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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 15 et 16

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Par les confinements qui courent, quelques humeurs futiles…  surtout par les confinements qui durent longtemps

Humeur 15 Un peu de polémique

J’avais décidé de ne pas me mêler des administrations en temps exceptionnel de gestion de crise sanitaire, économique, sociale et mentale. Les personnels de la main gauche de l’État (pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu directeur d’une somme collective La France parle. La misère du monde), aide-soignant.e.s, médecins urgentistes ou pas, tous les invisibles qui travaillent contre la pandémie. Il est hors de question de tirer sur l’ambulance. Toutefois à entendre certains discours dont je ne nommerai pas les auteur.e.s, on est en droit de se questionner des amalgames et les procédés frôlant l’imposture. Si vous critiquez ce que je dis, vous remettez en question le travail que nous faisons pour la santé publique. Ainsi un haut responsable dit « politique » - on devra questionner le sens conféré à ce mot-valise de « politique » - finit une interview sur des certitudes qu’ils présentent comme n’étant pas « politiciennes ». Signifiant par-là que ce qui est dit par sa voix est politique au sens grandiose du terme. L’expérience de la pandémie lui a fait acquérir deux certitudes : 1. Nous ne sommes pas seuls au Monde et la Nouvelle-Calédonie n’est pas une partie isolée du Monde et 2. La Nouvelle-Calédonie dans le Monde a besoin de la France, nation puissante qui aide la Nouvelle-Calédonie en tant que crise. Vous voyez le paralogisme et tour de passe-passe rhétorique. Si vous critiquez ces énoncés, vous critiquez le travail accompli pour lutter contre la pandémie. On a envie de dire à l’auteur de ces propos de lire Glissant sur le Tout-Monde et Tjibaou sur les systèmes relationnels des interdépendances des archipels d’Océanie. Mais cet homme conservateur de droite ne doit pas lire ces auteurs. Juste une remarque : je ne suis pas convaincu que les communautés océaniennes et peuple kanak se positionnent pour une souveraineté de Kanaky-Nouvelle-Calédonie contre la France. Je pense que le lien la relation l’interdépendance entre la Nouvelle-Calédonie et la France doivent être recomposés et renégociés.

Humeur 16 Sans commentaire! 

Voici plusieurs citations autour desquelles je brode/borde ce texte.

Après coup, tisser/tresser sont des jeux de langage dont l’écriture fait partie. Ces textes sont de Barthes et Foucault. Auteurs qui se connaissaient bien au point que certains biographes évoquent une brève amitié homosexuelle de jeunesse (Didier Éribon ; David Macey). Michel Foucault avait introduit Roland Barthes au Collège de France.  Il en avait fait de même pour Pierre Bourdieu et Pierre Hadot. J’avais suivi les cours remarquables du dernier qui traduisait et commentait les Ennéades de Plotin à l’École Pratique des Hautes Études à Paris. Je rédigeais alors un mémoire de maîtrise « Le statut de l’âme et de l’intellect selon Platon et Aristote » sous la direction de Pierre Thillet, universitaire érudit et traducteur d’Alexandre d’Aphrodise qui plus est expert de la philosophie scolastique et arabophone. Les deux citations de Barthes sont extraites du Plaisir du texte tandis que celle de Foucault provient d’un des derniers textes « La technologie politique des individus » paru de son vivant aux États-Unis en 1982 puis de manière posthume aux États-Unis en 1988 et 1994 en France.

1. Roland Barthes Le plaisir du texte, Paris Seuil/Points 1973.

2. Michel Foucault « La technologie politique des individus » (« The Political Technology of Individuals » ; université du Vermont, octobre 1982 ; trad. P.-E Dauzat, in Huston (P ;H.) et Martin (L.H.), éd. Technology  of The Self. A Seminar with Michel Foucault, Amherst, The University of Masachusetts, 1988, pp. 145-162) pp. 813-828 dans Dits et Écrits 1954-1988 IV 1980-1988 édition établie sous la direction de Daniel Defert et François Ewald 

Roland Barthes sur Plaisir/Vérité

« Si j’accepte de juger un texte selon le plaisir, je ne puis me laisser aller à dire : celui-ci est bon, celui-là est mauvais. Pas de palmarès, pas de critique, car celle-ci implique toujours une visée tactique, un usage social et bien souvent une couverture imaginaire. Je ne puis doser, imaginer que le texte soit perfectible, prêt à entrer dans un jeu de prédicats normatifs : c’est trop ceci, ce n’est pas assez cela ; le texte (il en est de même de la voix qui chante) ne peut m’arracher que ce jugement, nullement adjectif : c’est ça ! Et plus encore : c’est cela pour moi ! ce « pour moi » n’est ni subjectif, ni existentiel, mais nietzschéen (« … au fond, c’est toujours la même question : Qu’est-ce que c’est pour moi ?... »). Le plaisir du texte p. 24

Roland Barthes sur la liberté textuelle

« Le texte est (devrait être) cette personne désinvolte qui montre son derrière au Père Politique. » Le plaisir du texte p. 84.

