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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 21 et 22

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Humeur 21 Joseph Caihe

En drehu Caihe signifie Tête. La Nouvelle-Calédonie perd une Tête. Le premier reportage télé qui m’ouvrit une lucarne médiatique, je le dois à lui à Joseph. Pourtant sur un sujet polémique, le magazine Expressions, dont une partie portait sur les peintures des guérites de bus de la côte est : d’Ataï à Machoro. J’avais insisté pour que soient filmées en gros plan les peintures … ainsi que les anciens de Tuo. Il tint promesse. Il le fit. Bien entendu Nouméa la Blanche s’offusqua scandalisée. J’ignorais alors qu’il avait été propulsé par Jean-Marie Tjibaou et Melanesia 2000. Il dépassa les petites peurs des censures. Il était kanak. Homme ! Qui va à l’essentiel ! La culture kanak est universelle et singulière. Peu importe qu’il bifurqua vers un parti centriste calédonien. Je retiens sa générosité. Sa Calédonitude de Kanak. Sa grandeur et simplicité.  Sa grande simplicité. Une Tête. Une vraie. Celle du Pays.

Joseph, d’où tu es, nous te savons proche. Pars repose en Paix! Vieux Frère ! Mes condoléances à la famille.

Humeur 22 Sens Non-sens In-sens de la vie

Quel est le sens de la vie ? La vie vaut-elle d’être vécue ? La seule question est-elle de vivre cette vie ou de se suicider ? Ces questions sont banales. Pourtant elles sont posées reposées avec l’approche de la mort. La mort est toujours présente. L’oubli de celle-ci n’est pas son absence. La vie n’a pas de sens sauf que les gens n’arrêtent pas de lui donner ou de vouloir lui donner du sens. Au point d’oublier de vivre et de se projeter vers une finalité toujours au-delà ou encore de se priver de vivre pour espérer vivre une vraie vie meilleure pleine de bonheur après cette vie après la mort. Poser le sens de la vie a-t-il du sens ? Le sens est-il un non-sens ? La folie du monde n’est-ce pas y voir que l’in-sens gouverne la planète. Einstein avait-t-il raison contre la thèse : « Dieu joue aux dés ». Beaucoup ne se pose jamais et ne se poseront probablement jamais la question du sens de la vie. Certains tiennent à leur vie plus qu’à la bourse d’autres à la bourse plus qu’à la vie. Tout ça est-ce du pareil au même ?

Eh ! bien ! Non ! Tout ne se vaut pas. Tout n’est pas pareil au même. L’heure n’est plus celle de Camus : il n’y a qu’une seule question c’est celle du suicide. Ni déjà plus la boutade de Malraux : la vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie. La mort toujours présente nous la fuyons ne pouvant comme le soleil la regarder fixement (La Roche Foucault). Je me suis toujours demandé pourquoi Foucault s’était soucié de la biopolitique/thanatopolitique régime de suppression ou soin de vie des populations pour passer à la gouvernementalité de soi  et courage de la vérité. N’est-ce pas nous reposer la question oubliée ? Foucault de manière sobre intitula ses deux derniers livres parus juste avant sa mort L’usage des plaisirs et Le souci de soi. Mais qu’est-ce que se soucier de soi ? Qu’est-ce que souci et qu’est-ce que soi? Qui fait l’objet du souci ? N’oblige-t-il pas à se soucier des autres ? Au moins une valeur du souci de soi et du souci de l’autre se décline en plusieurs rapports et portent plusieurs noms : respect, amour, amitié, la mort volontaire ou involontaire voire gérer et user avec art et  intelligence des plaisirs.

Que de questions autour d’une seule. Et que de coachs philosophes par les temps qui courent! 

Publié dans Essai

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Études françaises et francophones contemporaines de Nicolas Kurtovitch

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Études françaises et francophones contemporaines de Nicolas Kurtovitch

Un ouvrage publié dans une revue de l'Université du Nebraska, qui publie les derniers travaux d'universitaires, de romanciers, de poètes, d'artistes, de cinéastes et d'autres personnes impliquées dans les études françaises et francophones des 20e et 21e siècles. Nicolas Kurtovitch devait s’y rendre suite à une invitation, en 2020 mais la pandémie est passée par là.

À partir des modelages en terre de Maryline Tidjepache Nicolas Kurtovitch To cite this article: Nicolas Kurtovitch (2021)

À partir des modelages en terre de Maryline Tidjepache, Contemporary French and Francophone Studies, 25:3, 264-267, DOI: 10.1080/17409292.2021.1902688

To link to this article: https://doi.org/10.1080/17409292.2021.1902688

À partir des modelages en terre de Maryline Tidjepache de Nicolas Kurtovitch

Texte à télécharger en suivant ce lien (Texte intégral)

Extrait :

Je sais mon immédiat, j’ouvre les yeux, me reconnais.

