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"Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL

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Le roman "Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL, qui vient de paraître aux Editions Noir au Blanc, est disponible à la librairie CALEDO LIVRES à Nouméa.

Samuel et Youssef se lient d'amitié au collège dans la France des années soixante. Amid, l'oncle du second diablotin, vit à Paris depuis 1932. Poète, philosophe, dévoreur de livres, il aime séduire les femmes. Mais cela va le mener dans une fâcheuse situation.

Ce premier roman, drôle et tendre, est une histoire en partie autobiographique.

Né à Paris en 1957, Alain Mardel s'est installé en Nouvelle- Calédonie à l'âge de trente-neuf ans. Il y a ouvert une école de théâtre et monté une troupe.

"Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL

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Madame Thanh-Van TRAN-NHUT à la maison du livre à Nouméa

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Un lettré désigne une personne qui a une solide culture littéraire ; cultivé, érudit. Hier soir la maison du livre a eu le privilège de recevoir une lettrée en la personne de madame Thanh-Van TRAN-NHUT romancière spécialisée dans le polar au travers des enquêtes menées par le mandarin Tân dans le Vietnam du XVIIe siècle. Le choix de l’époque ainsi celui du personnage principal, un mandarin expert en arts martiaux, n’est pas banal.

Madame Tran-Nhut de formation scientifique écrit avec la précision d’une montre suisse. Une horlogerie parfaitement scénarisée avec une documentation et un travail de recherche qui laissent pantois. Elle a expliqué tout cela au public fasciné dès le début de son intervention par son aisance et sa connaissance de l’époque et du pays qui lui sert de décor pour sa série des mandarins Tân mais elle écrit aussi des histoires contemporaines avec le même talent.

Ce serait trop long de résumer ces deux heures d’un feu d’artifice de révélations sur la culture vietnamienne. Thanh-Van comme elle le fait dans ses livres peut en racontant faire passer les odeurs, les saveurs l’exotisme de son pays natal. Elle a su nous expliquer le mélange des religions et de philosophies pratiqué par les Vietnamiens en développant avec subtilité les différences entre le taoïsme et le confucianisme qui sont originaires de Chine, en rappelant au passage que la colonisation chinoise avait duré 1000 ans, ainsi que le bouddhisme en évoquant les rapports peu connus et anciens du Vietnam avec le Japon. Le choix du XVIIe siècle qu’elle affectionne n’est pas un hasard. C’est une époque charnière pour le Vietnam en rupture de leader ce qui faisait le jeu des seigneurs de la guerre, une phase de rivalité entre le Nord et Sud. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud, tandis que les souverains Lê ne règnent plus que symboliquement. De plus, c'est de cette époque que date l’origine de la colonisation française.

Fille d’un professeur d’université et descendante de mandarin par sa mère madame Thanh-Van TRAN-NHUT n’est pas pour autant coupée du peuple. Elle sait reproduire l’humour des Vietnamiens que j’ai pu moi-même constaté à Hanoï pays d’origine de mon épouse. Quand son héros Tân sort de son palais pour s’encanailler ou faire ripaille incognito avec de petites gens cela peut conduire à des scènes très comiques que l’on a pu vérifier avec la lecture de passages par Pierre Faessel. Les scènes de combats entre Tân et des bandits de grands chemins sont très drôles, le Kung Fu à la mode Tân est à mourir de rire. Les titres ou sous titres de ses histoires donnent déjà envie de sourire comme Les travers du docteur Porc. Tran-Nhut parle véritablement de médecine dans ses livres et de beaucoup d’autres sujets qu’elle étudie dans des ouvrages d’historiens ou de chercheurs. Souvent le plus inattendu ou la révélation étonnante n’est pas dans la fiction mais dans de vrais pratiques ou des coutumes oubliées.

C’est une grande chance que cette convention qui permet à la maison du livre et la Nouvelle-Calédonie avec le Randell Cottage à Wellington en Nouvelle-Zélande de pouvoir recevoir les lauréats de la résidence d’écrivain. L’auteure interviendra chez Caledo Livres ce soir et à Koné pour la semaine du livre en province Nord. J’invite les amateurs qui veulent se régaler et s’enrichir de littérature de haut niveau à aller à la rencontre de  madame Thanh-Van TRAN-NHUT.

