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Christine Bourrelly rejoint les auteurs de nouvelles de l’association Ecrire en Océanie avec Battements de Lune

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Christine Bourrelly rejoint les auteurs de nouvelles de l’association Ecrire en Océanie avec Battements de Lune
Christine Bourrelly au dernier salon international du livre océanien au centre culturel

Christine Bourrelly au dernier salon international du livre océanien au centre culturel

C’est toujours un bonheur d’être édité, Christine doit savourer de l’être par l’association Ecrire en Océanie, qui a déjà un beau catalogue avec des ouvrages qui ont  beaucoup de succès auprès des lecteurs et des libraires.

26 nouvelles et 128 pages pour se régaler

Pour avoir un aperçu du talent de cet auteur je vous invite à découvrir une nouvelle à lire en ligne sur le site de EEO  

PS : Être édité par EEO, ce n'est entrer dans le Pléiade, une des collections majeures de l'édition française, publiée par les éditions Gallimard mais c'est quand même un grand honneur. EEO devient une vraie maison d'édition, la plus grande de Païta. 

Des livres édités par EEO dont le tome 3 de littérature calédonienne de Nicole Irsh une bible pour les enseignants, mon mien (:, et celui d'une poétesse coincée en Auvergne.

 

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Fête des MERS

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Fête des MERS
Fête des MERSFête des MERSFête des MERS

Ce samedi en mission pour mon petit-fils, intéressé par la marine nationale

Fête des MERS
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Fête des MERS
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Médiathèque de Païta Remise du prix Ecris une histoire pour expliquer l’état du monde et lancement du concours la micro-nouvelle 2022

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Médiathèque de Païta Remise du prix Ecris une histoire pour expliquer l’état du monde et lancement du concours la micro-nouvelle 2022
Médiathèque de Païta Remise du prix Ecris une histoire pour expliquer l’état du monde et lancement du concours la micro-nouvelle 2022

Convié à cette cérémonie ce samedi 29 mai 2021, votre serviteur, rédacteur du blog ecrivainducaillou, n’a pas pu se libérer mais je vous livre quelques informations. La lauréate d’une histoire pour expliquer l’état du monde est Mireille Rolly vous trouverez ci-joint son texte qui était accompagné de photos diffusées ultérieurement que vous allez découvrir sur le site de l’association Ecrire en Océanie ainsi que leur page Face Book.

Mireille Rolly en compagnie d'Hélène Janet pour l'exposition aborigène de 2020

Discours de la présidente Nicole

Monsieur le Maire, Madame la Présidente d’honneur d’Ecrire en Océanie, Madame la responsable de la Médiathèque et son équipe, Monsieur le responsable de l’équipe communication, Mesdames et Messieurs les membres du jury, Messieurs et Mesdames les journalistes et reporters, Cher public

L’association Ecrire en Océanie organise régulièrement un concours littéraire afin de faire émerger des talents et de récompenser l’investissement dans l’écriture. Le thème retenu dès l’an dernier est l’écriture d’un récit qui explique l’état du monde. Un récit étiologique.

Nous avons lu avec attention tous les textes-ils étaient peu nombreux- et sélectionné un conte étiologique, qui a séduit le jury par le choix du sujet, la sélection de paysages quotidiens, le thème de la transformation reliant l’hier et l’aujourd’hui. Sa structure a plu, faite d’épisodes récurrents rythmés par la rencontre de la pierre, objet central du conte.

De l’infiniment grand- la montagne à l’infiniment petit, le grain de sable, le parcours quasi initiatique de l’héroïne est jalonné de découverte de soi et de bonheur.

La fraîcheur de ce texte a éclipsé les autres, non pas qu’ils étaient mauvais mais ils péchaient ici ou là dans la qualité littéraire et la thématique. L’ensemble des textes, corrigé, paraîtra dans la rubrique « lire en ligne » de notre site.

Voici donc la récompense de la lauréate, un ensemble de plaquettes colorées, agencée en triptyque mettant en valeur le graphisme de l’auteure- elle est aussi artiste- et son mérite. Elle a été réalisée et imprimée par notre maquettiste Hellène Cabassy, avec le graphisme de l’auteure.