Michel Foucault sur la manière dont les États traitent « ses » populations

« La population n’étant jamais que ce sur quoi veille l’État dans son propre intérêt, bien entendu, l’État peut, au besoin, la massacrer. La thanatopolitique est ainsi l’envers de la biopolitique. » Michel Foucault « La technologie politique des individus » p.826. 

Relisant Barthes, je tombe sur un carton d’invitation servant de marque-page au livre Le Plaisir du texte.  

Au recto, on lit :

« En savoir plus sur… La Beauté Histoire de l’Art/Expo/Conférences lundi 13 août à 18h00 Théâtre de Poche Centre d’Art, 6 boulevard extérieur Nouméa. Avec une reproduction miniature de Jean Dubuffet de 1947 « Plus beaux qu’ils croient ».

Au verso :

« La Beauté conférence d’histoire de l’art lundi 13 août à 18h00 animée par Hamid Mokaddem, philosophe. « La beauté est-elle affaire de goût ? Est-elle une essence invariable ou dépend-elle des canevas que l’histoire et la norme culturelle imposent aux opinions ? Des questions posées dès l’Antiquité que la période contemporaine réactive sous d’autres formes et qui seront la ligne directrice de cette conférence.

Exposition du 13 au 26 août proposée par l’association Fluctua Nato, Maëva, Madjane, Dominique Marinet-Carrier Aline Mori Patrice Kaïkilekofe Julien Herby Mathieu Venon Yvon Jauneau et leurs invités…

Vernissage le 13 août à 19h00 (entrée libre et gratuite). »

Marque-page oublié ou plutôt resté dans le livre de Barthes délaissé. Je ne sais plus en quelle année c’était. J’avais cité lors de la conférence  le texte que j’intitule « plaisir/vérité/jugement de goût ». J’avoue que lors d’une évaluation, comme on dit de nos jours, en classe terminale, Christian Jambet, professeur de philosophie au lycée Jacques Amiot d’Auxerre avait donné ce texte à commenter. À mon tour, professeur au lycée Lapérouse, j’avais fait de même avec mes élèves.

J’habite proche d’une rue dénommée « Yvon Jauneau » décédé depuis. Mathieu Venon me rendant visite m’avait signalé ce fait. La conférence, je l’avais faite à l’invitation d’Aline Mori, artiste peintre et ancienne collègue au Lapérouse. Tout ceci ne nous rajeunit pas ! Mais confirme la vitalité culturelle par le biais associatif. Grâce à Aline, j’avais pu être introduit dans ce milieu que je ne fréquentais pas. Je regrette de n’avoir pu vouloir m’attarder au moment festif qui suivait la conférence. En sortant, je croisais le compagnon d’Aline dont le physique me faisait penser aux personnages de Tintin ou Rouletabille. Il arrivait en retard avec une jeune femme d’une beauté époustouflante. L’ascétisme me privait d’une conversation.

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Jean-Victor et La Croisée des Livres à TEDx Nouméa !!!

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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Les Américains en Nouvelle-Calédonie (en souvenir du 19 septembre)

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23 mars 2012 avec mon épouse Hagen 1942

Photo : avec mon épouse mars 2012 château HAGEN expo 1942

Le 19 septembre, date anniversaire du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre, le musée de la Seconde Guerre mondiale a été inauguré. Ce nouveau lieu a pu voir le jour grâce à une collaboration active entre la Ville de Nouméa et la province Sud. Je n’avais pas encore eu l’occasion de m’y rendre. C’est fait depuis ce vendredi après-midi en pré-alerte cyclonique mais je ne suis pas déçu. Ce musée était indispensable dans un pays tellement marqué par la Seconde Guerre mondiale et le séjour des Américains sur le Caillou. (Extrait d'un article de 2014)

Cliquez sur l'image pour Musée de la Guerre NC

Cliquez sur l'image pour Musée de la guerre NC

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 13 et 14

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Humeur 13 

Le plaisir du texte : les références sont-ils des révérences ?

