Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'histoire du 1er mai

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Publié dans Divers

Partager cet article
Repost0

Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles
Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles

Publié dans Ecrivain du Pacifique

Partager cet article
Repost0

Lancement de Les 400 Kaz', un jeu et de la lecture créés par Julie Lebeau avec le soutien de la boutique Ludik

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Lancement de Les 400 Kaz', un jeu et de la lecture créés par Julie Lebeau avec le soutien de la boutique Ludik

L'équipe de Ludik vous propose Les 400 Kaz' à la vente, Sébastien Boudon, le gérant du magasin vous attend. Il a encouragé le projet et participé activement à la phase de test ! Il faut aussi noter la grande implication de cette boutique de jeux et librairie dans toutes les manifestations littéraire comme le dernier LôL (L’île aux livres).

 

Mercredi 29 avril Julie Lebeau vous attend

au marché de la Moselle pour des dédicaces.

Le jeu se compose d’un coffret, d’une carte, de quatre livrets et d’une fiche d’aventure.

L’histoire commence entre quatre jeunes et une mamie qui se lance dans la recherche d’une boussole magique. Le jeu est passionnant aux dires de ceux qui l’ont expérimenté.

Message de Julie Lebeau sur son FB :

« Je serai présente au Marché de Nouméa ce week-end, samedi 25 et dimanche 26, jusqu'à midi !

Je serai ravie de vous présenter et proposer ma BD de 1 à 4 aventuriers Les 400 Kaz' Nouméa » 

Lancement de Les 400 Kaz', un jeu et de la lecture créés par Julie Lebeau avec le soutien de la boutique Ludik

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Mots pour Maux : un dernier et beau cadeau Nicolas Kurtovitch, une nouvelle publiée dans le recueil « Trois femmes » Ed Au vent des îles, 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La couverture du livre, une réussite qui mérite une acquisition par tous les amateurs de beaux textes

La couverture du livre, une réussite qui mérite une acquisition par tous les amateurs de beaux textes

Un journal

 

On découvrit son journal par le plus grand des hasards. Une vente aux enchères de différents biens issus d’une succession difficile, se déroulait dans un vieux quartier de la ville. Elle dura deux jours entiers. Une fois vendue la quasi-totalité des objets, des meubles souvent encombrants, des innombrables babioles poussiéreuses, des tableaux et des statuettes, on déposa sur le trottoir le reliquat rassemblé en quelques cartons. Personne n’avait voulu de ces rebus, ni les héritiers déjà repus ni les chineurs, ni les curieux les services de voirie se chargeraient, comme c’est l’usage, de débarrasser la ville et le temps d’aujourd’hui de tout cela. C’est précisément à l’intérieur d’un de ces cartons, éventré par mégarde, que le directeur du service des archives du pays découvrit ce journal. En réalité une série de cahiers bons marchés. Il habitait à quelques pas du lieu où s’était déroulé la fameuse vente, curieux de nature il avait du bout du pied éventré davantage le carton et, devant ce qui lui semblait être le dos d’un cahier d’écolier, d’une facture ancienne, il se baissa, vida le carton, compta sept cahiers en assez bon état, les emporta chez lui afin de vérifier s’ils avaient une quelconque importance, pour la collectivité.

Il y avait visiblement grand intérêt à préserver ce journal.

Après un long travail éditorial de retranscription minutieuse –heureusement l’écriture manuscrite était belle, lisible et sans ratures. Il fallut plus de deux mois d’un effort quotidien pour sélectionner les textes, pour organiser le récit, pour choisir les illustrations et enfin, après qu’il en eut écrit un long commentaire, le directeur publia le remarquable journal.

Le public apprécia l’ouvrage, les libraires le mirent en évidence dans leurs présentations et en organisèrent quelques lectures ouvertes à tous. Des comédiens de talent s’illustrèrent à cette occasion. Le directeur était bien entendu très heureux de ce succès. Cependant, il ne publia pas l’intégralité des sept cahiers, il garda quelques pages, remarquables, parce qu’il jugeait que leur contenu ne s’accordait pas au ton général du journal. Il  conserva ces pages, d’une certaine façon il les détourna, les tenant à l’intérieur d’une chemise cartonnée, solide, qu’il posa ensuite sur une étagère de son bureau, chez lui. Ainsi il pouvait les consulter, à son désir.