Reçois, Mireille, au nom d’Ecrire en Océanie, cet ensemble qui t’honore. Tu nous feras ensuite un immense plaisir en lisant ton texte.

Ci-dessous le texte de Mireille Rolly, Pierre qui roule avec en couverture, un montage réalisé par la lauréate.

L’association Ecrire en Océanie organise son 7ème concours littéraire francophone. Il sera ouvert du 1er décembre 2020 au 15 mars 2022. La Ville de Païta, la Ville de Boulouparis et la Ville du Mont-Dore sont les partenaires.

Thème pour 2022 : la micro-nouvelle en téléchargement en suivant ce lien

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Le numéro 53 du petit journal de Tieta spécial fête des mères en téléchargement.

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Le numéro 53 du petit journal de Tieta spécial fête des mères en téléchargement.

èTéléchargez le numéro 53 de Nuelasin en suivant ce lien

Le petit plus de la rédaction

Bonne soirée et bonne fête à toutes les mamans du monde.

Le texte qui suit relate ma naissance. Nous sommes en 1964. Et j’ai une pensée très forte à mes deux mamans, nenë Hmohmoa (Hélène dans le texte qui suit) et nenë Pamani (partie rejoindre sa sœur l’année d’avant dans l’autre monde.) Un extrait du texte avait déjà été publié dans Nuelasin (?) Je vous livre tout le récit à l’occasion de l’anniversaire d’un an de votre gazette. 

Que mes lectrices et mes lecteurs me veuillent absoudre. C’est déjà l’autre partie de la journée. Je voulais vous envoyer Nuelasin avec le lever du jour. Je le fais à son coucher. En ce moment, je cours. Et cela n’arrête pas. 

Ah ! j’allais oublier de remercier Mme Alexane Rousset (dans ce numéro) qui était bien passée dans mon bureau hier après-midi, juste pour me saluer. « Qaja, kuca » comme disent les drehu. « Dire et faire » Mme la lectrice de Nuelasin l’a dit (dans le journal) et elle l’a fait. Oleti beaucoup de la visite.

Bonne lecture de la vallée. Wws

Hélène

Quand Hélène ouvrit ses yeux ce jour là, elle ne vit plus son mari qui s'était levé tôt. Très fatiguée de la longue nuit entrecoupée par ses sorties nocturnes, elle mit du temps pour se traîner jusqu'à la base du poteau central. C'est là que son mari, entreposait le thermos d'eau chaude. Elle prit son thé accompagné de biscuits qu'elle sortit de la barrique du garde-manger. De l'autre coté du foyer de feu, Boula, le vieux du clan continuait de limer son couteau. Il s'apprêtait à quitter la maison pour aller défricher son champ d'ignames et déplacer son cheval. Le bruit de la lime sur la lame du couteau provoquait sur Hélène une sorte de nausée. Elle se sentait très mal et avait des envies de vomir. La jeune femme arrivait déjà à son terme. Elle allait donner naissance dans le clan de la famille de son mari pour la quatrième fois. Le vieux, lui, ne jetait même pas un regard aux souffrances de la dame. Ses yeux étaient fixés sur les mouvements d'aller et venue de son poignet sur son couteau. Il levait ses yeux de temps à autre pour regarder le feu dans son foyer et cracher dans la cendre. Et il reprenait son travail. Autour de lui des chiens. Et leur présence témoignait de l'activité journalière du vieil homme. Le vécu tribal. Il allait à son champ pour apporter des soins à ses ignames mais il était aussi le meilleur chasseur de la tribu. Quand il y avait des gens qui venaient le voir pour leur champ d'ignames dévastés par des cochons sauvages le vieux Boula se dressait en salvateur. Il abattait le cochon le jour même ; c'est qu'il possédait la meilleure meute de chiens de chasse à la tribu. La vie du vieil homme alors était rythmée par le nourrissage de ses bêtes. Sa proximité avec les animaux faisait de la case une pouponnière. Vers la fenêtre ; on pouvait entendre des chiots geindre. Une portée de quelques jours.

