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ouvrage de joel paul

Les visiteurs du château Hagen

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les visiteurs du château Hagen

© 2014 – Editions HumanisCe livre est disponible en version numérique et en version papier. Il est disponible sur les principaux sites en ligne prochainement et en librairie à Nouméa

La présentation de l’éditeur :

Les visiteurs du château Hagen de Joël Paul (un extrait du livre et une note de l'éditeur)

- Ce vieux est fou ! Il dit qu’il veut protéger la gamine…, s’exclama Mélanie.

 - Quelle gamine ? Cécilia, la descendante Tetzger ? Elle doit avoir quatre-vingt-dix ans ! La gamine…, de qui parlez-vous, monsieur ? dis-je en m’adressant au vieux.

Il me répéta son histoire. Je le laissai s’en aller, puis j’entraînai Mélanie à l’intérieur du château, jusqu’à la deuxième salle de l’exposition, consacrée aux années 1900-1950.

- Regarde, lui dis-je en lui montrant l’une des photographies exposées.

Elle comprit enfin ce que j’avais compris moi-même, en discutant dans le parc avec le vieux. Elle faillit s’évanouir

- Mais c’est Émile ! Le vieux avec ses chiens ! C’est le sosie d’Émile le libéré ! Plus que le sosie, c’est Émile ! Il est mort depuis plus de soixante ans ! dit-elle, effarée. Je ne suis pas trouillarde, mais si un fantôme se balade dans le parc…

- Je n’ai pas d’explications, mais tu vois bien : en comparant la photo et le vieux… ce n’était pas un des habitants de la vallée des Colons d’aujourd’hui, mais de celle d’hier. On n’aurait jamais dû intituler l’exposition « La vallée des Colons, d’hier et d’aujourd’hui ». Pour les vieux, c’est compliqué, ces histoires de dates.

 À travers ce court récit, Joël Paul pose son regard espiègle sur les premières heures de la colonisation, et nous entraîne au gré de sa fantaisie dans une Nouvelle-Calédonie où les époques se mélangent et se confondent. LD

L'auteur pendant l'exposition sur le perron du château Hagen

L'auteur pendant l'exposition sur le perron du château Hagen

Le contexte de l’écriture du livre

En mai, trois mille visiteurs s’étaient pressés au Château Hagen pour découvrir l'histoire de la Vallée-des-Colons. Une affluence record qui a conduit les organisateurs à représenter l'exposition du 13 au 22 septembre, à l'occasion du Mois du patrimoine. « Ce projet est né de la volonté des membres du conseil de quartier de la Vallée-des-Colons, constitué de représentants d'associations et de bénévoles. Ce sont eux qui ont également tenu à ce que l'exposition ait lieu au Château Hagen », précise Monique Sarda, responsable de secteur à la cellule proximité et agglomération de la Ville de Nouméa. « La province Sud a naturellement accepté cette demande… (Extrait d’un La Vallée-des-Colons s'expose écrit le 27 septembre 2013 par Annabelle Noir sur le site de la province Sud)

C’est dans ce contexte que l’idée de mon livre les visiteurs du château Hagen est née.

J’ai été sollicité pour faire le guide après une formation accélérée par Christiane Terrier l’historienne réputée de Nouméa et habitante du quartier comme moi. En fait, en dehors des écoles, je n’ai pas beaucoup travaillé. Les visiteurs, mes visiteurs, en majorité des vieux calédoniens de souche du quartier connaissaient parfaitement les lieux et l’histoire de leur quartier depuis les débuts de la colonisation. Une confirmation de l’intérêt pour le patrimoine et l’histoire de ce pays des Calédoniens.

Les Calédoniens issus du peuple originel ont fait de la culture et de la recherche de leur identité un des piliers de l’évolution pour l’avenir du pays avec de gros moyens comme le centre culturel Tjibaou et ses chercheurs et bien d’autres structures mises en place depuis les accords de Matignon et de Nouméa mais parallèlement les autres ethnies : Européens, Asiatiques et Polynésiens font une démarche similaire depuis. Musée de la guerre, musée du bagne en projet, histoire des arabes, le quartier chinois autant d’initiatives qui prouvent l’intérêt des Calédoniens pour leur histoire.

Cette exposition sur la Vallée de Colons d’hier et d’aujourd’hui me l’a confirmé et m’a donné l’envie d’écrire sur l’histoire parce que les écrivains ne sont pas en reste. Un grand nombre d’ouvrages qui traitent du passé, du bagne ou des révoltes kanak a été édité ces dernières années. La plupart sont des ouvrages d’historiographe, ou des sagas familiales racontées par des descendants des pionniers mais l’histoire écrite avec fantaisie dans une fiction je n’en connais pas.