Couverture d'un de ses livres

Couverture d'un de ses livres

Tran-Nhut et Pierre Faessel dans le salon de la maison Célières

Tran-Nhut et Pierre Faessel dans le salon de la maison Célières

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Dura Lex 1910 de Jean-Marie Creugnet

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Jean-Marie Creugnet vient d’ajouter à ses chroniques de la colonie un nouvel ouvrage Dura Lex qui nous transporte en 1910.

On y apprend énormément sur la vie à cette époque et en particulier que la question du statut territoire n’est pas une préoccupation d’aujourd’hui. En 1910 déjà on débattait sur le sujet. Même si dès neuf heures du soir un coup de canon signifiait aux indigènes non citoyens et autres immigrants l’interdiction de circuler dans les rues et les faubourgs de Nouméa. Les 1600 électeurs libres avaient votés pour un projet de statut d’autonomie. Ce projet avait été rejeté illico  par la métropole car la Nouvelle-Calédonie appartenait à la France. Pas question de l’offrir aux 1600 français votants qui s’y trouvaient. C’est l’histoire raconté par Jean-Marie Creugnet des vérités, des anecdotes savoureuses scrupuleusement récupérées par l’auteur le plus prolifique du Caillou.

À noter, les patronymes des familles calédoniennes cités en annexe avec la référence des pages qui parlent de leurs ancêtres. On apprend aussi beaucoup de choses sur l’histoire de la métallurgie en filigrane du récit riche d’enseignements.

Couverture du livre aux éditions Paterna Paternis

Couverture du livre aux éditions Paterna Paternis

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Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966).

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Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966).

Hamid Mokaddem au dernier Silo de Poindimié en compagnie de Frédéric Ohlen et de Sonia Faessel

Les trois livres ci-dessous, édités à Marseille en partenariat avec l’association Expressions (Nouvelle-Calédonie), sont actuellement disponibles sur le territoire. Distribués par Book’in dans tous les points de vente, on peut les trouver notamment à la librairie Calédolivres située place des cocotiers.

 

Couverture des livres d'Hamid Mokaddem et de celui de J. Delathière

Couverture des livres d'Hamid Mokaddem et de celui de J. Delathière

Jerry Delathière, Le lézard Jurufi et autres légendes kanak du pays CiRi, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditions Transit ISBN 2-91720-08-0, 43 pages, 1900 XFP.[Légendes kanak du pays Ciri exprimées par la plume d’un écrivain et historien calédonien reconnu pour ses travaux scientifiques sur la région de La Foa, de ses peuplements pré-coloniaux et coloniaux, et de la grande insurrection de 1878.

Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966). Une conception kanak du monde et de l’histoire, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditions Transit ISBN 2-91720-07-3, 35 pages, 1900 XFP. Après l’édition scientifique des textes d’Apollinaire Anova avec Bernard Gasser, l’auteur propose une introduction à l’œuvre, la trajectoire et la pensée du premier écrivain kanak de langue française. Anova est le premier Kanak à avoir réhabilité la figure d’Ataï et à avoir montré combien l’insurrection de 1878 constitue le devenir de la trajectoire nationale de la Nouvelle-Calédonie. L’analyse psychologique de l’histoire qu’il déploie pour comprendre le conflit des deux systèmes de pensée est à comparer avec celle d’un autre auteur, décédé comme lui à 36 ans d’une leucémie, Frantz Fanon.

Hamid Mokaddem, Papiers... Svp, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditionsTransit ISBN 2-91720-09-7, 79 pages, 1900 XFP. Il s’agit d’une reprise d’articles publiés en 2007 et 2011 dans Les Infos. Derrière les analyses littéraires et scientifiques, il y a une analyse politique et polémique sur la situation post-coloniale de la Nouvelle-Calédonie.

