Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim

Sous la pluie avec un taux d’humidité d’au moins 80%, les inconditionnels du marché Lucien de la bibliothèque Bernheim étaient présent ce samedi 29 février. Ils sont surtout venus, faute de vente de livres annulée, pour écouter Bernard Suprin, l’écologue et auteur de magnifiques livres sur les plantes, nous parler de la nuisance des cerfs sur l’écosystème de notre belle nature du Caillou. Le titre de sa conférence « Le cerf ce Bambi malfaisant » était explicite et les Calédoniens de plus en plus soucieux de la préservation de la nature étaient nombreux dans la salle.

 

Bernard Suprin passionné et passionnant a retracé l’historique de son introduction et brossé un tableau catastrophique des nuisances de notre gadin (1) le nom qu’on lui donne en brousse. Malgré les fraudeurs et les coups de chasse au projecteur de nuit, le cerf est en surpopulation. Ils se reproduisent comme des lapins. Ils sont affamés, débordent des savanes leur habitat de prédilection pour bouffer la forêt, la mangrove et même les plantes endémiques du maquis minier. Sous alimentés, ils sont de plus en plus petits, à préciser Bernard, mais c’est aussi la principale source de viande des broussards et de certaines tribus. Donc réguler sa population est une nécessité, l’éradiquer serait très mal perçu. Affûter les crêtes après les gadins est aussi un mode de vie, qui fait partie de la culture du broussard. Marcel Canel en qualité de ès coups de chasse, en fin de conférence, à apporter avec humour des précisions forts intéressantes. Le point de vue d’un homme de terrain même reconvertit dans la musique a été un plus indéniable. Ce serait trop long de résumer les propos de cette conférence mais on peut retenir que Bernard Suprin compare le cerf au feu de brousse qui font des ravages mais peuvent être utiles. Il est aussi conscient que le cerf est une peste mais déifiée sur le Caillou. Une petite précision, le cerf en se frottant les cornes, ses bois souvent pour se débarrasser de la peau, le frottis, tue les arbustes ou en faisant de l’abroutissement (2) mais pas de l’abrutissement comme on l’écrit souvent dans la presse. Avec photos à l’appui l’auditoire de la salle Eiffel a pu découvrir tous les dégâts de nos mignons Bambi.   

La surpopulation de cerf rusa (Rusa timorensis russa) en Nouvelle-Calédonie occasionne des dégâts considérables aux écosystèmes, à l’agriculture et à l’économie en général. Classé prioritaire dans la stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes dans les espaces naturels de Nouvelle-Calédonie, le cerf rusa nécessite des efforts de gestion et de régulation intenses et de long terme.

 

(1) Cerf. Selon "Mille et un mots Nouvelle-Calédoniens", viendrait du wallon gade (chèvre). Le mot cerf s'emploie aussi. Le "f" se prononce toujours.

(2) On parle d’abroutissement à propos des broussailles ou des jeunes arbres lorsque l’on constate qu’ils ont été broutés.

Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
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Publié dans Notre Caillou

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