Alors j’espère que mon court roman aura du succès d’autant que j’ai, pour une fois, trouvé un éditeur très compétent Luc Deborde qui a bien voulu me soutenir. JP

Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen
Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen

Divers photo de l'expo au château Hagen et la dernière dédicaces au SILO 2014 avec M. Beaudeau, JM Creugnet, F. Ohlen

Ma biographie chez aux éditions Humanis

Humanis

présentation de mon livre par les éditions Humanis

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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Mes nuits avec Roymata

Publié le par Joël PAUL

Papa-Vanuatu.JPG


Mes nuits avec Roymata

De Joël PAUL

Editions Paterna Paternis

 

Mes nuits avec Roymata est le titre de ce recueil et sa nouvelle principale. Une histoire née au Vanuatu en 2010 après une visite au muséum de Vila et le choc, pour l’auteur, de revoir cette photographie célèbre du petit squelette de femme enlaçant celui d’un homme d’une des tombes fouillées par José Garanger. Une fouille qui prouva aux plus septiques que la légende des sujets de Mata enterrés vivants en même temps que lui, n’en était pas une.

 

Roymata fait parti du mythe de Ti Tongoa Liseiriki chronique des anciens chefs qui repeuplèrent  Tongoa après un terrible cataclysme raconté dans la légende Kuwae, une histoire aussi fantastique que celle du roi Mata.

 

 Il y a sept autres nouvelles dans ce recueil dont deux ont été lauréates de concours en 2011 « Che si asciuga le castagne ora ? » prix « Ecrire les vies d’ici » organisé conjointement par Ecrire en Océanie, la médiathèque de l’Ouest et l’association des bibliothèques du Nord ainsi que « C’est ça le destin commun » prix organisé par Convergence-Pays et la bibliothèque Bernheim.

 

Joël PAUL est né en 1952 en Picardie. Il débarque en Nouvelle-Calédonie à la fin des années soixante après un voyage de 45 jours à bord du Calédonien, paquebot des Messageries Maritimes. Il réside à Nouméa depuis cette époque.

 

Extrait de « Mes nuits avec Roymata »  

J’avais déjà vu ces photographies et entendu parler de cette histoire. La légende autour de ce grand roi me turlupinait depuis plus de quarante ans. Lors de mon premier passage à Vanuatu qui s’appelait encore Nouvelles-Hébrides, les quarante sept squelettes des tombes des sacrifiés avec le Roi Mata venaient d’être mises à jour. La légende venait d’être confirmée, un événement pour Efaté et une révélation pour le monde scientifique…

Avant que les fouilles ne commencent, le tabou sur l’endroit perdurait depuis plus de cinq cent ans. L’herbe sur les tombes n’avait jamais repoussé. Après les fouilles et la levée du tabou, bien que tout fut remis en place, même les bijoux, les innombrables bracelets de dents de cochon qui ornaient les bras des chefs, l’herbe se mit à repousser, une anecdote, entre autres, qui m’avait fortement marqué. Parmi ces photographies jaunissantes exposées au musée, je fus interpellé par un petit squelette, lové amoureusement contre celui plus grand d’un homme, du roi Mata peut-être…

 

Editions Paterna Paternis B.P. 232 -98810- Mont-Dore Nouvelle-Calédonie  

E-mail : paulj@lagoon.nc


Vanuatu un archipel volcanique mélanésien  

Situé dans l'océan Pacifique, à 540 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu se compose de 81 îles, plus deux qu'il revendique – l'île Matthew et l'île Hunter – occupées actuellement par la France dans le territoire de la Nouvelle-Calédonie. L'archipel couvre environ 12 000 km2 et s'étend selon un axe Nord-Nord-Ouest/Sud-Sud-Est.  

 

Les îles ont un climat tropical ou subtropical, sont d'origines volcaniques et montagneuses (excepté Aniwa, au Sud, et l'atoll de Rowa, dans les îles Banks, au Nord). Les trois plus grandes îles de l'archipel sont Espiritu Santo, Malekula et Éfaté.


Risques naturels  

 

Le pays est situé au sud-est de la ceinture de feu. Certaines îles volcaniques sont encore en activité, comme les îles de Tanna avec le volcan Yasur, d'Ambrym avec les volcans Marum et Benbow, de Gaua avec le mont Garet, ou encore Aoba (Ambae) et Lopevi avec les volcans homonymes. D'autres volcans sont endormis, comme le Karua, volcan sous-marin situé dans la caldeira de Kuwae entre les îles d'Epi et de Tongoa. Cette caldeira, maintenant sous-marine, s'est formée lors d'une éruption cataclysmique en l'an 1452 qui a profondément modifié la morphologie des îles.

