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Journal de la société des Océanistes : La référence absolue en matière historique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du dernier numéro

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Journal de la société des Océanistes n° 138-139 | 2014

Les mises en récit de la mine dans le Pacifique

Vous y trouverez par exemple :

Histoire et histoires. Politique et poétique des récits miniers dans le Pacifique Sud

History and stories. The politics and poetics of mining narratives in the South Pacific

Eddy Banaré et Pierre-Yves Le Meur. Aperçu du début du texte

L’objectif de ce dossier est de mettre en lumière la variété tout comme les points de convergence des questions posées par l’exploitation minière dans le Pacifique, et ce au prisme de la mise en récit de cette activité : comment la mine est-elle racontée ? Par qui, dans quels contextes, à quelles fins et avec quels effets ? Les articles rassemblés ici traitent de ce thème en proposant des analyses et des contextualisations de textes, situations et héritages historiques, ainsi que de productions artistiques qui sont autant de formes narratives portant sur la mine dans la Pacifique. Il s’agit ainsi de donner à voir la variété des expériences humaines de la mine dans cette région à travers la multiplicité des narrations évoquant les discours, les pratiques et les représentations de cet objet et enjeu si particulier.

C’est justement par l’objet que nous entamerons cette introduction, à savoir la mine dans sa matérialité, à la fois comme enclave physique au sein de laquelle s’effectue un...

Référence papier

Eddy Banaré et Pierre-Yves Le Meur, « Histoire et histoires. Politique et poétique des récits miniers dans le Pacifique Sud  », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 5-22.

Naissance de l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie et au-delà, à l’interface des trajectoires industrielles, impériales et coloniales (1875-1914)

The rise of the Nickel industry in New Caledonia and beyond, at the interface of industrial, impérial and colonial trajectories (1875-1914)

Yann Bencivengo (résumé)

Le nickel est longtemps demeuré un métal marginal utilisé pour la fabrication d’objets de luxe. L’industrie du nickel démarre avec la découverte des gisements de la Nouvelle-Calédonie en 1875. Elle se développe grâce à la mise au point des aciers au nickel qui a lieu en pleine course aux armements. Dès lors trois récits se mêlent : le récit global d’une branche industrielle qui s’établit à l’échelle mondiale durant les trente années qui précèdent la Première Guerre mondiale, celui des enjeux qu’elle représente pour les grandes firmes, les nations et leurs rivalités impériales, et enfin le récit minier calédonien qui se déploie dans le cadre de la colonisation.

Référence papier

Yann Bencivengo, « Naissance de l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie et au-delà, à l’interface des trajectoires industrielles, impériales et coloniales (1875-1914) », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 137-150.

Les métaphores de la séduction dans les journaux des marins français à Tahiti en avril 1768

Anaïs de Haas (Résumé)

Lors du voyage de Bougainville autour du monde, plusieurs marins ont tenu des journaux de bord, qui sont particulièrement prolixes pour décrire l’escale à Tahiti. Pour raconter l’étrange accueil que leur ont fait les Tahitiens, les marins utilisent des métaphores relevant alternativement de la Bible, de la mythologie grecque ou des topos libertins. Cet article propose une analyse de ces différents réseaux métaphoriques, des modalités selon lesquelles ils s’articulent, des phénomènes sémiotiques qui les motivent et de ce qu’ils révèlent sur la pratique gnoséologique bien particulière du « voyage de découverte ».

Référence papier

Anaïs de Haas, « Les métaphores de la séduction dans les journaux des marins français à Tahiti en avril 1768 », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 175-182.

Compte rendus de lecture

Compte rendu de Kanak. L’art est une parole, de Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou (éds) de Gilles Bounoure

Référence(s) :

Boulay Roger et Emmanuel Kasarhérou (éds), 2013. Kanak. L’art est une parole, Paris-Arles, musée du quai Branly-Actes Sud, 340 p., carte, bibliogr., index, très nombreuses illustrations noir et blanc et couleur.

Référence papier

Gilles Bounoure, « Compte rendu de Kanak. L’art est une parole, de Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou (éds) », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 272-274.

Journal de la société des Océanistes : La référence absolue en matière historique

Le Journal de la Société des Océanistes (JSO), qui existe depuis les années 1950, a vocation de publier tout article scientifique concernant l'Océanie (au sens large) et plus spécialement ceux relatifs au présent et au passé de ses populations. Le JSO publie deux numéros par an (ou un numéro double) avec l’aide du CNRS et du CNL.

Le journal

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

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« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression
« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

Mardi 20 janvier de 18h00 à 20h00, la maison Célières, notre maison du livre a vibré au son et paroles des musiciens, poètes et auteurs venus dire des textes de magnifiques écrits ou repris pour la circonstance. Un cocktail de talents de diverses disciplines unis pour dénoncer la barbarie et l’intolérance. Malgré les vacances et l’absence de nombreux artistes ou écrivains, une nouvelle fois l’auguste demeure était trop petite pour accueillir les spectateurs.