Hélène, elle, sentait aussi son jour. Et, elle n'avait ce jour là personne sur qui s'appuyer pour l'aider à accoucher. La maternité à la tribu c'est une affaire de femme ; même pas de famille. L'homme ne touche pas le nouveau-né. Il l'observe de loin et cherche ses traits sur sa progéniture. Il était impensable qu'Hélène demandât l'assistance du vieil homme. Le vieil homme non plus ne s'attendait pas que la jeune femme lui adressât la parole. Chacun dans la case vivait dans son monde. 

Hélène, poussée par les douleurs de l'enfantement prit la veste militaire que son mari avait fixée sur la première panne circulaire et sortit. Dans la case le vieil homme interrompit son geste pour suivre sa belle sœur du regard. Il ne parlait même pas ; les chiens ne dressaient même pas les oreilles au bruit de la charnière de la porte qui grinçait. Leurs sens étaient réglés aux moindres mouvements du vieux Boula. La chienne continuait la tétée ; Zizoué était enroulée à côté du vieil homme. Les autres chiens de la meute gîtaient autour de la case. Une case bien gardée mais aussi isolée parce que personne d'autre que les gens de la maison et du clan venait perturber la vie à Refuge. Refuge ; c'est le nom que le vieux Boula lui-même a donné à la maison. Une fois rentré chez lui on ne sortait plus ou alors les mouvements des invités étaient très limités. Boula le vieux ; s'était déjà même expliqué par le passé avec le conseil des anciens pour les enfants mordus sur la route principale mais aussi des gens non-accompagnés qui arrivaient à Refuge. 

Les aboiements des chiens à la maison firent sursauter le vieux Boula. Il se leva et partit vers la route pour rejoindre Temara qui l'avait appelé. 

-       Oncle ; où est tante Hélène ?

-       Je ne sais pas. Lui reprit-il avec étonnement.

-       Elle est dans la case je suppose.

-       C'était juste pour lui apporter ces quelques feuilles de brède et ces tubercules.

Et ils cheminèrent ensemble vers la case entourée des chiens qui jouaient et courraient autour de leur maître. A quelques encablures de la case Temara héla sa tante pour la sortir et s'enquérir de ses nouvelles. Aucun bruit ne fit écho à sa voix. Elle réitéra son appel jusqu'à s'inquiéter du silence.

-       Mais, Oncle Boula, es-tu sûr que tante Hélène est dans la case ?

-       Je vais voir.

-       Non ; laisse-moi y aller. Apporte ces ignames et ces feuilles là-bas à la cuisine. Dis à Dolly de les cuisiner pour onze heures. Arrose la marmite de beaucoup de jus de coco.

Devant le vide de la case, l'inquiétude de Temara augmenta encore plus. Elle proféra des reproches à l'égard de son oncle. Les reproches frisaient même la malédiction. « Mais quelle idée de laisser toute seule tante Hélène avec oncle Boula ! » A Hunöj ; tout le monde le connaît. A part ses chiens et ses ignames le monde s'arrête de tourner. Elle sortit et appela la jeune Yaella qui lavait son linge sur le lavoir à coté de la citerne.

-       Ma fille, as-tu vu tantine Hélène sortir de la case ?

-       Elle est peut-être partie avec grand père Willy à Wé. Ils ont dû prendre le bus très tôt le matin. Mais la voix du vieux Boula fit contrepoids.

-       Non ; elle était dans la case, il y a quelques instants.

Le vieux Boula ; avait son temps à lui. De toutes les façons, les gens de la tribu le connaissaient, le vieil homme était toujours en marge. Il avait même déjà pris son sac ; les chiens le précédant ; d'autres qui avaient déjà saisi l'emploi du temps du vieil homme ont déjà traversé la route principale pour partir à Ifij. Là-bas, le vieux cultivait ses ignames et élevait son bétail.