 

 

En novembre 1999, un grave tremblement de terre suivi d'un tsunami ravagea l'île de Pentecôte et laissa des milliers de personnes sans foyer. En janvier 2002, un autre puissant tremblement de terre, également suivi d'un tsunami, endommagea la capitale, Port-Vila, et ses environs. Le 8 août 2006 et le 1er août 2007, deux autres séismes se sont fait ressentir sans toutefois provoquer de dégâts majeurs ou de tsunami car trop profonds. À noter en 2007 que le séisme déplaça le pont de Luganville sur l'île d'Espiritu Santo.


Kuwae (source IRD)

 

Dans l’Archipel des Nouvelles Hébrides, la tradition orale relate dans une légende la disparition, au cours d’un cataclysme volcanique, d’une terre nommée Kuwae qui englobait les îles actuelles d’Epi et Tongoa. Des dépôts épais de cendres et ponces — caractéristiques d’éruptions explosives de grande magnitude — recouvrent en effet ces îles. D’autre part, la découpe concave et l’abrupt des côtes se faisant face soulignent la présence d’une large caldeira sous-marine entre les deux îles.    

 

Des levés bathymétriques ont précisé la profondeur et les limites de cette caldeira dont l’âge, obtenu par une série de datations au 14C sur bois carbonisés remonte avec certitude au milieu du XVe siècle. Cet événement cataclysmique est probablement le plus important que l’homme moderne ait connu, par les dimensions de la structure (12 x 6 km), l’amplitude de l’effondrement (entre 800 et 1100 m) et le volume de magma éjecté (32 à 39 km3). L’éruption de Kuwae a eu une magnitude comparable aux éruptions de Santorin (Grèce) il y a 3600 ans et de Tambora (Indonésie) en 1815. Une violente crise sismique, accompagnée de larges glissements en mer a précédé l’éruption. Alertée par ces phénomènes précurseurs, une partie des habitants eut le temps de se réfugier sur les iles voisines.

 

Cette éruption est enregistrée dans les glaces du Groenland, sous forme d’un pic d’acidité correspondant aux années 1452-1453. Les changements climatiques qu’elle a provoqués furent perceptibles à l’échelle planétaire pendant plusieurs années, comme le montrent de nombreux écrits relatant un climat anormalement froid en Asie et en Europe. Un cône volcanique s’est construit dans la caldeira. Au cours des cent dernières années, les causes de six émersions de ce cône méritent d’être identifiées, autant sur le plan scientifique que prévisionnel. S’agit-il de simples cycles de construction-érosion marine, ou bien de pulsations du toit de la chambre magmatique sous-jacente, en relation avec de nouvelles alimentations profondes ?


500 ans de tradition orale  

 

Si les sociétés de l'écrit ont consigné les traces des événements exceptionnels causés par les volcans, permettant de reconstituer une partie de leur histoire, les traditions orales peuvent également contribuer à la connaissance d'une région et guider le travail des volcanologues. C'est ainsi que s'est transmise depuis plus de 500 ans, de génération en génération, l'histoire du cataclysme de Kuwae. Recueillis par des missionnaires, puis rapportés par des anthropologues, ces récits ont guidé les archéologues qui ont découvert les preuves et réalisé les premières datations. Des géologues enfin ont situé avec précision (1452) ce gigantesque cataclysme.


 Tombuk (source IRD)

  

Tombuk, homme originaire de Lopévi fut trompé par les gens de Kurumwambe qui, par jeu, le firent coucher, à son insu, avec sa mère, femme de mœurs légères. Ayant reconnu sa mère trop tardivement et désespéré de son geste incestueux, il décide de mourir et de faire périr les gens responsables de sa faute. Il part à Lopévi, chez son oncle qui lui donne les moyens de sa vengeance sous la forme d’un lézard, véhicule de la puissance des volcans. Il organise une fête qui dure six jours. Chaque jour, un porc est sacrifié, dont il attache la vessie, après l’avoir gonflée, à un arbre de fer. Sous cet arbre, il avait caché le lézard enfermé dans un bambou. Il fait éclater successivement les quatre premières vessies ce qui cause un tremblement de terre de plus en plus intense. Kuwae bascule puis éclate en morceaux en même temps que la cinquième vessie. Quand Tombuk fait éclater la sixième vessie, un volcan surgit de terre à l’emplacement de l’arbre de fer sous lequel était caché le lézard. Tous les assistants sont tués.