Les références ne sont aucunement des révérences. Je n’en tire du reste aucune devant les auteur.e.s qui font autorité. Celles et ceux qui croient penser par eux/elles-mêmes et qui se dispensent des recherches des confrontations des textes sous couvert d’une réflexion personnelle ne savent pas ce que lire veut dire.

J’ai reçu des retours qui m’ont dit de continuer de faire partager des œuvres des contenus de pensée des livres. Je les remercie. Je dirai ceci.

Il fut un temps où on brûlait les livres un autre proche où on effacera les mémoires numérisées. Je cite Canguilhem, Foucault, Monod ou Jacob pour plusieurs raisons. D’abord montrer que des esprits critiques existent et que leur nom et travaux obstrués par les intellectuel.le.s médiatiques ou surmédiatisé.e.s doivent être mentionné.e.s. Canguilhem est avec Bachelard Koyré Duhem un des plus grands philosophes des sciences français. Résistant, il a consacré un texte que je recommande sur Cavaillès autre grand philosophe français assassiné et torturé par la Gestapo du fait de son militantisme et résistance. Cavaillès philosophe des mathématiques n’hésita jamais à prendre les armes contre l’occupant nazi. Un engagement effectif bien plus réel que celui de Sartre qui installa son fauteuil dans le sens de l’histoire. Au moins en ces temps d’amnésie et de nihilisme, ces références contre le crétinisme bon chic bon genre sont pour moi des révérences. Par ailleurs, allez jeter un œil sur ce que dit écrit pense théorise Canguilhem sur la vaccination et l’expérimentation ! Vous mesurerez combien il nous parle bien mieux que tous ces plumitifs qui écrivent comme pondent les poules. Lisez une ou deux pages (si vous aimez lire) et vous verrez le puissant travail d’écriture. Descartes et Pascal ont conféré à la langue française une valeur de langue scientifique. Dans la même veine, une intelligence critique comme celle de Canguilhem confère à la langue une prodigieuse capacité de nous transporter vers les idées.

Un journaliste me demandait d’écrire une humeur sur la globalisation et le confinement : Eh ! bien ! à l’ère des technologies numériques, téléportez-vous en lisant du Canguilhem et puis tiens allez parlons de jouissance textuelle et lisez ou relisez Le plaisir du texte et/ou les Fragments d’un discours amoureux de Barthes. Je ne dis pas ça pour me planquer derrière des références classiques. Je dis ça pour vous exhorter à vous enivrer.

Foucault nous apprend ceci. Derrière tout énoncé subsistent une histoire une archéologie une généalogie. Derrière l’énoncé de Macron-Slamet et de tous nos actuels gouvernants qui clament en chœur/cœur que « nous sommes en guerre » subsiste git dessous une sédimentation de traces textuelles : Clausewitz Freud et bien avant eux les Grecs puis les Romains : « Si tu veux vivre en paix prépare-toi à la guerre ! »

Sauf que nos gouvernants n’ont jamais anticipé la pandémie et n’anticiperont pas non plus la dérégulation des climats qui n’est pas si naturelle qu’on nous le fait croire.

Je voudrais citer du Barthes facilement trouvable dans ce texte court concis incisif Le plaisir du texte :

« Si je lis avec plaisir cette phrase, cette histoire ou ce mot, c’est qu’ils ont été écrits dans le plaisir (ce plaisir n’est pas en contradiction avec les plaintes de l’écrivain). Mais le contraire ? Écrire dans le plaisir m’assure-t-il – moi, écrivain – du plaisir de mon lecteur ? Nullement. Ce lecteur, il faut que je le cherche, (que je « drague »), sans savoir où il est. Un espace de la jouissance est alors créé. Ce n’est pas la « personne » de l’autre qui m’est nécessaire, c’est l’espace : la possibilité d’une dialectique du désir, d’une imprévision de la jouissance : que les jeux ne soient pas faits, qu’il y ait un jeu. » 

Humeur 14

Un ami journaliste propose une thématique d’humeur « confinement et globalisation ». Certes thématique parlante pertinente ... elle contredit cependant la dérive et liberté … de l’humeur. 

