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notre caillou

Les vertiges de l’orée est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen. Résidence d’écriture 2021 renseignements ci dessous.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano
Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Dans le cadre de leur soutien au développement de la filière du livre, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie sont heureuses de vous annoncer la reconduite, pour la cinquième édition, de leur résidence de création littéraire au Château Hagen.

Cette résidence de jour permet à l’écrivain.ne lauréat.e, résident.e de la province Sud, de disposer d’un lieu propice à la création afin de se concentrer pleinement à son travail d’écriture.

Cette résidence se tiendra en fin d’année 2021 sur une période maximum de trois mois, dans le Château Hagen (Nouméa, province Sud). (Source de infos site MLNC)

Retrouvez le règlement complet en consultation ou téléchargement en suivant ce lien

« Les Vertiges de l’orée » de Leslie Gobille, à découvrir absolument ! il est vendu 1800 XFP à la librairie Calédo Livres

Publié le : 21/09/2021 11:10:56

« Les Vertiges de l’orée » 

Calédo Livres vous recommande la lecture de ce roman plein d’humanité, sensible et poignant !

Il est librement inspiré de l’expérience captivante, extrême, bouleversante, qu’a représentée l’immersion de l’auteure pendant dix années dans un quotidien carcéral.

« Les Vertiges de l’orée » est le premier roman de Leslie Gobille, une nouvelle plume prometteuse, lauréate de la résidence d’’écriture de la Province Sud en 2019 pour ce projet.

Leslie Gobille voit le jour en Sarthe en 1980. L'univers rural et solitaire qui lui sert de berceau l’amène à nouer tout au long de son enfance, des amitiés intenses avec les animaux, les nuages et la littérature. Dès l'année de CP elle commence à écrire « des livres » ̶qu’elle tient à illustrer « malgré son absence évidente de dispositions pour cet art » ̶ et déclare qu’elle deviendra « écrivaine ». Elle est donc, à cet âge précoce, et à son insu, déjà féministe.

Après l’obtention d’un bac littéraire, elle décide de faire la part belle à sa seconde passion, celle de l'humain et de son roman intérieur, et engage des études de psychologie à l’université d’Angers. C’est avec son diplôme de psychologue clinicienne en poche, qui sera complété par la suite d’une spécialisation en criminologie, qu’elle s’installe en 2006 en Nouvelle-Calédonie.

Elle y exerce son métier avec passion, essentiellement dans le secteur pénitentiaire. Après treize ans de cette pratique exigeante qui ne lui laisse plus beaucoup de temps pour parler aux nuages, la voilà qui rêve d’une halte dans sa vie tourbillonnante pour s’adonner de nouveau à l’écriture. Elle candidate alors à la résidence proposée annuellement par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie comme dispositif d’aide à la création littéraire. Elle en est la lauréate 2019.

« Les vertiges de l’orée » est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen.

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Bon plan : Les commandes en ligne chez Calédo Livres

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Bon plan : Les commandes en ligne chez Calédo Livres
Bon plan : Les commandes en ligne chez Calédo LivresBon plan : Les commandes en ligne chez Calédo Livres

Cathie Manné ne baisse pas les bras. Pendant le confinement on peut se procurer des ouvrages calédoniens.

 

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Jean-Victor et La Croisée des Livres à TEDx Nouméa !!!

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Le numéro 69 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le numéro 69 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

èTéléchargez le dernier numéro de Nuelasin

Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

Bozusë. Un petit texte pour nous lier et une chanson pour vous égayer dans votre lieu de rendez-vous. La traduction n’est pas fidèle. Elle relève plus du phantasme de celui qui vous écrit (hahaéèéèé !!!). Ça ne changera rien aux couleurs du temps. Ici, la pluie nous a rendu visite dans la journée d’hier mais elle n’a pas duré. Les quelques gouttes n’ont pas suffi à faire lever le niveau de la rivière qui, inéluctablement s’assèche. Patiente encore. Jusqu’à quand ? La question est posée. Bonne lecture et bon confinement à vous tous.

Wws

De l’école communale à Tiéta

Le matin du premier jour de la rentrée scolaire est toujours un moment exceptionnel dans la vie d’un écolier. La maison vivait au rythme des enfants. Maman s’était réveillée plus tôt que d’habitude. Emélie était en 5e. Moi, j’allais effectuer ma rentrée en 6e. J’étais pressé d’être devant le professeur, je vibrais à l’idée de parler une nouvelle langue. A la maison, Emélie, de deux ans mon aînée me montrait toujours son cahier d’Anglais. Elle émerveillait ma mère par ses nouveaux mots, surtout lorsqu’elle les prononçait. « How old are you? What your name? It is ten o’clock » et d’autres phrases encore qu’elle prononçait en ponctuant bien. Ma mère et ma grand-mère surtout en étaient subjuguées. Cela encourageait Emélie à toujours progresser. C’était alors comme si elle ne faisait plus partie de la famille. On la voyait déjà assise dans un bureau en train de donner des ordres aux hommes, comme on peut voir dans les films. Grand-mère, l’œil allumé disait que ma sœur irait loin dans les études.