 

Asingmet, un enfant de Mangarisu avait échappé au cataclysme, il était occupé à piéger les oiseaux sur la terre qui reliait alors Tongoa et Tongariki. Il s’enfuit vers Tongariki en courant le long de la côte de Kuwae, s’abrita dans un tambour et fut découvert par une jeune femme : Tarifegit, qui avait échappé elle-même à la catastrophe. Tous deux furent recueillis par des gens de Makura. Asingmet devenu Ti Togoa Liseriki, revint ensuite sur l’une des îles qui restait de l’ancienne Kuwae et qui depuis est appelée Tongoa. Ce nom vient d’une plante épineuse qui fut la première à repousser sur l’île. Les gens qui s’étaient réfugiés à Efate dès les débuts du cataclysme, revinrent peu à peu s’installer à Tongoa.

 

José Garanger, tiré d’Archéologie des Nouvelles-Hébrides


NB : Sur la photographie de couverture prise lors de ce voyage au Vanuatu, le personnage en buste à coté de moi c’est  Vasily Mikhailovich Golovninpremier navigateur européen à visiter, en 1809, l’île de Tanna après le capitaine James Cook. Un personnage qui mériterait à lui seul un livre. On ne trouve pas grand-chose sur lui sur la toile mais après s’être mis au service des Anglais plusieurs années. Il a de nouveau parcouru le monde pour son pays la Russie a été fait prisonnier par les Japonais. Bref un vrai aventurier, un personnage de roman à explorer. 


Informations sur José Garanger et ses fouilles

    

José Garanger révolutionna les méthodes de fouilles archéologiques dans le Pacifique, mais ce fut aussi un humaniste qui avait un profond respect pour les populations vivant sur le territoire où il travaillait. Cet article vient confirmer ce fait. Il relate le processus de restitution des pièces historiques de la sépulture de Roy Mata qui eut lieu en 2000 pour répondre à une promesse faite quarante ans auparavant aux habitants du Vanuatu.

 

Extrait d’un article Le Journal de la Société des Océanistes « Promesse tenue ». José Garanger et le retour au Vanuatu des objets de la sépulture de Roy Mata par Christian Coiffier(Cet article très intéressant est téléchargeable en version PDF)

José Garanger et le respect des cultures locales

José Garanger avait conscience qu'une bonne campagne de fouilles ne pouvait aboutir positivement que si l'archéologue réussissait à établir un climat de confiance avec la population vivant près du site exploré. C'est ainsi qu'il écrit :

« L'archéologue est un intrus dans la société autochtone. Les simples relations d'employeur à employés, sanctionnées par un échange monétaire, sont ici insuffisantes. Croyances et traditions veillent sous les attitudes modernisées et il y a grande indiscrétion à soulever ce voile et plus grande indiscrétion encore à toucher au domaine des morts. Il est donc non seulement nécessaire de se faire accepter mais encore indispensable d'obtenir que sa curiosité ne soit pas indiscrète et que le groupe lui-même participe à l'intérêt de sa recherche. » (Garanger, 1972 : 18)

4José Garanger transmit cette déontologie du métier d'archéologue à deux générations de jeunes archéologues. La méthode d'approche du terrain et l'organisation de la fouille en coopération avec les autorités locales était pour lui la clé de la réussite. L'ethnologue Jean Guiart (1996 : 40) reconnaît que la démarche du professeur Garanger a été l'un de ses apports méthodologiques importants. En Océanie, toute intervention dans le domaine des morts interfère avec celui des vivants car il n'y a pas de réelle barrière entre ces deux mondes comme en Occident. José Garanger était un homme pragmatique qui savait écouter les uns et les autres pour tirer de leurs discours les précieux indices qui allaient donner un sens à ses recherches. C'est en confrontant ainsi la tradition orale mythologique à la réalité scientifique qu'il put comprendre que le passé historique local avait été masqué par les nouvelles idéologies apportées par les Européens depuis deux cents ans. Il en tira la conclusion suivante :

« Aucune civilisation ni aucun homme ne peut vivre sans passé. Le malaise est grand dans ces îles mélanésiennes où le passé des hommes fut trop brutalement voué aux enfers, où le présent n'est qu'une incessante hésitation entre le désir de s'opposer et l'effort de s'adapter à des pensées religieuses, à des principes d'autorité, à des systèmes socio-économiques étrangers. » (Garanger,1972 : 15)

Sa méthodologie, associant plusieurs sciences comme l'ethnologie, l'histoire et l'archéologie, se révéla très constructive dans le développement des recherches interdisciplinaires en sciences humaines dans les archipels du Pacifique. Elle permit de développer les connaissances générales sur le passé de l'Océanie et particulièrement sur celui du Vanuatu. En mettant au jour les restes d'un passé qui n'était connu que par la tradition orale, José Garanger a fait ressurgir la fierté des ni-Vanuatu vis-à-vis de leur histoire.