Le père Anova

Le père Anova

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Causerie autour de Paysage

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Hier soir mercredi 09 avril un plumeau d’auteurs calédoniens étaient réunis pour épousseter le paysage littéraire en présentant les textes d’un ouvrage collectif Paysage, une édition de l’association Ecrire en Océanie.

Ce recueil rassemble les textes de formes variées. Un échantillon des différentes formes littéraires (fragments, poèmes, théâtre, nouvelles...) de douze auteurs.

Cyril Pigeau (prix Ecrire en Océanie)

Mireille Rolly (prix Médiathèque Ouest)

Alain Lincker (prix Association des bibliothécaires du Nord)

Christine Cho (lauréate 2012) Frédérique Viole (lauréate 2011) Léopold Hnacipan (lauréat 2010) et des auteurs membres du jury :

Michel Chevrier, Claudine Jacques, Firmin Mussard, Frédéric Ohlen, Nicole Perrier et Roland Rossero.

Une belle soirée organisée par Dominique Buzance qui a de plus en plus de succès avec ses causeries. La littérature calédonienne est en plein essor. Nos locomotives comme Frédéric Ohlen, Dewé Gorodé et Nicolas Kurtovitch absents pour cause de divers salons en métropole pourrons surement en témoigner lors des manifestations à venir. L’émission NC 1er Itinéraires filmé de main de maître par Alan Nogues a montré de beaux portraits d’écrivains de Nouvelle-Calédonie hier mardi 08 avril. Certains d’entre eux sont coauteurs de l’ouvrage Paysage.

À noter la belle illustration de couverture de Bernard Billot

La production d’ouvrages en Nouvelle-Calédonie n’est pas peut-être pas proportionnelle aux nombres de lecteurs. On est encore loin d’approcher la ferveur des Islandais. Voir ci-dessous cet extrait d’un article de libération :

Islande Le givre et les lettres en 2012

…Peu d’Européens du continent connaissent l’existence de ce mystère, qui n’a rien, ou trop peu, à voir avec le roman noir dont on estampille souvent l’ensemble de la production scandinave. L’incroyable tient en une phrase, formulée par le poète : «Le texte occupe une place spéciale dans la société islandaise.» Autrement dit : sur cette île peuplée de 320 000 âmes dont les deux tiers vivent à Reykjavik, les gens lisent et écrivent comme nulle part ailleurs.

Difficile de faire l’impasse sur les chiffres tant ils sont étourdissants : en 2010 et 2011, 70 % des habitants de la capitale ont emprunté un livre à la bibliothèque municipale. L’an dernier, 1,1 million d’ouvrages en sont sortis. En 2009, 64,5 % des Islandais se sont acheté au moins un livre et 82 % ont dit en avoir lu un par plaisir. L’Islande est le pays qui compte le plus grand nombre de livres publiés par tête au monde : 5 pour 1 000 habitants (contre 2 à 2,5 dans les autres pays scandinaves). Le tirage moyen d’un ouvrage y est de 1 000 exemplaires - ce qui aux Etats-Unis équivaudrait à un million ! La fièvre littéraire atteint son climax à la fin de l’année, le livre étant le cadeau de Noël le plus répandu…

Causerie autour de Paysage

Petit aparté sur fond de Paysage
J’aurais pu et j’aurais aimé être l’un des élus de l’association Ecrire en Océanie pour figurer dans le casting. J’ai été lauréat avec ma nouvelle Che si ascuiga le castagne ora (Qui va sécher les châtaignes maintenant) en 2011 du prix Association des bibliothécaires du Nord ainsi que pour C’est ça le destin commun un concours organisé par la bibliothèque Bernheim la même année mais j’aurais fait le treizième homme.
Le chiffre 13 est sans aucun doute le plus significatif des nombres d'un point de vue superstitieux. Je ne m’élèverai pas contre les triskaidékaphobes qui usent de pratiques discriminatoires à l’égard du chiffre 13 étant moi-même superstitieux. Je pense avoir échappé à la malédiction. A noter que les trois lauréats 2013 sans date mentionnée au début de la liste des auteurs est un signe révélateur de cette phobie du 13. Joël Paul