 « alors c’est ainsi que ça se termine

rien de plus grandiose

dans la solitude ce n’est pas surprenant

l’éternité s’annonce pourtant par de grands cris, mais que personne n’entendra

moi je les entends ces cris que tu ne prononces pas

aucune résistance n’est possible

les bras sont immobilisés le torse tordu comme liane autour du banian les jambes à peine mobiles

puis l’immobilité totale avant la fin le corps contraint d’anticiper son état définitif une approche de ce que sera l’éternité

il suffit donc de vivre pour mériter cela l’éternité accordée à celui ou celle qui vivra

notre lot est cette éternité je le sais mais comment survient-elle voilà la différence

voilà l’importance

voilà « toute la vie » pourrait-on dire avec ironie

pour toi elle est arrivée ainsi trop tôt

c’est comme un abandon de ta part et j’en suis triste même si je ne peux t’en vouloir tu n’as pas choisi ce tempo

ça te tombe dessus tu n’y peux rien ton corps ne se défend même plus

as-tu trouvé la force de le contrôler pour qu’à cette contrainte il n’oppose plus de résistance

tes cris silencieux sont les seuls signes de ta colère la seule expression du refus de l’éternité la solitude t’a toujours effrayé

Je me souviens c’était toi et moi dans ce monde

nous nous sommes jetés hardis à l’eau de ce fleuve et la pluie aussi se mêlait à nous la rive n’existait pas

avait-elle seulement existé pour qui que ce soit 

mais nous avons nagé et ramé et couru et marché et tant espéré laver nos visages à la nuit pour qu’au matin le fleuve disparu, la pluie absente les ennemis partis les colères éteintes les rancœurs sans fondements évanouies nous nous retrouvions unis heureux apaisés

à cela que répond l’éternité qu’on va t’offrir 

Elle n’a rien à nous dire, elle restera silencieuse, toi tu n’en sauras rien accueilli on ne sait trop où ni par qui ni comment

quant à moi je vais devoir subir ce silence seule

ils vont t’enlever à moi bientôt, quelques minutes tout au plus, puisque tu as déjà fait ton entrée sur la scène

Un spectacle 

je vois à travers ton corps

en apparence il ne bouge pas, à l’intérieur il est bouillon, ébullition torrent de sang

si je ne prends garde, dans ce sang je vais me noyer il ne le faut absolument pas, pas si tôt

tout va bientôt noircir et se taire

ainsi se terminera ton séjour dans un monde par trop flottant, un seul geste un geste de professionnel celui-là connait son métier ce n’est pas aujourd’hui qu’on le prendra en défaut il va te faire découvrir l’éternité

vais-je trouver la force d’assécher mon cœur inventer le pouvoir que s’éteigne à petit feu le souffle de mon âme celui qui dit mon amour de la vie

sans ta vie que vaut la mienne comment la supporter, le sais-tu 

le silence répond j’en déduis qu’aucune paix n’est envisagée à mon intention

je n’ai pas peur du sec des prairies ce dénuement jaunâtre est parsemé de grosses pierres noires, solides résistantes à l’érosion pavés oasis où appuyer le corps

j’irai longer ce fleuve en pleine ville je serai méandres je serai chalands rempli à déborder de sable et d’inconnu

je foulerai l’ombre des enceintes d’où ton âme s’est échappée à l’ultime seconde une forme bien discrète comme si elle voulait ne faire d’ombre à personne, surtout pas aux officiants, l’âme d’un condamné au supplice a-t-elle le droit à un peu d’autonomie 

la guillotine n’a même pas tremblé il faut dire que ton corps était bien frêle il ne devait pas peser bien lourd sur la bascule l’éternité ne te verra même pas arriver discret tu le seras resté jusqu’à la fin rien que pour cela ce n’était pas équitable de t’exécuter

j’ai quitté les lieux alors que la nuit était tombée personne ne m’a remarquée il faut dire que personne ne savait qu’il avait une sœur ce vagabond coupable de quelques vols de « rébellion à l’ordre public » aussi ce qui a certainement causé sa perte

je ne suis pas bien loin du dernier endroit où j’ai vu mon frère

pour cette dernière fois j’étais en fait à ces cotés

je me demande si je n’étais pas qu’une ombre

je l’accompagnais à ce chantier une nouvelle villa était en construction, assez loin de la ville sur les lieux d’une ancienne briqueterie Il espérait se faire embaucher comme manœuvre dans la carrière d’où on extrayait les pierres nécessaires à cette édification

il l’a certainement été, embauché mais il n’a pas tenu longtemps

c’est après que tout a mal tourné

j’entends quelques rires sur le chemin de la maison ces gens ne rient pas à cause de l’exécution ils sont chez eux avec des amis non-concernés par l’événement