Juste ces quelques mots … la biopolitique – politique et régulation des populations ou gouvernement du vivant corrélatif (par l’appui) des sciences humaines naissantes : démographie, statistique, psychologies et autres disciplines – accentue reproduit « systémise » la folle machine inégalitaire du monde. Pour le dire simplement, les conditions du confinement accentuent perpétuent  la structure ou l’inégalité du monde. Pour plagier La ferme des animaux d’Orwell (repris par Coluche, « il n’y en a qui sont plus égaux que d’autres »), il y en a qui sont plus confinés que d’autres. Entre une famille ou semblant de celle-ci « stockée » ou « condamnée » à survivre dans un espace clos restreint et pour qui « l’enfer c’est les autres » du huis clos de Sartre sonnera  comme une aberration, le confinement est-il le même? …. Entre des personnes reclus dans une seule pièce et d’autres vivant dans une villa avec jardin ou en pleine nature… le confinement est-il le même ? Globalisation ? Non… j’insiste après les recherches scientifiques des « Global Studies », on devrait préciser les formes plurielles et inégalitaires des Globalisations et reprendre le concept de « Glocalisation » qui a le souci de montrer les invariants mais de penser les divergences historico-culturelles et géopolitiques de la Globalisation. Ainsi comment des puissant.e.s du Monde se déplacent-ils/elles ? Comment les uns et les autres vivent-ils/elles leur rapport au Monde ? Dans quelles conditions matérielles culturelles sociales avant de parler de philosophie, d’art ou de science ? Ainsi comment les informations sont-elles transmises et circulent-elles ? La guerre « fictionnée » contre les mutations et propagations virales incitant aux vaccinations massives masque-t-elle une carence ou des façons de gouverner les vivants et le monde ? Je propose à l’ami journaliste de faire un documentaire sur l’état du monde et d’expliquer où le monde en est à savoir expliquer en recourant aux expertises objectives ce qu’est le virus, ce qu’est un vaccin, comment se transmet-il? Comment en Nouvelle-Calédonie la mémoire collective intériorise l’histoire des épidémies, de la médecine ? A-t-on le droit d’obliger les populations à se faire vacciner malgré elles ? Si oui comment ? Pourquoi ? Comment réaménager le monde du travail et réguler les mécanismes et modèles économiques en rapport avec la situation de pandémie glocalisée ? Voilà à mon tour, j’invite cet ami journaliste à programmer une série prochaine de documentaires. Et surtout à ne pas prendre une affirmation d’idéologie scientifique pour un argumentaire et raisonnement objectif du type « certes on a introduit les épidémies mais on a aussi apporté les vaccins et les sciences et techniques qui permettent le progrès » phrase entendue d’une consultante/experte qui enseignait à l’université les civilisations. Qui « on » ? sur quoi est étayée son analyse ? Comment se fait-il que les perceptions des épidémies par les populations colonisées voire exterminées pour reprendre Grandguillaume par les épidémies (ou le nucléaire) ne sont pas entendues ? Une amie historienne australienne Ingrid Sykes a accompli un remarquable travail d’enquête couplant archives et surtout témoignages sur les léproseries à Ouvéa. Allez un peu de publicité intelligente, vous pourrez lire un échantillon de ses enquêtes dans le livre collectif que nous avons édités Mokaddem Hamid Scott Robertson Sykes Ingrid La Nouvelle-Calédonie et l’imagination intellectuelle publié aux éditions L’Harmattan. Au moins vous aurez de l’information éclairée et éclairante!

Je corrige :  Olivier Le Cour Grandmaison pour Coloniser.Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Fayard, 2005 aux éditions Fayard.

Le même a remis les couverts en 2009 chez le même éditeur : La République impériale. Politique et racismes d’État.

Bonne suite

HM

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 12

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Je continue à diffuser l’humeur du philosophe, car il faut entendre les érudits. En période de confinement on a du temps pour philosopher sans tomber dans le complotisme. Nous avons plus besoin plus besoin d’urgentiste que de complotiste en ce moment. C’est ma philosophie de béotien. Joël PAUL

Humeur 12

Sommes-nous en guerre ?