Mon article du CaledonianPost

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« L’Ancien régime et la Révolution" de Tocqueville fait un carton en Chine

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Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, généralement appelé par convenance Alexis de Tocqueville, né à Paris le 29 juillet 1805 et mort à Cannes le 16 avril 1859, est un philosophe politique, homme politique, historien, précurseur de la sociologie et écrivain français. Il est célèbre pour ses analyses de la Révolution française, de la démocratie américaine et de l'évolution des démocraties occidentales en général. C’est ce philosophe français disparu il y a plus de 150 ans qui fait un tabac en Chine. Voir ci-dessous l’article d’ Olivier Ravanello du monde.

Alexis de Tocqueville, succès des librairies en Chine

Par Olivier Ravanello | Le Monde selon Ravanello – le 05 avril 2014

Incroyable. En Chine, un livre se vend comme des petits pains. Une sorte de nouveau Livre rouge. Il n’a pas été écrit par Mao mais par un Français attaché à la défense de l’individu : Alexis de Tocqueville, philosophe politique issu d’une grande famille noble de France qui essayait de comprendre pourquoi en Grande-Bretagne la monarchie avait su résister là où les révolutionnaires français avaient coupé la tête du roi. À Pékin, Shanghai ou Chongqing, "L’Ancien régime et la Révolution" fait un carton ! Pourquoi ça ?

Tout est parti d’une intervention publique d’un dirigeant du parti. Wang Oishan, Vice-Premier ministre du Parti communiste chinois. "Il faut lire Tocqueville ! Un livre en particulier : "L’Ancien régime et la Révolution". Méditez sur le passage concernant le début du processus révolutionnaire. "La période la plus dangereuse pour un régime en place est lorsqu’il commence à engager les réformes", disait Tocqueville !"

C’est l’État communiste qui ouvrira le pays au capitalisme

Tu parles ! Au pays des deux systèmes, le conseil n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Par intérêt ou par suivisme, on s’est jeté sur la littérature du penseur politique français, admirateur des États-Unis pour leur capacité à protéger l’individu des excès du pouvoir. L’individu en Chine ! Un concept. Il n’empêche. Toute l’histoire récente de la Chine est là.

Au début des années 80, le constat des dirigeants chinois est simple. Pour être la première puissance mondiale, il faut participer à l’économie de marché mondiale. Mais comment éviter de basculer dans le vide comme l’URSS et mettre 20 ans à s’en relever ? En mariant les contraires. Le yin et le yang. C’est l’État communiste qui ouvrira le pays au capitalisme. Il fallait oser. Les Chinois le font.

De fait, depuis 30 ans, tout est question de tempo. Comme lorsque l’on ouvre les vannes d’un barrage. Si vous ouvrez trop peu, il ne se passe rien. En économie, l’eau d’un goutte à goutte s’évapore. Mais si vous ouvrez trop les vannes, la force de la déferlante peut emporter le barrage. À Pékin, le grand chef doit donc avoir du doigté et si possible avoir lu Tocqueville.

La croissance a masqué les inégalités qui se creusaient

Jusqu’à présent, la bascule s’est faite. L’important en Chine n’est pas l’idéologie communiste mais le nationalisme, la grandeur du pays. Jeter Marx à la poubelle n’a posé de problème à personne et la croissance a permis de masquer les inégalités abyssales qui se creusaient. Aujourd’hui, la croissance ralentit mais le nouveau président s’attaque tout de même à la corruption, aux barons régionaux, aux pouvoirs des ministères. Turbulences en vue !

Mais pas question pour autant de partager le pouvoir. Ceux qu’on appelle les princes rouges, les enfants des dignitaires qui entouraient Mao, sont aujourd’hui au pouvoir. Ils sont la noblesse de la Chine populaire. À eux donc d’ouvrir le pays, sans perdre le pouvoir. Mais la rue grogne. Surtout depuis qu’internet est apparu.