ils ignorent tout de l’événement

celui-ci n’en est pas uns ni pour eux ni pour la multitude

une action posée en un lieu l’indifférence

que savent-ils des exécutions

rien probablement

ils devraient pourtant

parfois la vie n’a rien à voir avec la joie le bonheur la plaisanterie et le rire

elle n’est que déception tristesse abandon silence et incompréhension

personne alentour à qui dire cet état de fait ils sont tout à leur joyeux rassemblement

c’est dommage d’une certaine façon ils sont inconscients

comment apprendront-ils l’événement une minime disparition

j’avance

mon regard est étrange il ne voit plus chez les passants que de tristes visages ces personnes se métamorphosent l’une à la suite de l’autre chaque fois une étape est franchie la mue est lente mais inexorable

c’est effrayant

le passage à l’éternité dans de telles conditions d’un seul être quel qu’il soit suffit à bouleverser toute une population 

à son insu celle-ci s’est transformée 

c’est irrémédiable»

 

Il n’avait pas inclus ces pages du premier cahier, dans la publication. Il espérait pouvoir un jour les ajouter dans un recueil plus général, qui traiterait des conditions de vie des laissés pour compte du siècle dernier, une période s’étalant de la fin du XIXe siècle au début du XXe. Une époque fondatrice pensait-il, en bonne partie tout au moins, de ce que notre société est aujourd’hui.  Il avait, dans ses recherches, déniché plusieurs témoignages, lettres, récits administratifs, deux ou trois poèmes à propos de ces exécutions mais ces pages retenaient davantage son attention car il ne s’agissait pas d’une description de l’événement. L’auteure du journal s’attachait à décrire ses propres sensations et sentiments, elle voulait témoigner de son propre désarroi. C’est cela qui l’avait ému. Il souhaitait rendre un véritable hommage à cette personne c’est pourquoi il gardait dans son bureau ce récit, attendant le bon moment pour le rendre publique. Il ne savait ni quand ni quelle seraient ces circonstances idéales mais il ne doutait pas un instant qu’elles surviendraient, alors il serait prêt, des copies de ces textes étaient déjà « à la frappe », une personne de toute confiance se chargeait de ce travail minutieux ; déchiffrer des écritures manuscrites le plus souvent illisibles, parfois faire le tri entre la phrase définitive et l’ébauche, mais aussi proposer au directeur un ordonnancement de ces textes dont ils discuteraient le moment voulu. En attendant, il méditait souvent sur les dernières phrases du texte, visualisant de mieux en mieux cette personne au retour du supplice de son frère, en marche vers sa maison, son jardin qu’elle décrivait avec minutie au long de nombreuses pages de son journal. Il la voyait s’installer seule sur la petite véranda, face au versant d’une colline sans nom, à quelque distance du chantier de cette maison, là où le pauvre hère avait peut-être espéré.

 

                                                                           FIN

 

Nicolas Kurtovitch

Nouvelle publiée dans le recueil « Trois femmes » Ed Au vent des îles, 2019

 

Cet ouvrage est disponible à Nouméa, la librairie Calédo Livres et les autres librairies sont ouvertes

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Faux-semblant, Witi Ihimaera. Un article de Lilia Tak-Tak

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Faux-semblant, Witi Ihimaera. Un article de Lilia Tak-Tak

Publié le 21 mars 2020 at 19 h 59 min par Lilia Tak-Tak lien vers ce blog  La Madeleine de Livres

Un beau voyage en terres maories

« En ce premier jour de juin de l’an de grâce 1935, Paraiti a soixante et un ans. Les guerres foncières entre Pakeha* et Maoris sont terminées depuis une quarantaine d’années. Bien qu’elle n’ait succédé à son père dans son rôle de prêtre, Paraiti a poursuivi son travail de guérisseur. La médecine moderne est accessible dans les nombreuses villes, petites et grandes, qui ont surgi dans tout Aotearoa**, mais les Maoris des campements et des zones côtières reculées dépendent encore des guérisseurs et guérisseuses traditionnels. Comment pourraient-ils payer des médecins pakeha en ces années de Grande Dépression ?

Quelques semaines plus tôt, Paraiti se trouvait encore dans son village de Waituhi, dans la baie de la Pauvreté, où elle s’était installée pendant la deuxième décennie du XXème siècle. Au plus fort de la terrible épidémie de grippe espagnole de 1918, lorsque les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse avaient engrangé une moisson fructueuse chez les Maoris, une puissante kuia*** de Waituhi avait requis l’aide de Te Teira. Riripeti, elle s’appelait ainsi, avait monté un hôpital pour s’occuper des souffrants et des mourants, et elle avait besoin de personnel médical.