Laissée, seule face à son instinct maternel et au doute qui la travaillait ; Temara s'engagea dans un petit sentier qui s'enfonçait dans le champ de caféiers, pas loin de la case, vers la petite porte de la case ; le coté ou dormaient la chienne et sa portée. Au milieu des caféiers ombragés par les colonnes de grands peupliers Temara lança un premier appel. Le vol des moustiques et le chant des oiseaux ne lui remirent que l'écho dans la pénombre. Elle s'immobilisa entre le tronc d'un bois noir mis en travers du chemin ; elle pria. Temara n'avait pas encore fait passer sa requête par le nom de Jésus-Christ que les cris d'un nouveau-né lui firent ouvrir les yeux. Hélène ; à quelques pas derrière la pieuse était à demi inconsciente. Ses cheveux recouvraient un coco sec sur lequel sa tête prenait appui. Elle était allongée de tout son corps sur la veste de son mari. Et au niveau de ses cuisses béantes gigotait un bébé ; un nouveau-né dont les cris se mêlaient aux joies de la Nature. Le vent dans les feuillages ; le chant d'oiseau sur une branche comme pour accueillir le nouveau-né. Hélène, elle aussi remuait de tout son corps comme pour éloigner machinalement cette souffrance qu'elle a sorti de ses entrailles. Temara pleurait. Elle pleurait toutes les larmes de son corps pour reprocher à sa tante Hélène de ne pas rester dans la case et donner naissance à son cousin qu'elle portait maintenant dans ses bras. Elle reprochait aussi aux autres femmes de la maison de ne pas prendre soins de sa tante. Dans ses propos ; il n'était pas question de reprocher aux oncles leur démission face à l'événement qui se nouait : la vie. 

Quand Hélène était revenue à elle ; elle était allongée dans la case. A Refuge, il n'y avait plus de chiens. A la place de la chienne qui allaitait ses petits ; dormaient Hélène et son bébé. Vers la fenêtre ; la petite porte ; la porte des femmes, est allumée un deuxième feu. Le feu de la naissance. Les femmes de la tribu viendraient rendre visite à la maman et son enfant à cet endroit. Là-bas où le vieux Boula affûtait son couteau ; une vieille maman a pris place. Elle était allongée et de temps à autre, par-dessus ses épaules jetait un œil vers la maternité. Elle veillait Hélène. Elle lui a déjà administré les feuilles ; les médicaments pour l'aider à retrouver sa forme, pour une nouvelle naissance.

A la cuisine, là-bas vers la maison en tôles ondulées, les jeunes de la tribu s'afféraient à cuire de la viande. Les femmes ont aussi leurs baraques ; et en attendant leurs marmites sur le feu ; lançaient leurs plaisanteries pour habiller cette journée de joie.

Le pasteur de la paroisse et les autres personnes des autres clans ne sont pas encore arrivés. Tous les gens de Hunöj et surtout du clan du vieux Willy l'attendaient. Quand Hélène était revenue tout à fait à elle ; c'était déjà vers le soir. Elle était entourée des femmes de la tribu. De toutes les femmes de la tribu et surtout des femmes de son âge. C'étaient leurs chants de louange qui l'avaient sortie de son état. Quand elle eut bien ouvert ses yeux ; Temara lui risqua quelques questions sur son geste.

-    Tantine ; pourquoi ne m'as-tu pas appelé ce matin. Tu aurais dû dire à Yaella d'aller me chercher pour t'assister ?

La voix de la plus âgée des femmes fusa alors d'à côté du foyer principal.

-       Hélène ; n'as-tu pas de bouche pour dire à Boula de sortir avec ses chiens de la case ? Elle rajouta.

-       La case ; c'est pour nous les humains ; pas pour les bêtes. 

Plus personne ne parla comme si toutes les communications avaient été brouillées par la voix de la vieille Ala. L'autorité maternelle est un droit. Et cette autorité là est incontestée parce que liée à la maternité. Quand Hélène voulut parler à Temara ; celle-ci la devança pour lui signifier que le geste était déjà préparé. Il n'y eut plus de bruit. Mais le silence dans ces occasions était aussi meublé de sanglots et de spasmes. Toutes les femmes pleuraient comme pour accueillir les paroles de Hélène.

-       La vieille Ala ; je m'abaisse devant toi et devant les autres femmes ici présentes ; pour présenter mon pardon d'avoir donné naissance à l'héritier de votre clan dans un endroit que vous connaissez. Qui dira au vieux Boula de sortir de la case ; de chez lui. J'ai accompli mon geste parce que dans ma tête ; si je donnais naissance dans la case ; les vagissements de mon fils auraient attiré les chiens du Vieux. Ils auraient fait de mon fils et de moi leur festin. Voilà tout. Voilà mon geste de pardon, voilà le geste que je présente devant le poteau central ici à Refuge. Que Dieu et les esprits de ce lieu nous bénissent tous. Oleti.

