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46 articles avec divers

Gauguin - Voyage de Tahiti film du cinéaste Édouard Deluc

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le film du cinéaste Édouard Deluc a fait le choix de se concentrer sur la période tahitienne du célèbre peintre interprété par Vincent Cassel. L'acteur «incarne Paul Gauguin avec détermination et, par moments, un enthousiasme qui fait plaisir à voir disent les critiques.

Espérons que ce film, ça semble le cas, soit fidèle à l’histoire et la réalité car on se souvient de la réussite commerciale du film Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty), un film américain réalisé par Lewis Milestone, sorti en 1962. Le film raconte l'histoire « authentique » de la mutinerie menée par Fletcher Christian qui a eu lieu en 1789 à bord du Bounty. Le capitaine William Bligh faisait preuve de cruauté envers son équipage et la plupart des officiers.

Je me souviens des conférences de l’inénarrable Riquet Goiran, un ancien compagnon du commandant Cousteau. Il ne tarissait pas d’éloges sur le vrai héros, d’après lui, le capitaine William Bligh. À la suite du tournage, Marlon Brando achètera l'île de Tetiaroa, proche de Tahiti, pour y fonder son foyer, c’est surement l’aspect le plus positif du film américain. JP

Bande-annonce de Gauguin - Voyage de Tahiti d'Édouard Deluc, en salles ce mercredi 20 septembre.

D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? est une des œuvres les plus connues de Paul Gauguin. Peinte à Tahiti en 1897-1898,

D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? est une des œuvres les plus connues de Paul Gauguin. Peinte à Tahiti en 1897-1898,

Paul Gauguin part à Tahiti 4 avril 1891 court extrait d’un article de Camille Vignolle publié sur Herodote.net en 2016

Le 4 avril 1891, Paul Gauguin (43 ans) s'embarque pour Tahiti à la recherche de nouvelles sensations.

L'artiste est alors au sommet de la gloire et il a déjà accompli une première révolution picturale. Son voyage va en occasionner une nouvelle et changer aussi notre regard sur la Polynésie.

L'artiste, de retour à Paris, profite de la vente de quelques œuvres pour organiser son départ pour Tahiti. Proche du symbolisme, il met en pratique à sa manière un célèbre poème de ce mouvement :

«La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.

Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres

D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !»

(Stéphane Mallarmé, Brise marine)

À Tahiti, colonisée depuis peu par la France, le peintre cherche auprès des indigènes maoris de nouvelles sources d'inspiration. Mais la réalité triviale le déçoit et il revient en Europe en juillet 1893. C'est pour repartir deux ans plus tard à Tahiti puis en août 1901 aux îles Marquises, encore païennes et tenues à l'écart de la civilisation occidentale. Dans ses refuges polynésiens, Gauguin se comporte en colon ordinaire, vindicatif à l'égard de l'administration, méprisant pour les indigènes, porté sur l'alcool et gavé de chair juvénile.

Nevermore O. Taiti, toile 60x116 cm (Paul Gauguin, 1897), Courtauld Institute, Londres

Ses peintures et ses sculptures représentent l'amour triste et les yeux vides des indigènes. Ponctuées de points d'interrogation («D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »...), elles traduisent les affres d'une culture en crise ; la culture indigène ou la culture occidentale. À chacun de se faire son opinion.

Mort de misère et d'alcoolisme, le 8 mai 1903, aux Marquises, Gauguin fait figure de précurseur de l'Art nouveau.

Quelques livres sur Gauguin (choisis au hasard, il y en a des dizaines d'autres)
Quelques livres sur Gauguin (choisis au hasard, il y en a des dizaines d'autres)
Quelques livres sur Gauguin (choisis au hasard, il y en a des dizaines d'autres)

Quelques livres sur Gauguin (choisis au hasard, il y en a des dizaines d'autres)

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Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre
Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre

Suite d'un précédent article sur les Công Binh

L'histoire...