  • Kurtovitch, Modelages

Le texte qui suit est un hommage, à la fois, au talent et au travail, de Maryline Tidjepache, sculptrice, ainsi qu’à la vie en Nouvelle-Calédonie, dans ses multiples dimensions, celles de la joie et du désir, des angoisses et des espérances. Une vie simple cependant.1

***

Je suis née de la terre par la volonté de l’eau des pierres des montagnes du vent du souffle du ciel, transformée en boules mouillées puis plaquées sur l’air, corps kanak.

Il faut du silence, laisser la tristesse s’en aller; il faut du silence, l’amertume trouve son chemin du ventre à la bouche ; il faut du silence et s’endormir enfin en laissant les mains bouger lentement, à petits coups et seules.

La vie est solitude à quoi bon s’attendre à trouver quelque part son amant, mais il faut aussi se tenir nue sur la terre, celle que je vais pétrir de mes talons, de mes genoux, des paumes de mes mains; celle sur laquelle je crache et pleure avant de la prendre encore mouillée et donner formes humaines aux esprits.

Après-tout il ne s’agit peut-être que de remonter les témoins du fond des âges, d’en appliquer les signes sur les ventres, les visages et les nuques; d’attendre la terre sèche l’humidifier de nouveau.

Garder tout contre soi l’amour des siens s’y perdre

Et comment ne pas danser en surgissant de nulle part comme surgissent du sol, des pierres et des souches ? Comment ne pas plier les genoux, se poser sur la plante des pieds, lever la tête le regard le cœur, armer son bras pour un lancer ? Pourquoi ne pas voir les yeux fermés ce qui ne se voit pas, ce qui se sent dans le mouvement et le déséquilibre d’un instant ?

Danser toujours, danser, se suspendre au ciel, se libérer de la boue. Voilà ce que je fais.

Finalement arrivera le jour (où) poussé par les racines et tiré par mes mains à la lumière au vent, au regard de mes frères, se tiendra un corps de terre, d’eau et d’amour, clamant à la surface du Monde : Je suis enfin debout, peut-être encore courbée et incertaine ; mais je me tiens là, par mes pieds encore mêlés au sol, par mon souffle indissocié du souffle de la forêt

où réside mon clan. Je suis là, à la fois être de rage et d’amitié. Regardez ! Arrêtez-vous ! Lisez sur ma peau encore fragile ! Je suis de cette île ! Lisez au fond de mes crevasses la douleur de la muette qui aujourd’hui, s’échappe de la gangue, frappe au cœur.

Et maintenant, je n’ai plus qu’à oublier l’eau et la terre, oublier également l’esprit et ma volonté. Oublier le désir de donner naissance, me contenter de mes mains abandonnées, libres indépendantes et reposées, les laisser, elles seules, agir, oubliant du même coup doigts et pouces, boue et lianes. Je ne désire plus rien d’autre qu’être là, accroupie ou debout, légère ou ployée sous le fardeau. Droite, appuyée sur mon ventre, allongée sur les grains de terre et regarder mes paumes lisser les corps, délivrer mon cœur des angoisses.

(Ainsi) ai-je franchi une porte, un passage et une étape, une passe dans le récif qui borde ma vie. (Ainsi) les mains boueuses à la rencontre de mes Vieux, les exhibant du passé. Je sais mon immédiat, j’ouvre les yeux, me reconnais. Ce n’est pas tout, j’invite à passer le regard au travers du voile, à s’enfoncer en moi, découvrir la force d’aimer, de connaître la force de dire le désir de ne plus voyager seule… Suite

Nicolas Kurtovitch is one of the leading voices in New Caledonian literature. His collections of poetry, short stories, and novels have received several awards, notably the Antonio Viccario International Poetry Prize, the Poetry Prize of the Ouessant Island Book Fair (for Le Piéton du Dharma), the Vi Nimö Prize (for Les Arbres et les rochers se partagent la montagne), and the Popaï Prize (for Les Heures italiques). He has been named a Chevalier in France’s Order of Arts and Letters, served as the first president of the Writer’s Association of New Caledonia, and is a founding member of the Geopolitics Center of New Caledonia.

Publié dans Poésie

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 19

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Humeur 19 C’est pas sorcier !

