque je suis aujourd’hui démasquée ! Je compte bien laisser la vie, aussi longtemps qu’elle le voudra, me conduire sur ses chemins… au fil de mes mots… et de mes rêves… et toujours bien accompagnée !  

Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble beaucoup… et c’est tout ce que je vous souhaite.

 

Nathalie Heirani Salmon-Hudry est née en 1983, à Papeete. A la suite d'une erreur médicale à sa naissance, elle est infirme moteur cérébral. Malgré ce handicap important, elle cherche toujours à vivre aussi normalement que possible, faisant face aux préjugés et aux difficultés. Son parcours dans la vie est celui d'une personne pour qui rien n'est facile. Chaque jour est un défi et elle le relève grâce à l'amour infini de sa mère. Une "évasan" en France la confortera dans l'idée qu'un "handicapé" est une personne "normale" : il suffit de bien regarder. Elle se bat, elle apprend, et elle se construit dans un monde où son handicap lui impose un effort particulier pour les choses qui, aux valides, paraissent les plus simples. Un parcours atypique pour une vie normale.

PS : Elle a été lauréate du prix Vi Nimö 2015 en Nouvelle Calédonie pour son ouvrage "Je suis née morte". Elle continue de se battre et à écrire, ce nouveau livre en témoigne. Il sera bientôt disponible à Nouméa. JP

Nathalie avec l'éditeur Christian Robert

Nathalie avec l'éditeur Christian Robert

Publié dans Nouvelles

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Le Dernier Voyage du capitaine Cook de Heinrich Zimmermann

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

"Dès qu'il posa un pied à terre, tout le monde se prosterna devant lui. Cook jeta des regards autour de lui puis éclata de rire ; il releva quelques personnes parmi les plus âgées et les plus nobles, qui se distinguaient par leurs vêtements, les prit dans les bras et leur fit des présents".

 

Suivi de Interpréter la mort de Cook : les enquêtes de Marshall Sahlins, par Isabelle Merle.

Traduit de l’allemand par Christophe Lucchese.

Introduction et notes d’Isabelle Merle

 

En 1776, Heinrich Zimmermann s’embarquait pour le troisième voyage d’exploration dans le Pacifique conduit par le légendaire capitaine James Cook.

 

Le matelot allemand en rapporta le récit fasciné de sa découverte, quatre années durant, des peuples du grand océan. Il y raconte ses périples, de la Nouvelle-Zélande aux rives de l’Alaska en passant par les Tonga, Tahiti et surtout Hawaï où, à la suite d’une énigmatique cérémonie, Cook fut mis à mort sous ses yeux par les insulaires.

Depuis plus de deux siècles, les raisons de ce meurtre comme son interprétation ont suscité quantité d’hypothèses.

Dans son essai clôturant cet ouvrage, l’historienne Isabelle Merle s’efforce d’ajuster la focale autour de l’événement, afin de pénétrer la texture de ces fameux « premiers contacts » qui jalonnent l’histoire complexe de l’Océanie.

Article sur Cook sur ce blog

Article sur Isabelle Merle

 

Commentaire d’une auteure calédonienne Frédérique Viole : « Voici un excellent livre très bien édité par Anacharsis et annoté préfacé postface par Isabelle Merle auteure invitée au SILO de Nouvelle-Calédonie. »

Publié dans Histoire

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