Au niveau local calédonien, on devrait dire pour être précis et vrai, au niveau glocal en Nouvelle-Calédonie, l’énoncé de Clausewitz-Sun Tzu, reformulé chacun à leur manière par Mao puis Freud, macronisé c’est-à-dire popularisé en mot d’ordre relayé par ses disciples notamment des outre-mer  –  « nous sommes en guerre »  –  a-t-il un sens ? Quel est-il ?  Deuxième question,  la transmission du Covid 19 et la chaîne de transmission sont-ils traités au niveau scientifique ? Que peuvent les sciences du vivant ? Les sciences du vivant entretiennent, comme toutes les sciences, des rapports avec d’une part une idéologie et d’autre part, avec les technologies. Le premier rapport est une idéologie scientifique tandis que le second fait partie des technosciences. En France, l’excellent philosophe des sciences Georges Canguilhem avait consacré un essai précis  sur la question « Qu’est-ce qu’une idéologie scientifique ? » Un de ses disciples, Michel Foucault fera varier l’usage de ce concept dans ses recherches des années 80 sur la biopolitique. Sur les technosciences, beaucoup de recherches ont été effectuées depuis la découverte de l’ADN, notamment suite aux travaux de  Monnot, Jacob et alii. Tous deux auteurs d’essais tels que Le hasard et la nécessité ou la magnifique œuvre La Logique du vivant. Toutes ces références indiquent que nous sommes outillés pour clarifier la situation de pandémie et que ces outils d’analyse nous encouragent à cesser de nous engager dans une guerre fictive, pour ainsi dire fictionnée, et  au contraire de cultiver la distance critique pour ne pas céder à la panique et au bluff.

On cite trop souvent La peste de Camus beaucoup  moins Surveiller et punir de Foucault  encore moins La naissance de la clinique du même auteur  presque jamais La logique du vivant de François Jacob ou cet excellent petit ouvrage de Georges Canguilhem La connaissance de la vie. On apprend que l’expérimentation scientifique n’a jamais fait partie de l’éthique. Avant les régimes totalitaires racistes nazis, dès l’Antiquité, la médecine expérimentait sur les cobayes humains en ayant recours aux esclaves.

Demain, je reviendrai sur les questionnements sur la guerre, sur le mot d’ordre se substituant à l’information critique… en effet, vous ne croyez pas que je vais avoir la folle prétention de tout dire au même moment. Déjà recadrer les questions ce n’est pas une mince affaire.

Hier l’humeur 11 trop dure n’a pas été diffusée pour ne pas plomber une atmosphère déjà suffisamment pesante. Et puis je vis aussi et puis j’écris d’autres choses et puis je fais ce que je veux de mon confinement. Je m’interdis d’ironiser sur les bégaiements et aphasies de nos journalistes, consultants et politiciens glocaux qui ne font que répéter en écho les doutes de la recherche scientifique.

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Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

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Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

Ecrire en Océanie au service de la littérature calédonienne

 

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

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Pour les enfants confinés vente de livres jeunesse par lots à la librairie Calédo Livres

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Pour les enfants confinés vente de livres jeunesse par lots à la librairie Calédo Livres

Un jour, je serai GRAND… des propositions de livres jeunesse pour les enfants confinés par Calédo Livres

Donnez le goût de lire à vos enfants !

Chaque mois, Calédo Livres choisit pour vous des livres de qualité qui plairont aux petits Cagous du pays (de 0 à 5 ans).

Et des surprises sont prévues ! Ce pack pour 1 900 XPF TTC

Calédo Livres

Librairie spécialisée Nouvelle-Calédonie et Océanie

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Contactez-nous au (+687) 27 38 11 ou par mail : librairie@caledolivres.nc

Visitez notre site Internet caledolivres.nc

Ou cet autre pack pour 3 900 XPF TTC

Pour les enfants confinés vente de livres jeunesse par lots à la librairie Calédo Livres
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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 8

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Je restreins encore  les destinataires ….

Humeur 8

Rêve : Alité au Médipôle sous une tente à côté d’autres contaminé.e.s. Pêle mêle sans aucun soin genré ni ethnies classes races, survie et contraintes matérielles démocratisent l’accès à la mort ou pouvoir de faire durer un peu de vie avant la cessation définitive de celle-ci. Un vieillard à ma gauche, une jeune fille à peine adolescente, enfin de ce qui restait à distinguer de ces corps en sursis, qui se raccrochaient tous deux au lien à ce qui est appelé vie. La femme ou fille se réveillait parfois et on entendait un murmure monocorde :

« Aujourd’hui mami est partie ! » silence puis « Personne ne savait et tout le monde s’en moquait » et puis elle retombait dans un sommeil profond. Le vieillard me fixait. Croyant qu’il m’oublierait, je tournais mon regard vers la gauche. Il calculait le croisement : « T’es qui toi ? Hein ? Où vas-tu ? Qui es-tu ? D’où viens-tu ? » Je levais les yeux au plafond. « Fais pas semblant hein fais pas le malin hein c’est toi qui m’as donné cette saloperie de corona hein c’est toi hein avoue que c’est toi ! » avant que sa voix ne soit étouffée par le manque d’oxygène. Deux blouses blanches passèrent très vite presque en éclair et en rafales on entendait leur voix : « ô vous que j’eusse aimée ô vous qui le saviez », avais-je bien entendu ? Ou étais-je en proie aux délires ou entre rêve et semblant de réalité. Rêve : je me voyais atteint et pris dans la folle expansion de la courbe pandémique.