 

Les recherches archéologiques de José Garanger au Vanuatu

6Les recherches archéologiques de José Garanger aux Nouvelles-Hébrides (l'actuel Vanuatu) se firent dans le cadre d'une mission conjointe franco-américaine (1972 : 9) placée sous l'égide de l'ORSTOM (l'actuel IRD) pour le côté français. Les îles du sud et celles du nord furent fouillées par les archéologues américains Mary Elisabeth et Richard Shutler. De son côté, José Garanger fut chargé en 1964 et en 1966-1967 d'effectuer des fouilles dans les îles du centre du Vanuatu (nord d'Efate, Makura et Tongoa) pour étudier les niveaux pré-et post-volcaniques et tenter de vérifier les données de la tradition concernant l'ancienne Kuwae. Dès 1964, José Garanger s'enquit de savoir où se trouvait Mangaasi, le lieu du farea de Roy Mata, le chef principal de l'île d'Eretoka évoqué par les informateurs de l'ethnologue Jean Guiart. Après avoir terminé ses travaux à Leleppa, en 1967, il revint à Mangaasi pour prospecter et faire le relevé général de ce site. L'endroit présumé de la sépulture de Roy Mata était considéré comme tabou. Il fallut toute l'habileté et le professionnalisme de José Garanger pour obtenir des autorisations de fouilles (Garanger, 1996 : 73). En tout, près d'une quarantaine de squelettes fut découvertedans cette sépulture collective. Ces derniers ne furent pas déplacés, mais seulement photographiés et étudiés sur place.

José Garanger ne préleva que des parures (bracelets en dent de cochon arrondie, colliers et pendentifs taillés dans des dents de cétacés, brassards en perles, bijoux de coquillages) associées à la position sociale des défunts. Ce sont ainsi plusieurs centaines de tessons de poteries mais également des éléments d'outils lithiques, de corail ou de coquillages, trouvés lors des précédentes fouilles dans les îles de Tongoa et d'Efate qui furent apportés en France pour y être étudiés et analysés (Garanger, 1972 : 59). Avant son départ des Nouvelles-Hébrides, José Garanger fit la promesse aux chefs coutumiers et aux autorités administratives que cet ensemble serait restitué ultérieurement, en l'occurrence dès que toutes les études auraient été terminées et publiées. Ces matériaux lui permirent de présenter à la Sorbonne une thèse de doctorat es-lettres dont l'essentiel fut publié par la Société des Océanistes et l'ORSTOM sous le titre Archéologie des Nouvelles-Hébrides, contribution à la connaissance des îles du Centre (1972). En 1980, José Garanger, sous son propre nom, mit en dépôt, au département d'Océanie du musée de l'Homme soixante et une pièces sous le numéro de collection M.H. 980 D.113.

 

Couverture du livre et dédicace au SILO 2014 avec Michèle Beaudeau, Jean-Marie Creugnet et Frédéric Ohlen
Couverture du livre et dédicace au SILO 2014 avec Michèle Beaudeau, Jean-Marie Creugnet et Frédéric Ohlen

Couverture du livre et dédicace au SILO 2014 avec Michèle Beaudeau, Jean-Marie Creugnet et Frédéric Ohlen

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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Le Calédonien

Publié le par Joël PAUL

« Le Calédonien », vous fera découvrir la Nouvelle-calédonie à travers la vie de Robert Charron qui débarquera en Nouvelle-Calédonie à l’époque du « Boom » à la fin des années soixante. A cette époque, très ressemblante à ce qui ce passe en moment,  l’or vert, le nickel de Nouvelle-Calédonie attira de nombreux aventuriers sur le Caillou, une grosse vague d’ immigration qui bouleversa le mode de vie paisible de ce Territoire d’Outre-Mer français du bout du monde.
La Nouvelle-Calédonie n’avait pas connu une telle arrivée massive d’européens depuis celle des bagnards et la déportation des communards ou celle des américains pendant la seconde guerre mondiale. C’est dans un climat de Far West que Robert Charron, à peine sorti de l’adolescence fera son entrée à l’école de la vie.