Ce matin je me promenais et le chien Arès avec moi vers un endroit proche d’où je vis et où il existe encore des lieux-espaces non exploités/détruits par les prédations capitalistes des profits égoïstes de l’espèce humaine. Pas loin vivent des gens paisibles que les normes appellent « squatteurs ». Je ne vous dirais pas où par désir de tranquillité. En face d’un palétuvier je trouve plantée la sculpture d’une femme qui regarde en face. Non loin  il y a aussi une paire de godasses. Je respecte ce lieu et je ne prends qu’une photo de la sculpture dont la couleur usée grisâtre fond avec les cieux bleus-gris. 

Respect humilité sied à l’autel approprié oui l’art kanak existe et persiste…en dehors des musées-prisons.

La sculpture paisible m’inspire une prière aux puissants de ce monde.

Pourquoi ne faîtes-vous pas une deux trois émissions télévisées style « c’est pas sorcier » expliquant « c’est quoi le covid ? » ou « c’est quoi ARN ? » ou encore « comment fonctionne un vaccin ? » On peut conjointement guérir et informer les gens. 

Publié dans Essai

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Le numéro 70 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le numéro 70 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

èTéléchargez le dernier numéro de Nuelasin

 

Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

Bonjour, avec un peu de retard (16h03). Je vous propose une partie d’un entretien avec une grande sœur, grand-mère de la tribu. C’est au sujet de l’eau, un problème récurrent aux îles Loyauté et notamment à Hunöj. Bonne lecture à vous. Wws

         Le puits de Hunöj.

         Je suis chez Mama Waitha, ma grande-sœur qui est aussi une des grands-mères de la tribu. Elle habite devant le temple. J’allais tout le temps la rencontrer lorsque j’arrivais à la tribu. Elle est une des personnes ressources de l'ancienne génération dont nous avions toujours besoin. Aujourd'hui, Mama Waitha a 79 ans. Elle était née en 1936. Je suis venu cette après-midi pour lui poser quelques questions au sujet de l'eau de la tribu. Je voulais savoir comment les gens de son époque se comportaient et comment l’eau était gérée quand Mama Waitha était arrivée à la tribu en épousant un homme de Hunöj, Naxue Luanana.

         Wawes : Mama Waitha, je voulais te poser des questions au sujet du Grand puits à côté du temple. Je voulais connaître ta pensée mais surtout comment les gens de la tribu utilisaient l’eau de ce puits.

Mama Waitha : Personnellement, je ne connaissais pas trop bien l'histoire de ce puits. Quand j’étais arrivée ici pour la première fois pendant mon mariage il y avait déjà le puits.

Wawes : Et vous, vous n’aviez pas de puits ici chez vous à la maison ?

Mama Waitha : Non, nous n'avions pas de puits ni de citerne ni de réservoir d’eau.

Wawes : Et du coup, vous vous rendiez au puits de la tribu pour vos besoins domestiques.

Mama Waitha : Eh bien, c'était là-bas que nous allions puiser de l’eau pour notre foyer. Nous puisions de l'eau en tirant sur une corde.

Wawes : Et avec quoi vous puisiez votre eau ?

Mama Waitha : Nous amenions avec nous le seau de la maison. Arrivé au bord du puits, nous attachions l’anse à la corde que nous descendions dans le puits. La corde était la propriété de la communauté. Elle restait là-bas à côté du puits. On descendait le seau dans le puits à l'aide d’une poulie et on le remontait une fois qu'il était rempli. Il était toujours plus facile de puiser de l'eau en groupe. Individuellement, le travail était plutôt pesant. Le poids de l'eau et du seau était très lourd. Le seau était une marque américaine arrivée chez nous après la deuxième guerre mondiale. C'étaient les Américains qui nous avaient fait parvenir cet ustensile. Je disais que le travail était moins pénible si nous nous retrouvions en groupe mais lorsqu'on était tout seul, le travail était très corvéable. C'était le cas pour nous autres ici à la maison parce qu’on était seulement deux à aller puiser de l'eau. C'était une très lourde tâche. On retirait alors l'eau du puits et nous remplissions nos bouteilles que nous disposions à côté de l'ouverture. Beaucoup de bouteilles en verre. À l'époque, on ne laissait pas traîner les bouteilles vides. On les récupérait pour les stocker à la maison. On trouvait toujours leur utilité. Celle de contenir l'eau pour notre usage domestique. 

On pouvait voir le fond du puits à cause de l'eau aux reflets d'argent. Elle bougeait comme si elle coulait doucement. On pouvait même regarder le seau descendre jusqu'à toucher le fond. Avec le recul de l'âge surtout, je me rends compte que le puits était quand même très profond. Avant, je ne m'en rendais pas compte. C'était peut-être à cause de mon âge et de ma force. Quand on se retrouvait à plusieurs, on se mettait à deux ou à trois pour tirer sur la corde qui allait de l'ouverture du puits jusqu'à l'autre côté de la route vers chez le vieux Ixöeë à une trentaine de mètres si ce n'était pas plus.