Mars 2004, Camargue. Alors qu’il couvre le conflit provoqué par la fermeture annoncée de l’usine Lustucru d’Arles, Pierre Daum, journaliste, découvre que cette usine ne fabrique pas seulement des pâtes : elle conditionne également le riz cultivé par des producteurs locaux. Il décide alors de se renseigner sur les conséquences de cette fermeture pour ces petits producteurs.

A l’occasion de ses recherches, il visite un Musée du riz où certaines photos l’interpellent : des Vietnamiens seraient venus planter du riz en Camargue pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Pourquoi ce fait est-il si peu connu ?

Il entame alors une enquête minutieuse pour retrouver des témoins de cette époque, susceptibles de lui en dire davantage. Il découvre que 20.000 travailleurs indochinois ont été forcés dans les années 1940 à venir travailler en métropole pour “participer à l’effort de guerre”…

Une enquête prenante entre deux continents, qui s’attache à un pan volontairement oublié de l’Histoire. Un Hors Série émouvant et sensible des Mémoires de Viet-Kieu.

Prix : 14 €

Collection : Contre-cœur

Extrait de Culture BD la présentation de Pierre Daum

Pigiste pour Libération, Pierre Daum découvre par hasard un musée dédié au riz qu’il s’empresse de visiter. Une photo attire son regard : elle représente deux paysans indochinois en train de planter du riz en 1942 en Camargue. Son instinct le convainc très vite qu’il tient là un sacré sujet. Son livre, Immigrés de force, publié en 2009 n’a pas échappé au regard de Clément Baloup qui, dans la lignée de ses Mémoires de Viet Kieu, l’adapte en bande dessinée.

Les Linh Tho, qu’on peut traduire par « travailleurs soldats » ont été arrachés à leurs familles en 1939 par le colonisateur français en Indochine pour participer à l’effort de guerre. Ils sont 20 000 à être acheminés à bord de cargos, traités comme du bétail, pour venir travailler dans nos usines ou dans les exploitations agricoles. Leur expérience de la culture du riz a notamment été utilisée pour développer les rizières camarguaises. Mal nourris, mal logés, en butte au racisme « ordinaire », ils ont été exploités sans le moindre salaire, jusqu’en 1945 où la plupart sont repartis chez eux. Mais beaucoup sont aussi restés en France et ont fondé des familles.

NB : « Công Binh » ou « Linh Tho » au Viêt Nam

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Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952).

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En septembre 1939, la France fit venir 20 000 paysans vietnamiens en métropole. Recrutés la plupart de force, ils furent d’abord utilisés comme ouvriers dans les usines d’armement.

Internés dans des camps

En juin 1940, la défaite française met brusquement un terme aux réquisitions. 4 500 d’entre eux peuvent être renvoyés chez eux, avant que le blocus maritime britannique n’interdise aux navires français la route vers l’Orient. Les 15 000 restants sont envoyés en zone sud, et internés dans une dizaine de camps de travailleurs indochinois à Marseille, Sorgues, Agde, Toulouse, Bergerac, Bordeaux, Saint-Chamas et Vénissieux. Dirigés par des officiers français de l’armée coloniale, ceux-ci y appliquent une discipline très sévère, utilisant brimades, coups et racisme tels qu’on les pratiquait dans les colonies.

Traités comme des indigènes

Gérés par le service de la Main-d’œuvre indigène du ministère du Travail, ces hommes vont être utilisés dans tous les secteurs de l’économie. Jusqu’en 1948, l’Etat français loua leur force de travail à des sociétés publiques ou privées, encaissant l’argent de cette location, sans jamais reverser un quelconque salaire à ces ouvriers.

Le riz de Camargue

En 1942, 500 d’entre eux sont envoyés en Camargue pour tenter de relancer la riziculture. L’expérience remporte un immense succès. Aujourd’hui, c’est grâce à ces immigrés de force que le riz français existe.