 

Résumé du Calédonien
 
Mélinda jeune fille kanak vit en France avec Robert Charron qui est son père adoptif. Robert meurt subitement en laissant sa fille seule. Elle découvre alors le manuscrit des souvenirs de son père en cours de rédaction. Ces Mémoires l'aideront à surmonter son chagrin car en découvrant la jeunesse de Charron en Nouvelle-Calédonie et son fabuleux voyage à bord du Calédonien des Messageries Maritimes, Mélinda découvre son pays qu'elle ne connaît pas et les circonstances de son adoption. Le Calédonien, c'est le voyage initiatique de Robert Charron. Il vous fera découvrir des personnages pittoresques ayant traversés toutes sortes d’aventures qui instruiront le jeune novice d’anecdotes ahurissantes sur les pays rencontrés au cours de ces 45 jours de mer qui le conduiront de marseille à Nouméa. Le roman se poursuit avec les aventures du jeune zoreille et la découverte du monde mélanésien pimentées de ses nombreux  périples.  "Le Calédonien" est édité dans la collection lettres du Pacifique chez L'Harmattan. L'auteur Joël PAUL

 

Pour commander mon livre http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=27469

 Article Télé7jours de Gilles Méline

Édition : Le Calédonien de Joël Paul

Hallucinante traversée

Dans son premier roman publié aux éditions L'Harmattan, Joël Paul nous invite à bord du paquebot mixte Le Calédonien pour un voyage au long cours qui va mener son héros, Robert, de Paris jusqu’à Nouméa. Un périple à travers les océans, mais aussi un flash-back sur l'histoire récente de la Nouvelle-Calédonie à travers quatre décennies.

 

 

Après Coup de soleil sur le Caillou, recueil de nouvelles truculentes et poétiques, Joël Paul nous narre «sa» Nouvelle-Calédonie. Le Calédonien est un roman, certes, mais son contenu est lacement inspiré par les souvenirs de l'auteur. Ce dernier excelle dans un genre qu'il aborde pour la première fois : le récit d'une vie. Aîné d'une fratrie de quatre gamins, son personnage, Robert, aide ses parents à tenir la boulangerie familiale. La petite existence bourgeoise du jeune «parigot» (qui n'est pas sans évoquer l'univers d'Amélie Poulain) va tourner à l'épopée. Robert (malgré lui, mais pour son plus grand bonheur) embarque avec les siens sur le navire des Messageries Maritimes pour rejoindre son père, venu s'installer dans «les colonies» un an plus tôt. Alors que le bateau fait route vers Nouméa (quarante-cinq jours de mer), l'adolescent va découvrir la vie. Une vie racontée, entre autres, par quelques passagers bourlingueurs et cabots, jamais avares d'histoires exotiques. La traversée est passionnante, et le lecteur ne peut que partager, d'escale en escale, les sensations du jeune homme.

UNE VRAIE HISTOIRE D'AMOUR

La nouvelle existence de Robert, aux antipodes de la Métropole, est tout aussi exaltante. Les Calédoniens reviendront avec nostalgie au temps du «boom» du nickel, lorsque la vie était facile. Au fil des pages, le Caillou évolue, chargeant le sac à dos imaginaire de Robert d'un lest qui se fait de plus en plus pesant. Après les beaux jours viennent les «Evénements», le quotidien qui s'assombrit, non sans laisser la place à de belles éclaircies... Joël Paul décrit à merveille les soubresauts de son cheminement qui sont intimement liés à ceux du pays. Cette aventure est une véritable histoire d'amour racontée avec maestria par un «jeune auteur» qui possède déjà les qualités d'un narrateur de grand talent. Gilles Méline

 Couverture

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Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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Un essai d'édition "Entropie" chez Edilivre

Publié le par Joël PAUL

En préambule :

Le désordre expliqué par Edgar Morin qui a inspiré le choix du titre de mon livre
 
 DÉSORDRE
 
 " Tout ce qui est génésique, générateur, créateur ne saurait se passer du désordre.
 
Le désordre est inéluctable, irréductible. De même que l’on ne peut dissocier chez l’homme son visage «d’homo déments», de son visage «d’homo sapiens», de même (…) on ne peut dans le cosmos dissocier ses caractères << déments >> (chaos, hémorragie, gaspillages, déperditions, turbulences, cataclysmes) de ses caractères << sages >> (ordre, loi, organisation).
 