Sur la toile, des pétitions se montent. Urbanisation délirante, pollution, santé, enseignement, abus de pouvoir locaux... On attaque en justice et tant que le régime n’est pas remis en cause, le pouvoir laisse faire. Désormais, les pétitionnaires n’iront plus en prison : la marmite boue, il faut laisser bouillonner mais à feux doux. Un couvercle et ça déborde !

Entre livres de cuisine et traités de philosophie politique, la noblesse dirigeante chinoise avance à pas compté. Le président promet que le chantier de la transition sera fini en 2049 pour les 100 ans de la Chine populaire. Tocqueville n’avait pas pensé qu’en Chine, le temps s’étire...

« L’Ancien régime et la Révolution" de Tocqueville fait un carton en Chine
« L’Ancien régime et la Révolution" de Tocqueville fait un carton en Chine

Publié dans Divers

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De l'humour à la maison du livre de Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L’émission Des livres et nous ce mardi 1er avril avait pris ses quartiers à la maison du livre, la maison Célières du faubourg Blanchot. Elle a été diffusée en direct à la radio et le sera en différé le dimanche 06 avril à 9h30 en télévision.

 

Même en l’absence du président et du directeur de la maison du livre pour cause de salon du livre à Paris, les mots ont circulé dans la bonne humeur puisque le thème était l’humour, l’humour des Fous à lire et des Fous à lier de la compagnie des Artgonautes qui jouent des sketchs d’auteurs du Caillou en ce moment au théâtre de poche.

Le chef d’orchestre était l’animateur Cris de NC 1er avec le soutien de Pierre Faessel qui a ouvert la soirée en annonçant l’arrivée de monsieur Humour et madame Fantaisie à Tontouta le jour même, des contrebandiers avec des valises pleines de mots, des mots de toutes les natures, des mots d’ordre, des mots irrévérencieux, des mots bien cachés dans le double-fond des valises et séparés par des traits (d’humour). Ils se sont envolés aussitôt que les douaniers ont exigé un contrôle des bagages pour se répandre sur la Grande Terre et les îles. Les dix mots de la francophonie en tournée en Nouvelle-Calédonie ont trouvé là un renfort inattendu.

Après cette brillante introduction Cris a reçu Béniéla Houmbouy qui était le fil conducteur de la soirée pour parler de l’humour kanak puis le comité de lecture de la bibliothèque Bernheim pour présenter leurs coups de cœur. Sylvain Lorgnier, Mélissa Wahnapo, Marithé Siwene et Dominique jean ont évoqué le cabaret des fous à lier après deux extraits des sketchs actuellement joués Soit la meilleure ma fille de Mélissa Wahnapo par la comédienne Marithé Siwene et Kiki de Kobe par un Pitbull, Dominique Jean métamorphosé au point que Sylvain Lorgnier le sort avec une muselière.

Quelques uns des participants à cette soirée Marithé Siwéné, Laurent Ottogalli, Dominique Jean, Jilème

Quelques uns des participants à cette soirée Marithé Siwéné, Laurent Ottogalli, Dominique Jean, Jilème

Jilème, Fly ont parlé de l’humour en dessin avec les difficultés de le faire sans froisser les hommes politiques par exemple. Les brèves de comptoir de Laurent Ottogalli et les lectures de Damien Durieux, qui a clôturé la soirée, ont contribué également à la réussite de cette soirée culturelle à Nouméa.

Marithé au théâtre de poche dans la pièce de Mélissa

Marithé au théâtre de poche dans la pièce de Mélissa

A noter que sur les 9 textes mis en scène pour le théâtre de poche du centre d’art sur les 54 reçus. J’ai un faible pour deux d’entre eux :

"I’ve a dream" de Joël Paul
Comédien : Erwan Botrel

"Sois la meilleure ma fille" de Mélissa Paul épouse Wahnapo
Comédienne : Marithé Siwéné

11 textes ont été primés mais pour un problème de longueur 9 ont été finalement retenus pour le cabaret des fous à lier. JP

Publié dans Maison du livre NC

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