Un livre

Pendant 70 ans, cette histoire demeura complètement enfouie dans les mémoires françaises. Jusqu’à ce qu’en 2009 Pierre Daum publie aux éditions Actes Sud une enquête qui révéla enfin cette page oubliée : Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952). Six mois après la publication du livre, la ville d’Arles organise le premier hommage officiel à la mémoire de ces 20 000 Vietnamiens. Depuis de nombreuses expositions et manifestations se déroulent un peu partout en France. Plus sur Pierre Daum et son livre

Un film Công Binh

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand.

Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants

allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Công Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viêt Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.

Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viêt Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l'opprobre qui a touché même leurs enfants.

Une page de l’histoire entre la France et le Viêt Nam honteusement occultée de la mémoire collective. (Source le site http://www.immigresdeforce.com/)

Jeudi 14 septembre à 19h30

Visite guidée de l'exposition d'Ysé TRAN sur les familles de travailleurs indochinois installées en Lorraine. Lieu : FRAC, 1 bis rue des Trinitaires à METZ

Vendredi 15 septembre à 19h30

Conférence de Pierre Daum sur les travailleurs indochinois en France. Lieu : cloître des Récollets, 1, rue des Récollets à METZ

Samedi 16 et dimanche 17 septembre à 15h00

Visites du Fort de Queuleu sur les traces des travailleurs indochinois internés dans l'immédiat après-guerre. Lieu : Fort de Queuleu, allé Jean Burger à METZ

J'en profite pour parler de mon prochain livre. Il faut bien aussi penser à soi. JP

J'en profite pour parler de mon prochain livre. Il faut bien aussi penser à soi. JP

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Jean-François de La Pérouse : de nouvelles révélations

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Tous les journaux français y compris LNC, qui m'a révélé cette découverte, ont repris cette révélation que les spécialistes présentaient depuis longtemps. Ci-dessous l'article de Libération sur ce sujet que beaucoup de Calédoniens seront heureux de lire s'il ne l'ont pas lu dans notre quotidien LNC. JP

Voir aussi sur La Pérouse sur mon blog

L’expédition La Pérouse s’est-elle en fait achevée au nord de l’Australie?

Par AFP   Photo Un monument à la mémoire de l'explorateur français La Pérouse, le 31 août 2017 à Sydney Photo William WEST. AFP

Et si la mythique expédition La Pérouse s’était achevée au nord de l’Australie, et non aux Îles Salomon? Telle est la thèse d’un anthropologue australien qui veut lever le voile sur un des grands mystères de l’histoire maritime.

Le chercheur Garrick Hitchcock s’appuie sur le récit de 1818 d’un marin indien, Shaik Jumaul, pour avancer que des rescapés des deux frégates françaises disparues dans les îles Salomon il y a 229 ans, auraient à nouveau fait naufrage, cette fois dans le détroit de Torrès, entre la Nouvelle-Guinée et l’Australie.

«Le récit de Shaik Jumaul oriente notre regard vers la possibilité très réelle que l’expédition La Pérouse ait connu son point final dans le détroit de Torrès», écrit l’anthropologue dans un article publié mardi dans The Journal of Pacific History.

Le témoignage du marin indien a cependant déjà été mis en doute par d’autres spécialistes de l’explorateur français.

Jean-Francois de Galaup de La Pérouse et son équipage, dont de nombreux scientifiques de renom, avaient quitté Brest le 1er août 1785 à bord de deux frégates, «L’Astrolabe» et «La Boussole».

Cette expédition, dont les préparatifs avaient été supervisés par Louis XVI, devait rivaliser avec les découvertes prestigieuses du Britannique James Cook.

Après deux ans et demi de navigation, La Pérouse fait parvenir un dernier message de Botany Bay, dans le sud-est de la Nouvelle-Hollande (actuelle Australie) et met le cap à l’est, le 10 mars 1788.

La France bascule un an plus tard dans la Révolution, et naît le «mystère La Pérouse». «A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse?», aurait demandé Louis XVI au pied de l’échafaud.