Paraiti avait alors quarante-quatre ans et Te Teira lui accordait une confiance absolue.

– Je dois rester ici, ma fille. Il faut que tu ailles aider Riripeti à ma place.

Obéissante, elle était partie pour Waituhi. »

Automne 1935, le nouvel an maori, Matariki est imminent, et c’est le moment pour Paraiti, « Celle au visage ravagé », célèbre guérisseuse de soixante et un ans, d’entreprendre son itinérance saisonnière dans tout Aotearoa*. Ses patients l’attendent. Elle sélectionne avec soin les petites fioles ou boîtes d’onguents, philtres et lotions dont elle pense avoir besoin dans les différents dispensaires de villages. Des remèdes fraîchement cueillis dans des lieux secrets de la forêt et de la côte. Elle les enveloppe soigneusement et les charge sur sa mule Kaihe, elle appelle son chien Tiaki, se hisse sur son cheval Ataahua et quitte Waituhi pour commencer son voyage annuel.

Durant son périple, alors qu’elle s’est accordée une petite pause à Gisborne, une domestique maorie l’interpelle et lui demande de la suivre car sa maîtresse Rebecca Vickers, une riche femme blanche, a besoin d’un service. Son être tout entier lui crie « Ne le fais pas, détourne-toi ! » Mais Paraiti tergiverse et finit par céder. Elle découvre alors une femme particulière qui souhaite interrompre sa grossesse pourtant très avancée. Une demande à l’encontre des convictions de Paraiti auquel elle ne veut pas déroger et qui devient un dilemme puisqu’elle est la seule à pouvoir y répondre.

A travers l’histoire d’une guérisseuse maorie, métier qui conduit à une vie clandestine et une connexion forte avec la nature, le monde invisible et animal, Witi Ihimaera nous offre un très beau portrait de la culture maorie. Il nous présente sa relation particulière avec la nature qu’elle loue comme plusieurs divinités, notamment Tane le dieu de la forêt, Tangaroa, la déesse de la mer. Il explore également sous plusieurs angles la difficile cohabitation entre les maoris et les néo-zélandais d’origine européennes, les pakeha, et leurs conséquences. Avec une plume fluide et poétique, Witi Ihimaera mêle langue anglaise et maorie pour nous plonger dans un récit fort, sensoriel, parsemé de métaphores et de pointes d’humour.

« Faux-semblant », un beau roman qui nous transporte en terres maories.

A noter que le titre français de ce roman pourrait également s’écrire « Faux sang blanc ».

Ce livre est disponible à la librairie Calédo Livres précédent article sur ce livre d’ecrivainducaillou suivre le lien

 

*   Pakeha : néo-zélandais d’origine européenne

**  Aotearoa : nom maori de la Nouvelle-Zélande, « Le pays du long nuage blanc ».

*** Kuia : vieille femme.

Prix littéraire Nga Kupu Ora – Aotearoa Maori Book Awards 2013

Adapté au cinéma par Dana Rothberg sous le titre White lies en 2013 (Tuakiri Huna en maori)

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Mireille Vignol Éditions Au Vent Des Îles

Date de parution : 1er mars 2020

A propos de l’auteur

Né 1944 à Gisborne, dans le Nord de la Nouvelle-Zélande, Witi Ihimaera commence par travailler comme diplomate dans les années 1970. Il fait figure de pionnier dans la littérature autochtone : Pounamu Pounamu (1972) est premier recueil de nouvelles écrites par un Maori, il en sera de même pour Tangi (1973), son premier roman. C’est The Whale Rider (Kahu, fille des baleines) publié en 1978 qui l’impose comme un écrivain majeur. Auteur prolifique et directeur de publication, ses œuvres comprennent une dizaine de romans, des recueils de nouvelles, des compositions pour orchestre et opéra et de nombreuses anthologies et travaux hors des frontières de la fiction. Witi Ihimaera est aujourd’hui professeur d’anglais à l’université d’Auckland. En 2005, il a reçu la médaille de l’Ordre du mérite en littérature de Nouvelle-Zélande.

