16e édition du salon du livre « Lire en Polynésie »

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

16e édition du salon du livre « Lire en Polynésie »

Sur le thème « Leur vision du monde »

Du jeudi 10 au dimanche 13 novembre à la Maison de la Culture

À mi-chemin entre l’actualité internationale (culturelle, sociale ou encore environnementale), la vision du monde selon les écrivains apporte de la matière au débat à travers leurs productions et leurs ouvrages. Qu’ils soient poètes, philosophes, romanciers ou encore essayistes, leur(s) vision(s) du monde contribue à construire une réflexion collective.

La vision du monde permet aussi parfois de lever le voile sur des non-dits, des malentendus… Mais aussi, souvent, de mettre au jour des sujets plus profonds, en amenant le lecteur sur des sentiers encore inexplorés, ou méconnus, en abordant les faces cachées de notre propre monde, de notre propre société. Voire de notre propre personnalité.

Mais parce qu’une vision du monde ne peut se construire de manière unilatérale, il est important de composer avec d’autres horizons, de croiser les cultures et les expériences, de puiser en autrui une inspiration manquante pour en fin de compte, mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux s’écouter les uns les autres.

Enfin, la vision du monde (quelle qu’elle soit) annonce aussi le renouveau, ouvre des opportunités au(x) changement(s) et encourage à mettre en place des solutions nouvelles grâce à des perspectives inédites. C’est pourquoi il nous semble important de croiser ces regards et ces plumes du monde, tout en les confrontant avec la littérature polynésienne.

“Lire en Polynésie” est ainsi une belle occasion, pour notre littérature du Pacifique et ses lecteurs, de rencontrer la littérature d’ailleurs. Les échanges et les rencontres sont autant d’opportunités qui permettront à nos auteurs d’être connus et reconnus dans le Pacifique mais aussi au sein d’une littérature mondiale.

Pour tout savoir sur ce salon lire le journal en suivant ce lien

Comme à chaque édition et grâce au soutien indéfectible de ses partenaires, l’Association des Editeurs de Tahiti et des îles en collaboration avec la Maison de la Culture, invite des auteurs, illustrateurs et artistes internationaux à participer au Salon « Lire en Polynésie 2016 » et à se réunir pour échanger autour du thème « Leur vision du monde » du 10 au 13 novembre 2016.

Originaires du Pacifique (Tahiti, Nouvelle-Calédonie) et de l’Océanie (Australie, Papouasie Nouvelle-Guinée, Indonésie), d’Equateur ou encore du Canada mais aussi de métropole, leurs plumes métissées et engagées ne manqueront pas de vous faire découvrir « Leur vision du monde ». A travers leur parcours de vie, leurs expériences, leurs recherches et leurs découvertes, ils confronteront avec le public leurs points de vue, leurs combats et leurs hypothèses. Avec humour, cynisme, observation, lyrisme, sensibilité ou encore, grâce aux témoignages, ce sont bien leurs visions du monde qui contribuent à construire une réflexion collective. En tout cas, à ouvrir le débat… 

Les invités

Certes il y a des troubles aujourd’hui mais, Andrea Hirata, l’auteur indonésien du fameux Laskar Pelangi croit en des lendemains qui chantent. Pour ce faire, il apporte sa pierre à l’édifice. En plus d’écrire, il enseigne les mathématiques, l’anglais, la musique… aux enfants de son île, Belitong Island.

Peter Bakowski est un poète australien. Il s’inspire du monde pour dire l’Homme depuis cette fameuse lettre de rupture qu’il a reçue à l’âge de 29 ans. Depuis, il partage son temps entre l’écriture et sa boutique de disques « car », reconnaît-il, « la poésie ne me permet pas de vivre ».

Ethno-géographe de formation, rien ne semblait destiner Éric Waddell à écrire une biographie de Jean-Marie Tjibaou. Et pourtant !

Olivier Dangles est un observateur. De son point de vue de chercheur et de photographe, il constate, comprend, nourrit des bases de données, immortalise. Il est riche d’un savoir qu’il transmet. Mais pas n’importe comment. Il passe toutes ses conclusions au filtre de la vulgarisation pour toucher le plus grand nombre. À l’image de Pierre Rabhi, il croit aux efforts du colibri de la légende.