         Quand quelqu'un passait et rencontrait une personne en train de puiser de l'eau, il courait tout de suite à son secours. Il se rendait alors au puits pour donner un coup de main parce que tout le monde savait que puiser de l'eau était une tâche quotidienne et pénible. Un travail d'homme tout le temps assumé par les épouses. Une fois que nous avions retiré le seau du puits, chacun disposait son récipient à l'entrée et une personne se chargeait de remplir une à une ses bouteilles vides. On pouvait faire facilement notre travail quotidien sans être dérangé un moment par une voiture. Aucune voiture ne passait pas non plus sur la route. Nous avions largement notre temps mais aussi notre espace pour accomplir la tâche.

Wawes : Et le seau à qui il appartenait ?

Mama Waitha : Le seau était une propriété individuelle. Chaque femme amenait son seau de la maison.

Wawes : Et votre seau, était-il en quelle matière. ?

Mama Waitha : Notre seau était très lourd parce qu'il était en métal. Il était aussi très grand. Il n'y en avait pas d'autres que celui-là que nous étions obligés de l'utiliser, en plus, il y avait très peu de récipients par ici. Quand on se retrouvait à plusieurs autour du puits, le travail était allégé parce qu'on se mettait à deux ou trois pour tirer sur la corde. Mais le travail était tout autant harassant parce qu'il fallait puiser de l'eau pour une femme puis pour une deuxième puis pour le reste. On avait honte de remplir notre seau et de ne pas remplir le seau d'une autre femme. C'était comme ça chez nous.

Wawes : Et les bouteilles, de quelles matières étaient-elles ? Etait-ce déjà la période des dames-jeannes ?

Mama Waitha : À cette époque-là, nous ne connaissions pas encore l'existence des dames-jeannes. Une fois revenue à la maison avec les bouteilles d'eau, nous les rangions soigneusement dans un coin. Nous n'utilisions pas l'eau n'importe comment vu qu'elle était une denrée plutôt rare.

Wawes : Et cette eau que vous retiriez du puits, est-ce que vous la buviez ou vous en faisiez un autre usage ?

Mama Waitha : L'eau nous servait pour notre consommation domestique. Nous buvions cette eau et nous nous en servions aussi pour la cuisine. Mais jamais nous la buvions directement du seau. Mais des fois, il nous arrivait de la boire directement en la sortant du trou ; pendant des travaux communs de la communauté ; un mariage, un deuil etc.… Alors on pouvait se concocter une citronnade avec.

Publié dans Culture Kanak

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Désobéissance pacifique de Naouiâme Yewéno et Bruno Lahaye

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Désobéissance pacifique de Naouiâme Yewéno et Bruno Lahaye

Source des informations Présence Kanak - Présentation de la société Kanak traditionnelle et moderne (Nouvelle-Calédonie)

Ce livre a été publié par les éditions Naouîame.

« Désobéissance pacifique » est un ouvrage écrit à quatre mains. Il aborde les difficultés d’accès à l’ensemble des services audiovisuels pour les habitants de Nouvelle-Calédonie non pas comme un pamphlet en faveur de la liberté numérique mais à travers des échanges riches, respectueux et constructifs.

Résumé

Le livre est un dialogue entre Naouiâme Yewéno et Bruno Lahaye. La première interroge le second puis vice-versa pour se retrouver dans une discussion faite de partage d’idées, de visions, de solutions pour aider la Nouvelle-Calédonie à sortir de ce qu’ils nomment « l’apartheid numérique ». A travers leurs dialogues, leurs échanges, ils présentent leurs histoires, leurs cultures mais aussi leurs expériences professionnelles dans le domaine de l’audio-visuel en Nouvelle-Calédonie ; ils racontent la culture, la société Kanak. La première est Kanak, le second est Métropolitain et leur dialogue illustre à merveille la devise du Pays « Terre de parole, terre de partage ». plus et extrait sur Présence Kanak

NB : Préface de Claudia Rizet-Blancher, Fondatrice du Blog « Présence Kanak »

Les auteurs

Bruno Lahaye a travaillé près de 40 ans pour la TDF, il en a été le directeur délégué Nouvelle-Calédonie pendant 4 ans. Aujourd’hui retraité, il continue à travailler bénévolement pour différentes associations humanistes et enseigne aussi la légitime défense en tant que bénévole. Naouiâme Yewéno travaille depuis des années dans le secteur de la culture ; comme de très nombreuses femmes du Pays, elle s’investit également au sein de sa famille et de plusieurs associations.