II n'y eut plus de bruit dans la case ; tout le monde attendait les remerciements et les paroles que la doyenne des femmes et du clan allait prononcer.

Avant que la nuit ne couvre tout à fait la tribu de Hunöj, le vieux Boula fut revenu dans sa case pour annoncer que le pasteur allait arriver pour prier. Le père du nouveau-né, quant à lui ne vit même pas Hélène ni son fils. Le nom du petit lui fut même imposé par le chef de clan. 

Léopold Hnacipan (Ole, oleti 2010 avec écrire en Océanie)

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Un ouvrage sur les cheffesses et reines polynésiennes par 'historienne Corinne Raybaud

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Un ouvrage sur les cheffesses et reines polynésiennes par 'historienne Corinne Raybaud

Un ouvrage sur les cheffesses et reines polynésiennes extrait d’un article de Tahiti.Infos

L'auteure historienne photo de Tahiti.Infos

TAHITI, le 24 mai 2021 - L'historienne Corinne Raybaud signe un nouvel ouvrage sur les cheffesses et reines des temps anciens en Polynésie. Il compte 150 pages et rassemble les conclusions d’une étude novatrice selon l’auteure puisque jusque-là non réalisée.

Après des années de recherches, l’historienne Corinne Raybaud livre le fruit de ses travaux dans un ouvrage intitulé “Reines et cheffesses de Polynésie au XVIIIe et XIXe siècle”. Selon elle, il s'agit “d'une somme intéressante de femmes de pouvoir en Polynésie sur environ 150 ans. Une étude novatrice car jusque-là non réalisée.” Son ouvrage permet au lecteur de voyager dans le temps.

Les cheffesses et reines des temps anciens furent nombreuses et présentes dans tous les archipels de Polynésie au XVIIIe et XIXe siècle. Au tempérament de feu, certaines telles Purea et surtout Teri’itari’a furent des guerrières, d’autres des stratèges telles Itia et Atiau Vahine, d’autres enfin furent plus soumises et se plièrent à leurs obligations. Un grand nombre de ces femmes remarquables jusque-là restées dans l’oubli, passent de l’ombre à la lumière de l’histoire.

Corinne Raybaud est déjà l’auteure de livres sur les premiers explorateurs européens à Tahiti à partir de 1767 : “Wallis, Bougainville et Cook”, “Six explorateurs français dans le Pacifique au XVIIIe siècle” ou bien encore “Les derniers explorateurs français du Pacifique au XIXe siècle”… Suite de l’article

Ce livre peut être commandé ou acheté en ligne voir site de l’auteur et sera peut-être en librairie à Nouméa ultérieurement. Dédicace chez Odyssey, à Papeete, le samedi 29 mai de 9 heures à midi.

Maison d’édition et site de l’auteur

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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La causerie autour du roman Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres pour prolonger le succès de son lancement

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Franck et Gaëlle
Franck et GaëlleFranck et Gaëlle

Franck et Gaëlle

Cathie Manné

Cathie Manné

Gaëlle BESSAUDOU, attachée de presse calédonienne de la maison d'édition Au vent des îles était la modératrice de cette soirée pour questionner l’auteur, révélation littéraire de ces derniers mois sur le Caillou et au-delà du récif. Elle a d’emblée fait un résumé du livre et lui a posé des questions très pertinentes. Il n’avait qu’à suivre son intervieweuse. Très dynamique, Gaëlle l’a questionné sur ce choix d’un bagnard amoureux d’un autre déporté, d’un jeune homme condamné de droit commun qui s’éveille au monde, attiré par ce communard pétri de convictions, avec une conscience politique bien affirmée ainsi que sur les scènes de sévices forts détaillés. Franck a avoué aimer écrire cash sans pudeur. Il est direct. Il cultive avec soin la forme autant que le fond avec des phases courtes et un riche vocabulaire qui lui a permis de créer l’atmosphère comme parler argot sans écrire en argot qui aurait été incompréhensible.