A propos de Lilia

Passionnée de littérature, et grande lectrice depuis ma tendre enfance, les livres rythment le début et la fin de mes journées. J’aime m’immerger dans de nouveaux univers, ressentir les émotions des personnages, solliciter mes cinq sens et en ressortir plus enrichie, enthousiaste et l’envie de partager ces moments intenses.

Lilia Tak-Tak

Publié dans Ecrivain du Pacifique

Partager cet article
Repost0

Le chaudron de Nick une nouvelle nickel est en librairie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le chaudron de Nick une nouvelle nickel est en librairie

Mon petit livre de la collection Un auteur Une nouvelle de l’association Ecrire en Océanie est disponible à la librairie Calédo Livres. Au péril de ma vie, j’ai bravé les éléments pour récupérer quelques exemplaires, il est petit mais bien fait, sympa comme tout. Les ouvrages de cette collection vendus à un prix abordable permettent à cette association de vivre. N’hésitez pas, EEO est d’utilité (littéraire) publique. Je ne touche pas de droits d’auteur sur ces ventes mais c’est un plaisir d’être édité. Joël PAUL se cache, tente de se protéger derrière ce masque.

Le chaudron de Nick une nouvelle nickel est en librairie

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Réouverture de Calédo Livres : Des nouveautés vous attendent

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

MON AMOUREUSE de Akel Waya

Le jeune Kelema aime observer sa famille, son île de Maré, les gens… Mais il a parfois du mal à comprendre ce qui lui arrive et a l’impression que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête.  Serait-il tombé amoureux ?

Ce court roman s'adresse aux adolescents et aux adultes.

Prix de vente : 1 500 F

Éditions Plume de Notou

Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien de la province Sud.

 

Akel Waya est connu dans le monde de la musique avec son groupe, Nodeak. Il a commencé à écrire alors qu’il était loin de son île, Nengone, dans sa langue natale. Plus tard, en tant qu’enseignant, il crée et met en scène différents textes, en français.

Il écrit aussi des paroles de chansons et les met en musique. Il partage ses émotions, ses questionnements, sa perception de la société.

Causerie reprogrammée cause covid-19 à une date ultérieure

Causerie reprogrammée cause covid-19 à une date ultérieure

Ce nouvel ouvrage d'UN auteur Une nouvelle était confiné. Il est disponible maintenant, il n'est pas sans point commun avec la crise actuelle, l'action démarre en sur la crise de 2008

Ce nouvel ouvrage d'UN auteur Une nouvelle était confiné. Il est disponible maintenant, il n'est pas sans point commun avec la crise actuelle, l'action démarre en sur la crise de 2008

Partager cet article
Repost0

Mots pour Maux : Frédéric Angleviel historien

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La terre Promise

 

- Mon frère, pourquoi avons-nous dû encore fuir ?

- Tagaloa, tu sais bien que c’est de ta faute, je t’avais dis de ne pas courtiser la fille du chef de l’île double, que ses habitants appellent Niuatoputapu.

- Mais ce n’est pas ma faute, elle ….

- tais-toi, tu es le plus beau et le plus fou de nos guerriers, je sais bien que toutes et tous t’admirent, mais elle n’était pas pour toi.

- Je t’assure….

- Oui ?

- Bon, je reconnais, j’ai eu tort de rentrer dans le falé de son père à Hihifo et de l’approcher. Mais je te jure qu’il ne s’est rien passé.

- Et son peigne dans tes cheveux.

- Elle me l’a offert.

- Et ce collier de fleurs que tu n’as pas quitté même lorsqu’il nous a fallu fuir.

- Hum !

- Tiens, tu n’as plus ta faconde habituelle.

- Je respecte trop mon frère aîné pour le contredire. Alors, qu’allons-nous faire maintenant ?

- Une fois de plus, nous avons repris la mer. Notre famille et ses alliés représentent treize pirogues. Il nous faut trouver une île déserte et accueillante. As-tu une idée ?

- Tui Oro, guide de notre peuple, nous irons où tu nous guideras.

- Ah ça, lorsqu’il s’agit de prendre des décisions difficiles, tu me renvoie mon titre au visage.

- La cohésion de nos familles et de notre groupe de pirogues repose sur le droit d’aînesse. Je sais bien que nous sommes sept frères et que chacun de nous à ses idées et ses lubies.  Alors, oui, je t’obéis et je suis ton homme lige. Sans ton autorité ferme et paternelle, nous ne serions qu’un corps sans tête  qui s’agite comme un poulet décapité.

- Merci pour la comparaison. Bon, un de nos cousins a entendu parler par un pêcheur de l’île double, de l’existence d’une petite île verdoyante au nord. Personne ne s’y est encore installé car elle est très isolée.