Publié dans Culture Kanak

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Sedrenila d'Isa Qala pour les 10 ans de la maison d’édition calédonienne Plume de Notou

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le Salon International du Livre Océanien était une belle occasion pour fêter les 10 ans de la maison PLUME DE NOTOU avec la sortie du nouveau titre, un roman jeunesse "Sedrenila" d'Isa Qala, dessins de Nicolas Yann Martin. L’épidémie et le confinement ont contrarié cet événement. La directrice de cette maison mérite qu’on lui rende hommage car c’est une actrice importante de la filière livre du Caillou. JP

Ci-dessous la nouveauté et la présentation de la maison d’édition :

Sedrenila

Auteur : Isa Qala - Illustrateur : Nicolas Yann Martin

Sedrenila, Cendrillon en français, est une petite fille de dix ans dont la vie est loin d’être un conte de fées : son grand-père est notoirement grincheux, son père est souvent absent, sa mère crie beaucoup, et ses sœurs se disputent tout le temps… Mais, avec amour et détermination, elle va changer le cours des choses pour toute sa famille !

Isa Qala est originaire de la tribu de Kirinata dans le district de Wetr sur l’île de Lifou en Nouvelle-Calédonie, où elle a passé toute son enfance et où elle enseigne aujourd’hui. Sa passion pour les livres l’a conduite à obtenir une licence de lettres modernes puis elle a suivi, en Métropole, une formation en politique culturelle et une autre en graphothérapie, rééducation de l’écriture. Par ailleurs elle contribue à la transmission du patrimoine culturel, notamment par son implication dans la troupe de danse du Wetr bien connue dans le paysage calédonien. En effet, la culture, l’écriture et la littérature sont ses terrains de jeu favoris.

Nicolas Yann Martin est un illustrateur, dessinateur et scénariste de Bande dessinée en Nouvelle-Calédonie. Il dessine la série BD à succès Frimeurs des îles sous le pseudonyme NIKO en collaboration avec l’auteur Sosthène Desanges (Solo). La vie sur un voilier pendant une partie de son enfance marque son travail et l’attachement profond de son art aux îles du Pacifique via l’utilisation de couleurs vives et contrastées. Il dit avoir beaucoup de plaisir à travailler à coté de son chat qui a inspiré sa dernière Série Cat’n Cookies publiée chaque semaine dans le magazine TELE NC. Il est également l’auteur/illustrateur de la couverture de SILLAGES d’OCÉANIE 2020 et du logo de l’Association des Écrivains de Nouvelle Calédonie.

Liliane Tauru œuvre depuis 10 ans à la tête de la Maison d'édition Plume de Notou et depuis de longues années aux côtés de l'ADCK-CCT, de l'ALK, de Lire en Calédonie, avec des actions culturelles sur le Médipole, qu’il faut saluer surtout en ce moment.

Sa maison d’édition :

Parce que la Nouvelle-Calédonie est un archipel immense de cultures, de langues, d’originalité, d’universalité, de voix, et parce que ces voix ont été tues pendant une longue période, Plume de notou œuvre à les faire découvrir, notamment par les plus jeunes.

Depuis 2011 les éditions Plume de notou publient des livres pour enfants et jeunes par le biais de plusieurs collections :

La collection Petits etë destinée aux très jeunes enfants.

La collection KAMEN & TROTRO, romans écrits par Sonia Waehla Hotere et illustrés par Laurence Lagabrielle.

La collection Contes d’ici, albums illustrés.

La collection de romans et nouvelles pour adolescents et jeunes adultes qui a notamment révélé de nouveaux auteurs kanak.

La collection documentaire qui porte sur l’histoire de la Nouvelle-Calédonie est inaugurée en 2021 avec Louis, fils de surveillant au bagne de l’île Nou et La pierre verte de Jules ou les aventures de Monsieur Jules Garnier.