Sept heures sonnaient lorsque nous franchissions le portail. Maman avait garé la voiture sous le flamboyant de chez Kafeat. Nous marchions en compagnie des autres parents et des autres élèves. Emélie marchait devant, son cartable flambant neuf était accroché sur ses épaules. Il couchait bien sur son dos. Maman ne lâchait pas ma main. Elle ne voulait peut-être pas me laisser partir. J’avais remarqué qu’elle feignait d’être à la hauteur de l’événement. L’instinct maternel. Elle pleurait son fils. Sûr. Elle savait que ma sœur et moi allions endurer les mêmes souffrances que l’année passée. Moi, je voulais dépasser Emélie. De toutes les façons, on ne réussirait jamais à changer la mentalité des gens du jour du lendemain. 

Il faut être le centre d’intérêt de la famille. Je me voyais revenir à la maison avec le cartable rempli de cahiers et surtout parlant Anglais. Ma seule motivation.

« Voilà Marcuse. » Me lança-t-on dans la cour. Je reconnus Delphine qui avait aussi fait tout son primaire à Voh, à l’école communale. Elle était venue toute seule. La « Mytho » ; celle qui aimait inventer des histoires de monstres. On était devenu de très bons amis malgré tout, parce qu’elle était aussi rejetée par les autres élèves. Les élèves du village lui menaient la vie dure. On nous reprochait de ne pas avoir de papa. En effet, nous en avons bien un comme tout le monde. Mais, le mien avait quitté ma mère pour vivre avec une autre femme. Ils avaient laissé le village pour Nouméa. Marienne, ma mère vécut seule pour s’occuper de nous. Sept enfants. Ce n’est pas simple. Je suis le troisième enfant. J’aidais beaucoup ma mère. Dès fois, le mercredi après-midi; j’allais à Gatope dans la mangrove pour ramasser des crabes. C’était plutôt extraordinaire pour mon âge. 

« - Alors Marcuse, ça va ? » « - Ah ! Ruben. Toi aussi tu es ici. J’ai vu Juliette avec sa grand-mère. Nous sommes trois du village. » Il se dirigeait vers les classes du haut. Ma mère était déjà venue pendant les vacances pour régler nos fournitures. Toujours en avance. Marienne était naturellement venue seule. Elle fuyait la foule. Les commères du village ne l’aimaient pas. Elles disaient sur elle de mauvaises choses. Je ne pense pas que tout cela est vrai. A l’école, les élèves me ressortaient tout ce que racontaient leurs mères à la maison, au sujet de maman. Evidemment, j’en souffrais. Cela n’avait fait que renforcer ma relation avec Delphine, une des mal-aimés de notre école.

7h45. Une voix se fit entendre. « Nous demandons à tout le monde de se diriger vers le réfectoire. » La salle à côté du manguier. Nous étions parmi les derniers à rentrer. Il ne restait plus de place sur les bancs. Nous nous étions alors dirigés vers le fond de la salle. Les profs et le personnel de l’école se trouvaient de l’autre côté de la balustrade où l’on passait avec le plateau à onze heures. J’avais peur. Je sentais les regards se poser sur moi mais aussi sur maman. Emélie n’avait pas peur. Elle me collait des noms aux visages que je lui montrais. Les anciens. Ils se reconnaissaient de loin. Ils avaient l’air plus dégourdis. Certains parlaient plus fort que d’autres, juste pour attirer l’attention sur eux. 

Après le discours du directeur, l’échange des coutumes se fit. Des tissus et des billets de banque étaient étalés sur une table. Un parent d’élève sortit de notre rang pour remercier le geste ; il s’était adressé à nous, les élèves. Il nous encourageait. Il nous disait de travailler. « Il faut écouter vos éducateurs et vos profs. C’est eux qui nous représentent ici à l’école. L’usine du Nord surplombe votre collège ; pensez. Travaillez pour le pays de demain. » Avait-il dit. Après ce temps de partage, on libéra le monde. Chaque élève gagnait alors sa nouvelle salle de classe où attendait le professeur principal. L’année scolaire de 6ème pour moi venait vraiment de commencer. Une nouvelle année où je devais une fois de plus faire face à la moquerie des autres élèves. 

H.L

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Académie des Langues Kanak, une nouvelle parution de Louis-José Barbançon traduit dans les trois langues des Loyauté

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Photo subtilisée sur une publication FB de mon copain Paul Fizin (masqué)

Photo subtilisée sur une publication FB de mon copain Paul Fizin (masqué)

Nos ailes ont des racines

Bozu së itre sinee ne la pepa ka bulu i ALK.

Hanawange la sine i tusi ka troa mama e cikön.

En Drehu :

La itre iape së ka hetre iwaan" hna cinyihane hnei Louis-José Barbançon nge hna ujëne ngöne la koni qenelapa ne loialetri.