- Un mousse de Tréguier -

Ce n’est qu’en 1827 que sera localisée l’épave de La Boussole par le navigateur irlandais Peter Dillon, puis celle de L’Astrolabe, quelques mois plus tard, par Jules Dumont d’Urville, sur le récif de l’île de Vanikoro, dans les Salomon.

Les récits recueillis alors auprès des habitants de l’île, puis les recherches archéologiques laissent penser que des rescapés de ces naufrages ont construit un bateau et quitté Vanikoro.

Leur trace se perd ensuite.

M. Hitchcock, de l’Université nationale australienne basée à Canberra, se fonde sur le récit du marin indien Shaik Jumaul pour avancer que ces rescapés auraient fait naufrage 2.500 km à l’ouest de leur point de départ.

Dans son témoignage publié en 1818 dans le Madras Courier, Jumaul relatait le naufrage en 1814 du Morning Star dont il était matelot.

M. Hitchcock raconte que Jumaul fut recueilli par les indigènes de l’île Murray, également connue sous le nom de Mer, située dans le détroit de Torrès, dans le nord de l’Australie. Il apprend la langue locale avant d’être secouru quatre ans plus tard.

Il raconte alors à un marchand de Calcutta avoir vu pendant son séjour des sabres d’abordage et des mousquets qui n’étaient pas de facture britannique, ainsi qu’un compas et une montre en or.

«Quand il demanda aux insulaires où ils avaient obtenu ces choses, ils racontèrent comment, environ 30 ans plus tôt, un bateau était venu se briser» non loin de Murray, a déclaré M. Hitchcock.

«Des membres d’équipage touchèrent terre, mais tous furent tués dans les combats qui suivirent, à l’exception d’un mousse qui fut sauvé et accueilli comme un des leurs», a-t-il ajouté.

M. Hitchcock croit en ce témoignage, reconnaissant toutefois qu’il fut rejeté comme flou par l’archéologue français Jean-Christophe Galipaud et la journaliste Valérie Jauneau dans leur livre «Au-delà d’un naufrage: les survivants de l’expédition Lapérouse», paru en 2012.

«Les historiens et les archéologues ne sont pas au courant de la présence d’autres bateaux européens dans cette zone à ce moment», plaide M. Hitchcock.

«Mener des recherches archéologiques sur les récifs près de Mer est probablement la meilleure chance de confirmer si l’épave du 18ème siècle qu’il mentionne est celle du bateau qui a fui Vanikoro.»

Si ces rescapés ont atteint le détroit de Torrès, une question demeure: qui était ce mousse qui aurait survécu?

M. Hitchcock avance qu’il pourrait s’agir d’un certain François Mordelle, originaire de la cité bretonne de Tréguier, qui officiait à bord de L’Astrolabe.

«Son sort est peut-être le dernier grand mystère de l’expédition La Pérouse», juge le chercheur. AFP

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La pieuvre pour les auteures ou le poulpe pour les auteurs bientôt : rendez-vous à Poindimié

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La pieuvre pour les auteures ou le poulpe pour les auteurs bientôt : rendez-vous à Poindimié

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Les prix du salon de Ouessant 2017

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Les prix du salon de Ouessant 2017

Le lauréat du Concours de Nouvelles Insulaires 2017 catégorie Adulte est :

Yannick  CENDROWSKI de Lyon, 30 ans, pour sa nouvelle intitulée : "Larmes arctiques". C'est le premier prix délivré. Lire le palmarès complet dans cet extrait du télégramme ci-dessous.

Plusieurs ouvrages liés à la Nouvelle-Calédonie en lice pour le prix insulaire d'Ouessant (littérature et sciences).