Contact FB

Publié dans Livre jeunesse

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 17 et 18

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Humeur 17 L'insoutenable lourdeur d’être confiné.e

Et vous ? Le confinement commence à peser. Ça devient lourd ! Certes la liberté la glose sur la liberté il y a de quoi méditer pour celles et ceux qui ont le loisir, la capacité de pouvoir le faire. L’exercice suppose tout de même une atmosphère une condition un moment souverain : le poêle de Descartes, la cuisine d’Héraclite, le jardin d’Épicure, l’Académie ou le Lycée de Platon-Aristote et Socrate son Agora. Allez soyons inclusif : BHL Onfray et la télévision. Sartre … que décidément j’ai du mal à suivre malgré une petite admiration pour certaines pages notamment ce magnifique texte « élections piège à cons » … affirme que nous n’avions jamais été aussi libre que pendant l’occupation nazie. Ouais ! Ce confinement ennuie vide de mouvement tout être. Autour de soi voir l’immobilisme du Monde ne réjouit guère n’est guère réjouissant ; sentir persister et peser l’idée de mort et de lutte de la vie contre la mort à armes inégales lutte qui dure depuis trop longtemps qui bloque la mécanique du mouvement et surtout en Océanie où lien relation mouvement perpétuel et permanent sont les essences des sociétés c’est catastrophique. Hier j’ai vu perler de tristesse et désarroi les yeux du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ému par le travail du personnel de la santé, j’ai vu comme tout le monde, le président du congrès de la Nouvelle-Calédonie, et je l’ai entendu dire qu’il fallait après la pandémie changer la politique publique de la santé. La pandémie mettrait à jour l’inégalité de la santé … Ce confinement certes sans doute nécessaire pèse devient lourd et ne pourra durer. Impossible d’empêcher le Monde d’être ce qu’il est : Mouvement.

Quoi ce n’est que cela ! Oui amie amis et autres je suis en proie à l’humeur. Je fais en sorte qu’elle ne devienne pas mauvaise.

Humeur 18 Les sociétés de contrôle 

Les Puissances (institutions, capitalisme, machine de l’enseignement obligatoire) sont constitutives des sociétés de contrôle. Aujourd’hui, le capitalisme de surveillance révolutionne les technologies politiques dont les pratiques administratives telles que suivi des traces, contrôle par les évaluations ou encore fabrique de l’opinion. Une caractéristique des sociétés de contrôle reste la production du « mot d’ordre ». En 1990, Deleuze dans un entretien avec Toni Negri, affirmait que « nous entrons dans des sociétés de contrôle, qui fonctionnent non plus par enfermement, mais par contrôle continu et communication instantanée » (Gilles Deleuze, Pourparlers, Paris, Minuit 1990 : 236). Et avant, en 1980, Félix Guattari avec Gilles Deleuze polémiquaient contre les théories des communications. La langue ne communique pas. Elle est un marqueur de pouvoir. L’énoncé de base de la langue n’est pas le signe linguistique mais le mot d’ordre, marqueur de pouvoir. Les communiqués ne communiquent rien. Ils sont des mots d’ordre : Voici ce que vous devez savoir ! Le mot d’ordre n’est pas un ordre qui ne prendrait que la forme impérative. La consigne pédagogique des professeur.e.s d’écoles ensigne (néologisme de Deleuze/Guattari) et encode dans une machine sémiotique les élèves. Même avec le ton mielleux ! Même avec le style « océanien » !

 

Publié dans Essai

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Les vertiges de l’orée est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen. Résidence d’écriture 2021 renseignements ci dessous.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano
Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Dans le cadre de leur soutien au développement de la filière du livre, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie sont heureuses de vous annoncer la reconduite, pour la cinquième édition, de leur résidence de création littéraire au Château Hagen.

Cette résidence de jour permet à l’écrivain.ne lauréat.e, résident.e de la province Sud, de disposer d’un lieu propice à la création afin de se concentrer pleinement à son travail d’écriture.

Cette résidence se tiendra en fin d’année 2021 sur une période maximum de trois mois, dans le Château Hagen (Nouméa, province Sud). (Source de infos site MLNC)

Retrouvez le règlement complet en consultation ou téléchargement en suivant ce lien

« Les Vertiges de l’orée » de Leslie Gobille, à découvrir absolument ! il est vendu 1800 XFP à la librairie Calédo Livres

Publié le : 21/09/2021 11:10:56

« Les Vertiges de l’orée » 

Calédo Livres vous recommande la lecture de ce roman plein d’humanité, sensible et poignant !

Il est librement inspiré de l’expérience captivante, extrême, bouleversante, qu’a représentée l’immersion de l’auteure pendant dix années dans un quotidien carcéral.

« Les Vertiges de l’orée » est le premier roman de Leslie Gobille, une nouvelle plume prometteuse, lauréate de la résidence d’’écriture de la Province Sud en 2019 pour ce projet.