Les premiers n’ont peut-être pas besoin des seconds, mais les seconds ont toujours besoin des premiers. Tout ce qui se crée et s’organise dépense, dissipe de l’énergie. L’univers est plus shakespearien que newtonien ; ce qui s’y joue est à la fois une bouffonnerie sans nom, une fable féerique, une tragédie déchirante, et nous ne savons pas quel est le scénario principal…".
 
(Edgar Morin, La Méthode, Tome 1. NN, p. 368).

                                                                                                            °°°

ENTROPIE (recueil de nouvelles)
 
"Entropie" est un recueil de quatre nouvelles, 114 pages au format standard de 13 par 20 publié aux éditions Edilivres pour illustrer le désordre en montrant la folie des hommes dans le passé, de nos jours et dans un futur sorti de mon imagination avec beaucoup de pessimiste pour conjurer le sort. Un futur qui pourrait conduire à l’autodestruction de la race humaine. Une hypothèse crédible quand on pense au nucléaire civil ou militaire, aux armes chimiques ou biologiques qui n’existent pas toujours là ou on les cherche mais qui existent bel et bien ; sans oublier le réchauffement climatique et les catastrophes inévitables qui en résulteront. Je surfe donc sur un sujet d’actualité avec ma sensibilité, en passant du rire aux larmes parfois, mais sans perdre le fil de mon idée, le désordre croissant source de nos malheurs, d’où mon titre, entropie, puisqu’il en est le synonyme.
 
 
Des anecdotes sur les récits d’Entropie :
 
« La Fourmi d’Auschwitz » est une nouvelle qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire, pendant la shoah et la Seconde guerre Mondiale. C’est une illustration de la folie des hommes. Des hommes capables de perpétrer des génocides à grande échelle, même aujourd’hui puisque l’Argentine, le Kosovo et de nombreux pays en Afrique en ont été à leur dépend les preuves. Cette nouvelle est surtout le fruit d’une émotion personnelle, la résurgence d’un passé familial enfoui dans ma mémoire, mais revenu à la surface après avoir assisté à une causerie dans une librairie de Nouméa sur l’auteur calédonien Alain Laubreaux, notre Céline à nous qui ne mériterait même pas d’être évoqué. Au cours de cette réunion, j’ai entendu un proche du collabo dire que « tous les Français étaient des collabos ».
Mon grand-père, interné pendant cinq années en Allemagne à Sagan en Silésie dans le camp VIII C, celui de la Grande Evasion et d'autres camps ensuite sans compter un an de rab avec les Russes, n’aurait pas apprécié. Robert Legolhisse, mon grand-père, valait bien cette nouvelle pour parler des camps de concentration et évoquer Robert Desnos, le poète à la gifle. Avec cette nouvelle vous aurez droit à de l’émotion à son paroxysme.
 
«Michel Sardieu », est un peu décourageante sur le fond mais très drôle. Elle me fait encore rire en la relisant. Elle évoque une certaine jeunesse de notre époque qui s’épanouit dans les banlieues défavorisées à travers le désespoir d’un pauvre prof devant tant d’inculture.
 
« Le Ben Ameur », une nouvelle écrite en 1998, évoque un futur dominé par les robots. Les mésaventures de mon héros sont faites pour nous interpeller sur notre vie dans un futur proche d’une manière humoristique. Pour l’anecdote, cette nouvelle est mon premier « succès littéraire ». Elle m’a valu une finale dans un concours où 400 concurrents étaient engagés. Être dans le dernier carré était déjà une récompense puisqu’il y avait une édition à la clé. Ce concours avait été organisé par la municipalité de la Ville de Nanterre en métropole.
Je pensais pouvoir me servir de ce résultat pour contacter le responsable culturel de la ville afin qu’il m’introduise auprès d’une maison d’édition ou d’une personne en mesure de m’aider. Manque de chance pour moi, un malade d’extrême droite a zigouillé la moitié du conseil municipal en faisant un carton avec un fusil d’assaut au cours d’une réunion du conseil municipal, un fait divers tragique, au moins neuf personnes furent tuées. J’ai subodoré que le responsable cultuel qui ne devait pas avoir la dextérité du responsable des sports pour plonger à terre avait dû être parmi les victimes alors je ne l’ai pas sollicité et j’ai mis entre parenthèse mes projets. Malgré ce baptême du feu, j’ai continué laborieusement, patiemment, à écrire et à essayer de progresser. Encore maintenant je travaille d’arrache-pied pour essayer de bien faire.
 