Franck Chanloup écrit des romans et non des livres d’histoire a-t-il dit au cours de cette causerie. Il a l’intention de poursuite la saga de Victor avec ses descendants dans les méandres des événements de l’histoire calédonienne. Il n’est pas historien, mais Franck Chanloup, à l'instar de Monsieur Jourdain, fait de l’histoire sans le savoir, le ridicule en moins car il le fait en toute modestie, avec un travail de recherche historique approfondi. Ce premier roman réussi et salué par la presse nationale aura donc une suite. Il est certain que les nombreux nouveaux fans de l’auteur attendent avec impatience la descendance du communard.

Petit rappel : Les enchaînés de Franck Chanloup Au Vent des Îles

1868, Sarthe. Victor est le cadet d’une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu’au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon…

Un roman disponible en librairies et grandes surfaces à Nouméa et Tahiti !

Site de l’éditeur suivre ce lien

Franck CHANLOUP Francksbooks

èLire un extrait en suivant ce lien

La causerie autour du roman Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres pour prolonger le succès de son lancement
La causerie autour du roman Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres pour prolonger le succès de son lancementLa causerie autour du roman Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres pour prolonger le succès de son lancement
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Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres : ce mercredi 26 mai, une rencontre avec l’auteur à ne pas rater.

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©Crédit photo Marc Le Chélard Photographe
©Crédit photo Marc Le Chélard Photographe

©Crédit photo Marc Le Chélard Photographe

Les enchaînés de Franck Chanloup à la librairie Calédo Livres : ce mercredi 26 mai à 18h00

Les enchaînés de Franck Chanloup Au Vent des Îles

1868, Sarthe. Victor est le cadet d’une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu’au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon…

Un roman disponible en librairies et grandes surfaces à Nouméa et Tahiti !

Site de l’éditeur suivre ce lien

Franck CHANLOUP Francksbooks

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Les Enchaînés de Franck Chanloup Au Vent des Îles

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Franck Chanloup à Calédo Livres mercredi dernier pendant la présentation de son livre au public

Franck Chanloup à Calédo Livres mercredi dernier pendant la présentation de son livre au public

1868, Sarthe. Victor est le cadet d’une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu’au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon…

Dès les premières pages le lecteur est transporté au 19ème siècle. Pas un détail n’a échappé à Franck Chanloup, la description de la misère humaine des pauvres paysans encore aussi mal lotis qu’au Moyen Âge est étonnante. Certes ce ne sont plus des serfs mais encore des vilains. Ils naissent et dorment toujours sur la paille. Les bourgeois, les nantis sont des proies, des victimes toutes désignées pour les édentés, les pue-la-sueur, les pue-du-bec, le père du gosse Victor est de ceux-là. Ses relents de piquette et d’oignons dégoutent le môme, mais il obéit. Chez ces gens là, on ne la ramène pas. Le père Chartieu, amateur de picrate au pays du cidre, entraîne ses fils dans des coups tordus. Le vieux est un dur. Il va jusqu’à s’accuser du meurtre de l’aîné en sachant qu’il se fera guillotiner. L’aîné a une femme et un gosse. Le plus jeune, complice, ira au bagne. Il est trop jeune pour se faire raccourcir à décréter le père.

La force de ce roman est dans le réalisme des scènes, le meurtre, le transport dans des conditions abominables jusqu’à Toulon puis à bord de la Danaé pour se rendre aux antipodes. Les coups, les puanteurs, les plaies, le sang, la merde, tout y est. Et les chaînes, les fers omniprésents, le titre Les Enchainés est le parfait reflet de cette chaîne conductrice. C’est le récit de la descente aux enfers d’un gamin sacrifié, Victor, l’antihéros, personnage central de ce roman. Il est frêle, trop jeune, fragile. Il tombera même amoureux de Léopold Lebeau, un prisonnier communard idéaliste et indomptable. C’est aussi ça le plus de ce roman, une histoire d’homme qui n’en ont pas le profil. Dans la dernière partie du roman, au bagne de la Nouvelle, l’auteur fait la part belle aux déportés de la commune, des politiques des rescapés de la semaine sanglantes et des barricades. Ils donnent du fil à retordre aux gardes-chiourmes. Les bagnards de droit commun ont beau avoir un lourd passé et des têtes de tueur, les communards sont des rebelles courageux. C’est d’eux qu’on se méfie. Ils parlent, contestent, organisent, ont du soutien à l’extérieur. Même si leur passage en Calédonie a été court et qu’ils ne sont pas vu de cette manière par les historiens. Ils ont moins marqué les Calédoniens parce qu’ils ne sont pas restés sur le caillou. Ils souhaitaient repartir, en découdre avec le gouvernement français. Ils étaient intellectuels, pour certains, journalistes. Ils devaient décamper dès que possible pour témoigner, reprendre le combat. La fin du roman, des pages sublimes relatent l’évasion. Un épilogue à découvrir en lisant ce premier roman qui va en appeler d’autres. Quand un éditeur signe pour plusieurs ouvrages, cinq, je crois savoir, c’est qu’il a découvert une perle. Christian Robert l’éditeur Au vent des îles a du flaire ! J’ai lu ce roman avec un réel plaisir. JP