En français :

Bonjour les amis de la page bleue de ALK. Voici le livre qui paraîtra bientôt. Nos ailes ont des racines de Louis-José Barbançon traduit dans les trois langues des Loyauté.

L’Académie des Langues Kanak développe depuis 2009, une politique éditoriale variée : propositions d'écriture des langues kanak, dictionnaires, lexiques thématiques, recueils de textes, etc.

Pour avoir un aperçu des principales parutions actuellement en vente, suivre ce lien

Pour les commander, veuillez faire une demande de proforma à l’adresse suivante : alk@alk.nc.

Pour les amateurs en suivant ce lien vous retrouverez un article de ecrivainducaillou de 2014 sur les langues vernaculaires

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Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

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Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

Ecrire en Océanie au service de la littérature calédonienne

 

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

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Bon plan : Atelier d’écriture animé par Fabienne Fabre-bijaczyk à la maison du livre. De la lecture savoureuse gratuite !

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Nos petites histoires de la semaine pour vous distraire pendant ce confinement,

"Le Doigt de Dieu" (La Création d'Adam) et la rentrée !!! C’était le thème du dernier exercice.

Illustration : La création d’Adam ou le doigt de dieu, un détail de la Création d'Adam de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange

Un texte pioché au hasard, les autres sont tous disponibles en ligne suivre ce lien.

- Dis-donc, toi, là-bas, qui te prélasses au soleil, tu crois pouvoir échapper à la consigne ?

Tu dois rentrer chez toi et plus vite que ça car c’est la consigne générale et on doit s’y plier par souci de son prochain. Je ne t’aiderai pas et je ne te mettrai pas à l’abri du terrible virus. Finies les sorties libres, les sorties en boîte de nuit bondées, les rencontres fortuites, la liberté d’aller et de venir.

Tu crois que je t’épargnerai les difficultés ? Et bien détrompe-toi. Tu dois prendre tes responsabilités, exercer ton libre arbitre. Pour l’instant, tu ne sembles pas avoir compris le danger de ta position, tu te comportes comme un enfant et ne compte pas sur moi pour te sauver comme un élu privilégié.

- C’est terrible ce que tu m’annonces. Le royaume de Dieu, il faut donc le mériter toute sa vie durant ?

- C’est ainsi. Je t’ai conçu à mon image et tu dois te comporter en conséquence.

Claude

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 8

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Je restreins encore  les destinataires ….

Humeur 8

Rêve : Alité au Médipôle sous une tente à côté d’autres contaminé.e.s. Pêle mêle sans aucun soin genré ni ethnies classes races, survie et contraintes matérielles démocratisent l’accès à la mort ou pouvoir de faire durer un peu de vie avant la cessation définitive de celle-ci. Un vieillard à ma gauche, une jeune fille à peine adolescente, enfin de ce qui restait à distinguer de ces corps en sursis, qui se raccrochaient tous deux au lien à ce qui est appelé vie. La femme ou fille se réveillait parfois et on entendait un murmure monocorde :

« Aujourd’hui mami est partie ! » silence puis « Personne ne savait et tout le monde s’en moquait » et puis elle retombait dans un sommeil profond. Le vieillard me fixait. Croyant qu’il m’oublierait, je tournais mon regard vers la gauche. Il calculait le croisement : « T’es qui toi ? Hein ? Où vas-tu ? Qui es-tu ? D’où viens-tu ? » Je levais les yeux au plafond. « Fais pas semblant hein fais pas le malin hein c’est toi qui m’as donné cette saloperie de corona hein c’est toi hein avoue que c’est toi ! » avant que sa voix ne soit étouffée par le manque d’oxygène. Deux blouses blanches passèrent très vite presque en éclair et en rafales on entendait leur voix : « ô vous que j’eusse aimée ô vous qui le saviez », avais-je bien entendu ? Ou étais-je en proie aux délires ou entre rêve et semblant de réalité. Rêve : je me voyais atteint et pris dans la folle expansion de la courbe pandémique.

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Rencontre avec l'écrivaine Nicole Chardon-Isch à la librairie Calédo Livres, une causerie Écrire en Océanie pour la jeunesse !

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Rencontre avec l'écrivaine Nicole Chardon-Isch à la librairie Calédo Livres, une causerie Écrire en Océanie pour la jeunesse !

MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2021 À 18h00

Nicole Chardon-Isch présentera deux ouvrages où la poésie se mêle à l’imaginaire :

« Gayou dans la forêt », conte trilingue français, drehu, nengone et « Les Ani’mots calédoniens » coécrit avec Claudine Jacques.

On découvrira les premières  aventures de Gayou, un petit garçon en quête d’identité et d’amitié, dans un conte  initiatique trilingue français, drehu et nengone, traduit par l'ALK.

Les poésies et comptines écrites avec Claudine Jacques nous emmèneront sur les chemins de la facétie, du clin d’œil et de l’humour. Animaux emblématiques, portraits allégoriques, une vision originale...

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Alexandre Rosada devant la caméra, l'arroseur arrosé, encore un tour de force de Jean-Victor de La Croisée des Livres

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