Une belle soirée de rires et de larmes mêlés à marquer dans les annales. JP

« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression
« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

Allāhu ākbar (Dieu est le plus grand),

L’appel à la prière du muezzin commence toujours par ces mots Allahu akbar, l’appel est chanté, un chant mélodieux, enchanteur, magnifique parfois.

Appeler les gens à prier, il n’y a rien de plus noble, c’est un honneur d’inviter les fidèles musulmans à venir accomplir les cinq prières quotidiennes. Dans les pays musulmans, ce chant rythme la vie en séduisant beaucoup d’occidentaux qui tombent souvent amoureux de ces fascinants pays.

Thomas Edward Lawrence, dont le rôle au cinéma a été interprété par Peter O'Toole dans le film Lawrence d’Arabie aimait sûrement entendre l’appel à la prière du muezzin. Il était fasciné par les peuples d’Afrique du nord, les hommes du désert, les guerriers aux cimeterres aiguisés bravant les sables comme les nomades sur des chameaux pour aller guerroyer.

Le film Lawrence d’Arabie et la musique de Maurice Jarre avait probablement fait rêver aussi Cabu. Le dessinateur humoriste avait les yeux bleus comme ceux de l’exalté Peter O’Toole.

Aqaba ! Aqaba ! Aqaba ! criait Lawrence pour encourager les guerriers de Fayçal ben Hussein pour aller au combat et reprendre la ville afin de fonder une nation arabe indépendante moderne. Indépendante et moderne ! C’était le vœu de l’officier britannique mais il avait sous-estimé les intégristes religieux.
Allahu akbar est toujours le début de l’appel à la prière mais la dernière fois que Cabu avec ses yeux bleus comme Peter l’a entendu, les mots étaient hurlés par un djiadiste haineux qui venait de décharger les balles tueuses de sa kalachnikov sur ses amis et lui.

Les yeux bleus de Cabu rougis de son sang ou de celui d’un de ses amis se sont refermés tandis qu’Allahu akbar résonnait dans les escaliers de la rédaction de Charlie Hebdo.

On ne saura jamais ce que Cabu l’athée a entendu avant d’expirer son dernier souffle, mais on pourrait imaginer que le Allahu akbar de l’assassin, dans l’oreille qui ne captait plus que des sons déformés par la mort qui l’emportait, soit celui du muezzin, un chant d’amour mais pas un cri de guerre.

Joël PAUL mon texte lu en public à la MLNC

Le blog CalédonianPost

Joêl PAUL en lecture de Allāhu ākbar

Joêl PAUL en lecture de Allāhu ākbar

Publié dans Maison du livre NC

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Le secret de la Seine au musée maritime de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

C’est en arrivant du côté de la Pouébo que James Cook a découvert la Nouvelle-Calédonie , le 5 septembre 1774 à Balade exactement. Des dizaines d’années plus tard, le 21 décembre 1843, Monsieur Douarre suit la même route et débarque du Bucéphale  et  avec lui, les révérends pères Rougeyron, Viards.  Les frères Blaises, Marmoiton et Jean Taragnat célébreront la première messe sur le bord de la plage à Mahamat. En 1844, le pavillon français est hissé à Balade sans que Napoléon III n’en soit officiellement informé. Ce drapeau sera retiré deux ans après.

En 1846, la corvette Seine échoue dans les environs. A son bord, 250 marins qui seront accueillis à la mission, mais les différents avec les kanaks deviennent plus en plus fréquents. Tant et si bien qu’en août 1847, les colons doivent évacuer la station après trois ans et demi d’apostolat. Les missionnaires s’enfuient à Pouébo. L’arrivée inattendue de la Brillante empêchera sans doute la tragédie. En avril 1853, Napoléon III donne l’ordre de prendre possession de la Nouvelle-Calédonie. Le 24 septembre 1853 à 15 heures, le contre-amiral Février-Despointes signe, à Balade, l’acte officiel de prise de possession avec les pères Rougeyron et Forestier, entourés de tous les officiers et de 150 Kanak. La tribu de Pouébo accepte la souveraineté de la France en février 1854. Le commandant Tardy de Montravel crée un poste de gendarmerie en 1863 à Pouébo.

Images tirées du site du musée maritime de la Nouvelle-Calédonie
Images tirées du site du musée maritime de la Nouvelle-Calédonie
Images tirées du site du musée maritime de la Nouvelle-Calédonie

Images tirées du site du musée maritime de la Nouvelle-Calédonie

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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GEORGES ORSELLI de Jean Orselli chez l’Harmattan

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GEORGES ORSELLI de Jean Orselli chez l’Harmattan

Officier, gouverneur des Colonies et industriel :

un patriote critique

Jean Orselli va découvrir au cours de son adolescence la diversité de la vie - des vies - de son père Georges Orselli, soldat de 1915 à 1918, Polytechnicien, officier d'aviation et pilote aux multiples affectations, industriel au Japon en 1938-1940, officier dans la Royal Air Force en 1941, gouverneur des Colonies, industriel et promoteur à Paris. Un père qui eut toujours une attitude décalée par rapport aux normes des rôles qu'il tint, notamment dans son parcours "politique" comme Gouverneur des Colonies.