PS : Il est disponible dans toutes les bonnes librairies de France et d’outremer, en Nouvelle-Calédonie bien sûr.

Franck Chanloup est né au Maroc en 1970. Après quelques années passées en France, il décide d’émigrer en Nouvelle-Calédonie pour raisons professionnelles et se découvre un grand intérêt pour le voyage et l’histoire, trop méconnue, de ce territoire. Passionné de littérature depuis toujours, captivé par des auteurs tels que John Fante, Jonathan Safran Foer ou Pat Conroy, Franck Chanloup est blogueur littéraire, et signe ici son premier roman.

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Sylvie Coquillard l’invitée de l’atelier de formation à l’écriture de la médiathèque de Païta

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Des ouvrages plein les mains
Des ouvrages plein les mainsDes ouvrages plein les mains

Des ouvrages plein les mains

Le rendez-vous devait être une présentation des ouvrages de Sylvie pour le lancement du son dernier recueil Ancrages et clairs envols. L’envol a bien eu lieu mais point d’ancrages sur le Caillou, en ce moment les colis partent mais arrivent quand ils veulent, par contre, l’ouvrage Visages et paysages du caillou, une autre nouveauté poétique de Sylvie Coquillard était bien là. Cannelle Irsh la présidente d’écrire en Océanie après un rappel des activités de son association EEO a laissé Sylvie nous présenter sa vie et sa dernière œuvre. Dans ce recueil, prose et poésie sont mêlées, et le visage de la couverture de l’artiste photographe Jules Hmaloko donne un vrai cachet à cette nouveauté littéraire.

Sylvie a écrit de petits bijoux de textes dans ce recueil, elle a déclamé son poème Vallée du Tir… quartier libre, un hymne à la gloire d’un quartier indissociable à l’histoire de la ville de Nouméa. Il faut avoir un vrai talent pour sublimer de cette manière un quartier parfois déprécié. Ce poème épate tous ceux qui l’ont déjà entendu ou lu mais il y a beaucoup d’autres récits ou poèmes à découvrir. Certains, en l’honneur de personnages inattendus, comme celui sur Toussaint, Quand Toussaint veillait sur l’Anse Vata ou Gonzague, l’ami du petit écran. Que vient faire Gonzague dans ce recueil ? Il y est, en buste ! Sylvie l’a croqué poétiquement, un petit régal ! Cet ouvrage a été écrit avec son cœur d’or, elle parle, d’amour, d’amour pour ce pays qu’elle a appris à aimer au cours de sa vie après avoir été arrachée à sa Picardie natale dès son adolescence. Arrachée, un mot fort mais c’est celui qui convient au récit de la vie de cette belle personne. Il faut l’acheter et le lire ce recueil, il est en vente à Nouméa.

4ème de couverture :

Ce recueil est une évocation recentrée sur la terre d’accueil de Nouvelle-Calédonie amorcée précédemment dans L’âme des écorces.

Initialement vécu comme lieu d’exil, le « Caillou » impose ici sa juste place avec l’évidence d’une réconciliation, comme si, au fil du temps, ce pays avait exercé le charme d’un apprivoisement.