 

Oro, changea alors de registre et utilisa le reo aliki, la langue des nobles et des savants prêtres de son peuple.

 

- Ainsi, si tu continues tes frasques, elles resteront circonscrites dans le lagon.

-  Hum. J’ai remarqué que tu te remets à parler la langue des chefs chaque fois que tu veux me rappeler ma place sans pour autant froisser mon caractère ombrageux et chatouilleux. Père serait fier de toi, tu sais obtenir de nous ce que tu veux.

- Petit frère, s’il n’y avait que toi à être ombrageux, fantasque et susceptible. Notre peuple est fier, c’est sa force et sa faiblesse. Nous refusons de plier devant la menace et nous préférons mourir au combat que dans les affres de la vieillesse. Ce n’est pas pour rien que nous n’avons jamais pu vivre durablement avec les petits hommes noirs de l’ouest. Nous sommes des guerriers. Notre honneur est chatouilleux et seule les strictes règles de préséance mises en place par nos aïeux nous permettent d’admettre l’autorité des frères aînés. Nous n’hésitons jamais à répandre notre sang sur les champs de bataille mais nous avons appris à respecter les premiers nés, choisis par les dieux pour le meilleur et pour le pire.

- Drôle de manière de me rappeler que je ne suis que le septième fils de notre père.

- Et tu as toujours été son préféré !

- Tiens, tu reparles comme le commun des mortels. J’ai vraiment du mal à l’admettre mais nous avons de la chance d’avoir un guide tel que toi et pas un chef gros et gras comme le chef Rongorongo du village de Hihifo.

- Son peuple est heureux. Ils vivent en paix et les ventres de leurs femmes sont féconds. Leurs taros sont ronds et leurs ignames sont longs. Leurs puakas sont gras comme leur chef et leurs pêches donnent des poissons en abondance. C’est ce que je veux pour notre peuple et s’il faut que je devienne gras et lourd comme lui, je suis prêt à vivre cette vie durant de nombreuses lunes.

- Et nos rêves de conquête et de victoire sur tous nos ennemis, les as-tu oublié ?

- Tagaloa, nous n’avons plus douze ans et nous ne jouons plus aux guerriers. Nous avons tous eu notre part de guerre et de batailles. Qu’avons nous gagné : des cicatrices et des tatouages remémorant notre courage !

- Et voilà que tu reparles comme père. Paix à ses cendres.

- Oui, je parle la langue des chefs pour te rappeler que toi comme moi ne pouvons pas nous contenter d’agir et d’avancer à l’aveugle dans la vie. Nous sommes les guides de notre communauté et nous allons donc conquérir pacifiquement cette île prometteuse.

- Ainsi soit-il, Tui Oro, notre guide paternel et fraternel…

 

Téléchargez la suite gratuitement en suivant ce lien

 

Frédéric Angleviel, né le 1er mai 1961 à Nouméa, est un historien français spécialiste de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Il a soutenu une thèse Nouveau régime d’histoire contemporaine sur Wallis-et-Futuna en 1989 et une habilitation à diriger des recherches sur l’historiographie de la Nouvelle-Calédonie en 2002 (publiée en deux parties au CDP de NC et à Publibook). Vacataire, puis Maître de conférences puis Professeur des universités en section 22 à l'université de la Nouvelle-Calédonie depuis 1988, il travaille aussi comme historien libéral.

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Mots pour Maux : Thierry Charton auteur calédonien nous offre un texte autour. de Hiva Oa, un exercice de style

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

« Comme un déconfinement, une levée des barrières, un texte sans ponctuation, le souffle seul guide la lecture ».

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

Mots pour Maux : Luc Camoui relève le défit en composant un texte lyrique, un récit, une histoire à raconter et surtout à partager genre « chaîne d’écriture solidaire » avec ces 20 petits mots pour maux usuels

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Mots pour Maux : Luc Camoui relève le défit en composant un texte lyrique, un récit, une histoire à raconter et surtout à partager genre « chaîne d’écriture solidaire » avec ces 20 petits mots pour maux usuels
Merci à notre poète du nord qui a participé activement à Mots pour Maux. C'est un homme de cœur ! En cliquant sur l'image on obtient une meilleure définition. JP

Merci à notre poète du nord qui a participé activement à Mots pour Maux. C'est un homme de cœur ! En cliquant sur l'image on obtient une meilleure définition. JP

Publié dans Ecrivain calédonien

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 > >>