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Le billet d’humeur Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement

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Le billet d’humeur Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement

Après la lecture du sixième billet d’humeur d’un certain Ibn Khaldoun Sören Platon, philosophe, je me suis dit, pourquoi en cette période confinement ne pas en faire profiter les visiteurs de mon blog. C’est plein de bon sens un philosophe. « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. » Première phrase du célèbre Discours de la méthode provocatrice et ironique de Descartes. Que dit Ibn Khaldoun Sören Platon dans ses humeurs. Voir ci-dessous. Bonne lecture JP

Humeur 5

Autochtone ? Vous avez dit autochtone ?

Autochtone cas autochtone il existe un virus autochtone. On l’avait baptisé « chinois » « brésilien » d’autres lieux et nationalités maintenant « autochtones ». Le virus se reproduirait à la manière des générations spontanées. Sans autre transmission que l’apparition divine de l’autoproduction. J’ai des doutes consulte Le Petit Robert ; élève docile et studieux je copie les définitions :

« … 1. Qui est issu de soi-même où il habite, qui est censé n’être pas venu par immigration ou n’être que de passage.  aborigène, indigène, naturel, originaire. Peuple, race autochtone. – Coutumes autochtones, relatives aux habitants du pays. Les touristes et les autochtones. 2. – qui n’a pas suivi de transport. Terrains autochtones. Contraire : Étranger. »

Ainsi le virus ne subirait pas de mutations ne serait plus transmissible par transport. Il serait autochtone.

Humeur 6

Les week-end en Nouvelle-Calédonie sont pleins. Je veux dire remplis. Remplis d’événements culturels. Le Pays du Non-Dit bascule depuis maintenant un bout de temps vers celui du Sur-Dit. Symétrique inverse ? Pour ma part, le service culturel de la Province des Îles m’ayant convié à une causerie sur le conte philosophique Oudouane et Tchitchi, j’ai participé au premier Festival Loyalty tenu au centre culturel Tjibaou. La médiathèque Loohna de Lifou a rendu possible la vente de livres. Après ma causerie, j’ai pu écouler quelques exemplaires du conte mais aussi les 4 derniers Yeiwene Yeiwene et 3 Upiko Hnawang. Peintre miniaturiste de Nouvelle-Calédonie. Moment savoureux !

Tout le festival fut une réussite : organisation animation impeccables, prestations culturelles (théâtres musiques conférences) et culinaires à hauteur de l’événement. La culture kanak s’est exprimé dans son élément le centre culturel Tjibaou. Hier après-midi, j’ai entendu et beaucoup apprécié la conférence sur la philomathématique ou philomathique de Richard Waminya. Lumineuse, la parole de ce chercheur de haut niveau valorisait le concept central de la culture et philosophie kanak, la « relation ».

Un seul mot : « Encore ! » ajouté de quelques autres : « On en redemande ! » 

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Rencontre avec l'écrivaine Nicole Chardon-Isch à la librairie Calédo Livres, une causerie Écrire en Océanie pour la jeunesse !

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Rencontre avec l'écrivaine Nicole Chardon-Isch à la librairie Calédo Livres, une causerie Écrire en Océanie pour la jeunesse !

MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2021 À 18h00

Nicole Chardon-Isch présentera deux ouvrages où la poésie se mêle à l’imaginaire :

« Gayou dans la forêt », conte trilingue français, drehu, nengone et « Les Ani’mots calédoniens » coécrit avec Claudine Jacques.

On découvrira les premières  aventures de Gayou, un petit garçon en quête d’identité et d’amitié, dans un conte  initiatique trilingue français, drehu et nengone, traduit par l'ALK.

Les poésies et comptines écrites avec Claudine Jacques nous emmèneront sur les chemins de la facétie, du clin d’œil et de l’humour. Animaux emblématiques, portraits allégoriques, une vision originale...

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