George Orselli, officier d’aviation rallié à la France libre en janvier 1941 et engagé dans la Royal Air Force, est nommé gouverneur des Établissements Français d’Océanie (EFO) le 1er octobre 1941. Il y restera jusqu’au 15 décembre 1945.

À peu près libre de ses décisions, il s’attacha à remonter l’économie, à protéger les producteurs indigènes contre les commerçants en établissant un système de maximums des prix de vente des produits importés et de minimums des prix d’achat des productions locales (coprah, nacre, phosphates, vanille, viande de porc). Il mena aussi une vaste politique de construction d’écoles, hôpitaux, adductions d’eau, et de mise en exploitation des terres.

Il supprima l’impôt sur le revenu,

disposition qui subsiste toujours.

Il dut faire face aux menées des Américains qui avaient pris le contrôle total de la Nouvelle-Calédonie et cherchaient, avec l’appui de personnalités locales dont Pouvanaa a Oopa, à faire de même aux EFO.

En 1944, il obtint du Gouvernement provisoire de nombreuses réformes politiques : la nationalité française pour tous les indigènes « non citoyens », un Conseil Général élu, un député, et la suppression de diverses réglementations sur la presse, les douanes, etc.

Les EFO furent paradoxalement durant la guerre « Un paradis à l’abri de la tourmente » selon l’expression d’un mémorialiste.

Naturellement, le système de contrôle économique des prix qu’il avait établi fut démantelé au profit des colons après la guerre, entraînant la naissance d’un mouvement indépendantiste.

Orselli refusa de se présenter à une élection législative partielle en 1949, année où Pouvanaa a Oopa fut élu député.

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Contexte historique Local

G. Orselli gouverneur

Lorsque Thierry d'Argenlieu débarque à Tahiti, pour mettre fin à la situation embrouillée qui y règne, on chuchote déjà dans la ville que l'un des deux officiers qui l'accompagne -le capitaine de frégate Cabanier et le lieutenant de l'armée de l'air Orselli- sera nommé très bientôt, en remplacement du redoutable Richard Brunot, gouverneur des Établissements Français d'Océanie.

Cabanier est rapidement éliminé par Thierry d'Argenlieu : l'officier de marine rend trop souvent visite à la famille Martin ! Georges Orselli, ancien polytechnicien, deviendra donc gouverneur des E.F.O. et, à cette occasion, il sera élevé au grade de colonel de l'armée de l'air.

De carrure athlétique, d'une nature très autoritaire, Georges Orselli, responsable de la colonie du 1er octobre 1941 au 13 décembre 1945, sait, pendant ces quatre années, remettre de l'ordre dans les affaires de Tahiti : que ce soit la mise en place des militaires américains à Bora-Bora, que ce soit le remplacement de Léonce Brault à la présidence de la Commission Municipale par Alfred Poroi, (Brault aurait souhaité voir les troupes américaines installées à Papeete et Orselli était opposé à ce projet), que ce soit la création de magasins de ravitaillement témoins, ou le contrôle sévère des prix et des tickets de ravitaillement, tout sera fait par Orselli pour redonner à Tahiti une organisation politique et économique saine, avec des chefs responsables, devant suivre les ordres précis d'un gouverneur « à poigne ».

Il faut insister sur le fait qu'Orselli remet aussi sur pied l'économie des E.F.O., en assurant pendant toute la durée de la guerre des débouchés aux principaux produits de la colonie : le coprah est vendu aux U.S.A., le phosphate à l ' A u s t r a l i e et à la Nouvelle-Zélande. Le gouverneur Georges Orselli rétablit aussi la régularité des liaisons interinsulaires en achetant trois goélettes aux États-Unis, le tonnage de la flottille locale étant devenu insuffisant. Et on put bientôt voir dans le Port de Papeete, trois nouvelles goélettes -Maoae, Hotu et Terehau- dont la tâche essentielle était d'aller ramasser le coprah dans les Tuamotu-Est et les Marquises.

Si les mesures prises par Orselli ne furent pas toujours très populaires (lutte contre le marché noir, envoi de Pouvanaa en résidence forcée dans son île natale de Huahine), nul ne put contester son entière intégrité et son grand amour pour la Polynésie au point que ses deux fils, nés à Tahiti, pendant ses quatre années de séjour, prirent, selon la coutume, et gardèrent, des prénoms tahitiens que leur donna le grand chef Teriierooiterai.

[J.M. Dallet. Ch. Gleizal. Mémorial polynésien, t. 6] La photo Georges Orselli en compagnie d'officiers américains en Une est tiré de ce Mémorial.

Officier, gouverneur des Colonies et industriel : un patriote critique

Officier, gouverneur des Colonies et industriel : un patriote critique

Publié dans Divers

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