« Adonis », est futuriste. Elle se déroule beaucoup plus tard dans le futur dans un monde au bord du chaos à cause des effets néfastes de la surpopulation et de la dégradation du climat. Elle se termine par la fin du monde, par l’apocalypse annoncé si souvent et qui finira bien par se produire puisque toute chose a une fin. Ces histoires sont réunies pour montrer en quatre étapes, que l’homme, dans son infini manque de sagesse, va finir par provoquer l’irrémédiable. Les progrès de la science nous sauverons peut-être mais cette perspective est moins porteuse pour l’écriture ou le cinéma. "Le peuple veut du pain et des jeux" dixit César. Nous sommes tous de grands enfants qui jouons à nous faire peur alors je me suis amusé à me faire peur en imaginant ma fin du monde et le processus qui nous y conduira mais c’est pour rire, pour publier un livre en attendant ma prochaine réalisation, un roman, un thriller calédonien que j’ai déjà presque terminé.
NB : Ce recueil est néanmoins un ouvrage de jeunesse et j'aurais eu besoin d'un éditeur à l'ancienne pour reprendre bourdes et coquilles
J.P

 

Extrait :

Auschwitz-Birkenau fin d’année 1944, il fait un froid sibérien sur le camp. Les barbelés sont gainés de givre et de glace. Un chapelet de stalactites en forme de poignards monte une garde inutile en sus des soldats perchés dans les miradors. Les prisonniers sont amorphes sur leurs bannettes, sans force, sans vie, sans espoir et frigorifiés. Qui pourrait avoir assez d’énergie pour s’évader ? Personne, le camp sent la mort, il n’y plus que des morts-vivants. Parmi ces morts en sursis dans un des baraquements s’élèvent des plaintes, des cris, des pleurs d’enfants. C’est la tonde.

 

Pour commander http://www.edilivre.com/doc/13357

Couverture du recueil ENTROPIE

Couverture du recueil ENTROPIE

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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Coup de soleil sur le Caillou

Publié le par Joël PAUL

Préface d’Hélène Colombani

  

Les neuf nouvelles de ce recueil, truculentes, réalistes ou fantastiques, sont pleines de vie, d'humour et d'émotion. Elles ont pour thème le monde calédonien des petits travailleurs caldoches, kanaks, ou zoreilles, les obscurs, les sans grade, ceux qui luttent pour "s'en sortir", ou tout simplement pour survivre et défendre leurs valeurs menacées par la société moderne.

Vous n’oublierez pas ce vieux sage kanak qui part à la recherche de ses pouvoirs naturels perdus, ni Jo, le jeune rasta de Houaïlou en révolte contre le monde des Blancs, qui meurt sur les trottoirs de Nouméa, ni Steve le jeune Caldoche qui tue parce qu’il ne supporte plus le mépris, ni le boulanger zoreille venu tenter l’aventure du roulage sur les mines de Nickel du « Caillou », qui recevra le salaire de sa peur au volant d’un énorme Berliet…

   

Extraits

 

« En effet, je découvrais une végétation originale et belle pour qui se penche un peu. Cette terre rouge nourrissait une robe végétale unique au monde. Sans pouvoir mettre un nom sur un seul spécimen, j’appréciais la découverte de cette végétation spécifique au domaine minier. Nous montions toujours plus haut, vers la mine. Le plateau, né de la montagne étêtée, était visible. Les plantes se faisaient plus rares. La nature était ravagée par d’anciennes prospections. Le paysage que j’avais devant moi était maintenant déprimant. La montagne était éventrée, des coulées de boues, rouges comme la lave d’un volcan, glissaient vers la mer comme des plaies sanguinolentes. Des carcasses d’engins de mine, de vieux camions rouillés étaient abandonnés comme sur un champ de bataille après les combats. »

 

 

************* 

 

Le Vieux était un sage. Il savait que l’endroit où le hasard l’avait mené était tabou. Il devait être sur un Pijeva, lieu sacré peuplé de défunts dieux. Il attendait, serein. L’existence, la cohabitation avec les esprits faisait partie de sa vie, de ses croyances. Depuis longtemps, des gènes mythiques, qui faisaient de lui ce qu’il était, avaient pénétré son corps. Il s’apprêta à relever le défi. Le contact était imminent. Les esprits continuèrent à se matérialiser. Les corps restaient flous et mal définis mais des visages de vieux comme lui étaient parfaitement reconnaissables. Les traits, des figures fantomatiques, étaient paisibles, sans aucune méchanceté. Ils semblaient étonnés, intrigués par ce vieux perdu dans la nuit.

 

 Couverture

 

 

 couverture-coup-de-numerisee.jpg

 

Pour commander mon livre http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=22671

Coup de soleil sur le Caillou
Coup de soleil sur le Caillou
Coup de soleil sur le Caillou

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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