L’auteure a voulu ouvrir les yeux et le cœur à un espace dont la richesse, le foisonnement, les réalités contrastées n’excluent pas les interrogations. Elle explore ce « Caillou » du Pacifique aux multiples visages, aux lieux chargés de sens, bien que parfois énigmatiques : autant d’appels ou de questionnements, de certitudes où pourtant les doutes s’enracinent encore.

C’est dans cet ondoiement aux forts accents, à l’intense lumière qu’elle s’autorise cette fois à écrire et décrire indifféremment en vers comme en prose. Une composition hybride dans ses variations de tons où le lyrisme n’exclut pas le prosaïque…

PRIX 12.40€ en ligne (Voir sur le site de l’éditeur)

L’auteure

Une vie consacrée aux lettres et plus particulièrement à l’écriture, Sylvie Coquillard publie son premier recueil de poèmes en 2013, intitulé Au bord d’Elle. Ensuite, elle publie Atlantides en 2017, suivie de L’âme des écorces en 2018, Ancrages et Clairs envols et ce dernier.

Des images dans la Médiathèque avant les séance de dédicaces.Des images dans la Médiathèque avant les séance de dédicaces.
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Des images dans la Médiathèque avant les séance de dédicaces.

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Le Journal de Tieta Nuelasin numéro 52 est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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Le petit plus de la rédaction

Bozusë.

La pensée du moment va vers une lectrice. Lizie. Elle veut absolument recevoir toutes les publications de Nuelasin. Je la remercie de son entêtement, mais je ne réussis toujours pas à les lui envoyer. Après chaque envoi, le message retour affiche qu’il est trop volumineux. J’ai diminué le volume d’envoi. Rien n’y fait. Je projette maintenant de passer par lecteur interposé. Drikone du Mt des oliviers, s’en chargera. C’est son lien. J’espère qu’il réussira parce que je ne compte plus le nombre d’échecs enregistrés. Quelle frustration !

Mardi 16 août 16 (chez Mamie Ro à Boulari)

Souvenirs de Fidji : Mr Pierre a conversé avec un Fidjien qu’il a rencontré à Martintar et dans la discussion, il a appris que le Mr était payé 150$ la semaine. L’équivalent de 9000 frs de chez nous. Cela veut dire qu’au mois, il touchait 36000 frs (à peu près). Un salaire de misère. Mais il disait aussi qu’il était un privilégié au regard de ceux qui n’ont pas de travail. Il ne travaillait pas pour lui-même parce qu’en plus de sa famille, il faisait vivre d’autres personnes proches qui n’ont pas le sou. Le plus difficile dans la gestion de l’année se situe à chaque rentrée scolaire quand il faut acheter les fournitures, disait-il. Et, Mr veut dans tout cela épargner : 10 frs. Il s’en sort tout de même mais on peut imaginer à quel prix. 

Dans un autre taxi de Nandi, j’appris que le conducteur ne faisait pas vivre uniquement sa famille. Il perce mais difficilement comme l’ouvrier de Martintar. Il est jeune. Lui aussi est de la communauté indienne. Il travaillait surtout la nuit. Sa voiture était personnelle. Cela veut dire qu’il œuvrait pour son compte. Il était ainsi responsable de la vie de ses parents, de sa sœur et d’autres membres gravitant autour de sa sphère. Toute une congrégation. Shafil. C’était cela que j’ai entendu comment ils l’appelaient. Un taximan qu’on contactait un peu plus souvent pour nos courses. Il était plutôt bon vivant. Il plaisantait beaucoup avec M. Pierre, M. Kokone et moi-même en faufilant dans les files de voitures des rues de Nandi. Une forte pensée d’admiration pour ces gens me presse. Fidji s’offre le monde en exhibant l’opulence comme une vitrine d’un pays en plein essor. La réalité est tout autre. L’argent roi coudoie la misère humaine. Et la masse a appris à vivre avec en arborant des masques tout rayonnant de vie. Le visiteur ne s’en rend même pas compte. Jésus ! Béni soit-il. 

Sipo : Je suis à la recherche des définitions des noms des tribus de Drehu existantes ou bien de comment elles ont été fondées après 1842 (date de l’arrivée de l’évangile à Lifou) Je n’ai pas beaucoup d’info sur le sujet. 

Agréable lecture à vous tous de la vallée et bonne fête de mai. 

Wws

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