Leslie Gobille voit le jour en Sarthe en 1980. L'univers rural et solitaire qui lui sert de berceau l’amène à nouer tout au long de son enfance, des amitiés intenses avec les animaux, les nuages et la littérature. Dès l'année de CP elle commence à écrire « des livres » ̶qu’elle tient à illustrer « malgré son absence évidente de dispositions pour cet art » ̶ et déclare qu’elle deviendra « écrivaine ». Elle est donc, à cet âge précoce, et à son insu, déjà féministe.

Après l’obtention d’un bac littéraire, elle décide de faire la part belle à sa seconde passion, celle de l'humain et de son roman intérieur, et engage des études de psychologie à l’université d’Angers. C’est avec son diplôme de psychologue clinicienne en poche, qui sera complété par la suite d’une spécialisation en criminologie, qu’elle s’installe en 2006 en Nouvelle-Calédonie.

Elle y exerce son métier avec passion, essentiellement dans le secteur pénitentiaire. Après treize ans de cette pratique exigeante qui ne lui laisse plus beaucoup de temps pour parler aux nuages, la voilà qui rêve d’une halte dans sa vie tourbillonnante pour s’adonner de nouveau à l’écriture. Elle candidate alors à la résidence proposée annuellement par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie comme dispositif d’aide à la création littéraire. Elle en est la lauréate 2019.

« Les vertiges de l’orée » est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen.

Publié dans roman

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 15 et 16

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Par les confinements qui courent, quelques humeurs futiles…  surtout par les confinements qui durent longtemps

Humeur 15 Un peu de polémique

J’avais décidé de ne pas me mêler des administrations en temps exceptionnel de gestion de crise sanitaire, économique, sociale et mentale. Les personnels de la main gauche de l’État (pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu directeur d’une somme collective La France parle. La misère du monde), aide-soignant.e.s, médecins urgentistes ou pas, tous les invisibles qui travaillent contre la pandémie. Il est hors de question de tirer sur l’ambulance. Toutefois à entendre certains discours dont je ne nommerai pas les auteur.e.s, on est en droit de se questionner des amalgames et les procédés frôlant l’imposture. Si vous critiquez ce que je dis, vous remettez en question le travail que nous faisons pour la santé publique. Ainsi un haut responsable dit « politique » - on devra questionner le sens conféré à ce mot-valise de « politique » - finit une interview sur des certitudes qu’ils présentent comme n’étant pas « politiciennes ». Signifiant par-là que ce qui est dit par sa voix est politique au sens grandiose du terme. L’expérience de la pandémie lui a fait acquérir deux certitudes : 1. Nous ne sommes pas seuls au Monde et la Nouvelle-Calédonie n’est pas une partie isolée du Monde et 2. La Nouvelle-Calédonie dans le Monde a besoin de la France, nation puissante qui aide la Nouvelle-Calédonie en tant que crise. Vous voyez le paralogisme et tour de passe-passe rhétorique. Si vous critiquez ces énoncés, vous critiquez le travail accompli pour lutter contre la pandémie. On a envie de dire à l’auteur de ces propos de lire Glissant sur le Tout-Monde et Tjibaou sur les systèmes relationnels des interdépendances des archipels d’Océanie. Mais cet homme conservateur de droite ne doit pas lire ces auteurs. Juste une remarque : je ne suis pas convaincu que les communautés océaniennes et peuple kanak se positionnent pour une souveraineté de Kanaky-Nouvelle-Calédonie contre la France. Je pense que le lien la relation l’interdépendance entre la Nouvelle-Calédonie et la France doivent être recomposés et renégociés.

Humeur 16 Sans commentaire! 

Voici plusieurs citations autour desquelles je brode/borde ce texte.

Après coup, tisser/tresser sont des jeux de langage dont l’écriture fait partie. Ces textes sont de Barthes et Foucault. Auteurs qui se connaissaient bien au point que certains biographes évoquent une brève amitié homosexuelle de jeunesse (Didier Éribon ; David Macey). Michel Foucault avait introduit Roland Barthes au Collège de France.  Il en avait fait de même pour Pierre Bourdieu et Pierre Hadot. J’avais suivi les cours remarquables du dernier qui traduisait et commentait les Ennéades de Plotin à l’École Pratique des Hautes Études à Paris. Je rédigeais alors un mémoire de maîtrise « Le statut de l’âme et de l’intellect selon Platon et Aristote » sous la direction de Pierre Thillet, universitaire érudit et traducteur d’Alexandre d’Aphrodise qui plus est expert de la philosophie scolastique et arabophone. Les deux citations de Barthes sont extraites du Plaisir du texte tandis que celle de Foucault provient d’un des derniers textes « La technologie politique des individus » paru de son vivant aux États-Unis en 1982 puis de manière posthume aux États-Unis en 1988 et 1994 en France.