Russell Soaba est un auteur papou, même s’il en doute lui-même. Il a signé de nombreux romans, des nouvelles ou bien encore des poèmes. Tous ses écrits n’ont qu’un but, collecter, archiver, faire durer sa culture orale.

Virginie Soula, docteur en lettres modernes, est née et a grandi en Nouvelle-Calédonie. Elle a étudié à Paris mais n’a pas souhaité y vivre sa vie. Elle est rentrée pour se rapprocher de ses sujets d’études, les écrits calédoniens et océaniens.

Marin Ledun a envoyé son premier manuscrit, sans trop y croire, au petit bonheur la chance. Son texte a été publié, lui a été adopté par la grande famille des auteurs de romans noirs. Cette famille qui décortique le réel, sous couvert de fiction, pour mieux réfléchir et faire réfléchir. Certes le quotidien n’est pas toujours rose, mais si on ne croit pas au changement, « pourquoi se lever le matin ? », s’interroge l’écrivain.

Pierre Cornuel est un artiste voyageur qui ne sort jamais sans un carnet de croquis. Depuis plus de 20 ans, il met la vie en mots, en forme et en couleurs. La sienne et celle qui passe à ses côtés. Ses œuvres s’adressent à tous et à toutes, et en particulier à sa fille.

Ingénieur de recherche à l’Institut agronomique néo-calédonien (IAC), Gildas Gâteblé est l’auteur du guide Flore ornementale de Nouvelle-Calédonie. Les lecteurs y trouveront une synthèse des travaux menés à l’IAC et des connaissances publiées sur l’histoire pré et post européenne des plantes ornementales de Nouvelle-Calédonie. Une soixantaine des plantes décrites poussent aussi en Polynésie.

Etonnante rencontre en perspective au salon du livre de Papeete : à la tribune et en présence des orateurs, deux clownanalystes de la troupe Bataclown vont conclure bon nombre de tables rondes, rencontres et conférences. L’idée ? Faire rire, mais pas seulement.

Les invités

Les invités

Les livres incontournables de la 16 e édition du salon du livre « Lire en Polynésie » de l'éditeur polynésien Vent des Îles

NIDOÏSH NAISSELINE, DE CŒUR À CŒUR de KOTRA WALLES

Revenant sur le parcours personnel du fondateur du mouvement intellectuel et indépendantiste kanak, les Foulards Rouges, ces entretiens avec Nidoïsh Naisseline apportent un éclairage original sur l’histoire comme sur l’évolution de la Nouvelle-Calédonie contemporaine. Ils sont encore une invitation à réfléchir aux enjeux politiques, sociaux, environnementaux des pays anciennement colonisés et dont les populations tentent de faire survivre leur culture et leurs traditions dans un monde globalisé.

JEAN-MARIE TJIBAOU, UNE PAROLE KANAK POUR LE MONDE de WADDELL ERIC et GODIN PATRICE

Loin d’être une hagiographie, cet ouvrage apporte un éclairage inédit sur le parcours d’un homme, « [d’]une figure que l’on n’a pas le droit d’oublier » dira Aimé Césaire, dont le nom figure désormais au côté de ceux de Nelson Mandela, de Ferhat Abbas ou d’Isaac Rabin. À l’heure où l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est en jeu, le retour sur la parole et le chemin de Jean-Marie Tjibaou apparaît essentiel, mémoire calédonienne qui doit désormais être partagée tant elle scelle le principe de destin commun et propose des éléments de réponses aux interrogations du monde moderne.

MAIBA de SOABA RUSSELL VIGNOL MIREILLE

 

Maiba, dernière héritière d’une chefferie en désuétude et en proie au scandale, est négligée pendant l’enfance qu’elle passe dans la famille de son oncle et sa tante.  Peu à peu, la petite sauvageonne gagne en sagesse et réussit à rassembler le village qui est déchiré entre les forces opposées de la modernité et de la tradition.

 

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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