1. Roland Barthes Le plaisir du texte, Paris Seuil/Points 1973.

2. Michel Foucault « La technologie politique des individus » (« The Political Technology of Individuals » ; université du Vermont, octobre 1982 ; trad. P.-E Dauzat, in Huston (P ;H.) et Martin (L.H.), éd. Technology  of The Self. A Seminar with Michel Foucault, Amherst, The University of Masachusetts, 1988, pp. 145-162) pp. 813-828 dans Dits et Écrits 1954-1988 IV 1980-1988 édition établie sous la direction de Daniel Defert et François Ewald 

Roland Barthes sur Plaisir/Vérité

« Si j’accepte de juger un texte selon le plaisir, je ne puis me laisser aller à dire : celui-ci est bon, celui-là est mauvais. Pas de palmarès, pas de critique, car celle-ci implique toujours une visée tactique, un usage social et bien souvent une couverture imaginaire. Je ne puis doser, imaginer que le texte soit perfectible, prêt à entrer dans un jeu de prédicats normatifs : c’est trop ceci, ce n’est pas assez cela ; le texte (il en est de même de la voix qui chante) ne peut m’arracher que ce jugement, nullement adjectif : c’est ça ! Et plus encore : c’est cela pour moi ! ce « pour moi » n’est ni subjectif, ni existentiel, mais nietzschéen (« … au fond, c’est toujours la même question : Qu’est-ce que c’est pour moi ?... »). Le plaisir du texte p. 24

Roland Barthes sur la liberté textuelle

« Le texte est (devrait être) cette personne désinvolte qui montre son derrière au Père Politique. » Le plaisir du texte p. 84.

Michel Foucault sur la manière dont les États traitent « ses » populations

« La population n’étant jamais que ce sur quoi veille l’État dans son propre intérêt, bien entendu, l’État peut, au besoin, la massacrer. La thanatopolitique est ainsi l’envers de la biopolitique. » Michel Foucault « La technologie politique des individus » p.826. 

Relisant Barthes, je tombe sur un carton d’invitation servant de marque-page au livre Le Plaisir du texte.  

Au recto, on lit :

« En savoir plus sur… La Beauté Histoire de l’Art/Expo/Conférences lundi 13 août à 18h00 Théâtre de Poche Centre d’Art, 6 boulevard extérieur Nouméa. Avec une reproduction miniature de Jean Dubuffet de 1947 « Plus beaux qu’ils croient ».

Au verso :

« La Beauté conférence d’histoire de l’art lundi 13 août à 18h00 animée par Hamid Mokaddem, philosophe. « La beauté est-elle affaire de goût ? Est-elle une essence invariable ou dépend-elle des canevas que l’histoire et la norme culturelle imposent aux opinions ? Des questions posées dès l’Antiquité que la période contemporaine réactive sous d’autres formes et qui seront la ligne directrice de cette conférence.

Exposition du 13 au 26 août proposée par l’association Fluctua Nato, Maëva, Madjane, Dominique Marinet-Carrier Aline Mori Patrice Kaïkilekofe Julien Herby Mathieu Venon Yvon Jauneau et leurs invités…

Vernissage le 13 août à 19h00 (entrée libre et gratuite). »

Marque-page oublié ou plutôt resté dans le livre de Barthes délaissé. Je ne sais plus en quelle année c’était. J’avais cité lors de la conférence  le texte que j’intitule « plaisir/vérité/jugement de goût ». J’avoue que lors d’une évaluation, comme on dit de nos jours, en classe terminale, Christian Jambet, professeur de philosophie au lycée Jacques Amiot d’Auxerre avait donné ce texte à commenter. À mon tour, professeur au lycée Lapérouse, j’avais fait de même avec mes élèves.

J’habite proche d’une rue dénommée « Yvon Jauneau » décédé depuis. Mathieu Venon me rendant visite m’avait signalé ce fait. La conférence, je l’avais faite à l’invitation d’Aline Mori, artiste peintre et ancienne collègue au Lapérouse. Tout ceci ne nous rajeunit pas ! Mais confirme la vitalité culturelle par le biais associatif. Grâce à Aline, j’avais pu être introduit dans ce milieu que je ne fréquentais pas. Je regrette de n’avoir pu vouloir m’attarder au moment festif qui suivait la conférence. En sortant, je croisais le compagnon d’Aline dont le physique me faisait penser aux personnages de Tintin ou Rouletabille. Il arrivait en retard avec une jeune femme d’une beauté époustouflante. L’ascétisme me privait d’une conversation.

Publié dans Essai

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Jean-Victor et La Croisée des Livres à TEDx Nouméa !!!

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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