- L’écrivain, de Yannick Jan (Roman, éd. Jardin secret, 2016)

- Se donner le pays – Paroles jumelles, de Déwé Gorodé et Imasango (Recueil de poésie, éd. Bruno Doucey, 2016)

- La Dette, d'Isabelle Flamand (Roman, éd. L'Harmattan, 2017)

- La Nouvelle-Calédonie face à son destin, collectif, dir. Séverine Bouard (éd. Karthala-IAC-GEMDEV, 2016)

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« Groenland est » à Ouessant, le salon démarre la semaine prochaine

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On peut reconnaître Anne Bihan sur cette photo du "staff" et le logo de la MLNC

On peut reconnaître Anne Bihan sur cette photo du "staff" et le logo de la MLNC

Le salon international du livre insulaire, organisé à Ouessant pour sa 19e édition du 24 au 27 août 2017, présentera au public :  livres rares, éditions souvent d’un loin ailleurs, écrivains nissologue ou nissophile, et des artistes , des créateurs.

Découvrir les Sagas islandaises? Pourquoi pas !

Cette 19e édition du salon du livre insulaire présente deux thèmes principaux qui s’entremêlent comme à chaque fois. A savoir un thème géographique et un thème littéraire et s’y ajoute un hommage au passé.

L’île qui nous intéresse est l’Islande et nous remercions tout particulièrement l’Association France-Islande pour son accompagnement et ses précieux conseils. Le public pourra trouver non seulement des livres de tous genres sur la littérature islandaise, mais aussi participer à des conférences ou dialoguer avec traducteur ou conférencier pour mieux connaître cette île.

Le thème littéraire que nous avons plaisir à vous faire découvrir est celui de la Saga.* Tout comme en Caraïbes nous avons des récits de pirates, en Islande nous avons des sagas, et cela depuis très longtemps.

La commémoration , l’hommage aux disparus, est celle d’une fortune de mer très célèbre : le naufrage en Islande du navire « Le pourquoi pas » en 1936, expédition polaire du Commandant Charcot, dont il y eu  un seul rescapé, un douarneniste, alors que les autres membres d’équipage, ouessantin ou finistériens périrent dans la catastrophe.

Ce fil conducteur vous permet de rencontrer des écrivains, des éditeurs, mais aussi des artistes. Le salon du livre insulaire est aussi le lieu de rencontres d’autres inspirations des îles, et vous pourrez y découvrir des livres d’autres îles comme celle de l’Océan Indien, ou aussi de Bretagne; y voir même des films sur les femmes du Cap Vert.

C’est un salon qui ne ressemble à aucun autre … et bien heureusement 😉

Merci à nos partenaires culturels, maritimes et financiers, merci à vous de venir nous visiter, et un salut amical très fort à tous els bénévoles de l’association qui ont tant travaillé pour vous.

Bon festival à tous !

Isabelle Le BAL (site du festival)

*Une saga (mot islandais, pluriel sögur) est un genre littéraire développé dans l’Islande médiévale, aux XIIe et XIIIe siècles, consistant en un récit historique en prose, ou bien une fiction ou légende.

PS : La nissophilie c'est la passion pour les îles. (J'ai vérifié pour moi, JP)

Plusieurs auteurs calédoniens sont en lice pour les prix littéraires voir la sélection

Par Isabelle LE BAL le 11 août 2017 un billet sur Sophie Tessier

Sophie Tessier fut lauréate du prix du Livre insulaire catégorie poésie en 2013 pour un premier recueil intitulé Groenland est. 5 ans plus tard, elle présente au salon d’Ouessant 2017 un nouveau livre, un premier roman, intitulé Varech paru aux éditions Diabase. En résumé le sujet présenté par l’éditeur : »Anselme, Le Chantôme, Gaspard. Sans oublier le chat. Ils attendent sur un rivage que les hommes ont fui, la mer les enserre et les appelle, dans une étrange suspension du temps où passé et présent, réalité et imaginaire, perdent peu à peu leurs frontières. Sophie Tessier tisse un récit où l’amour resurgit pour tout bouleverser et signe un premier roman d’une singulière puissance poétique. »

« Groenland est » à Ouessant, le salon démarre la semaine prochaine« Groenland est » à Ouessant, le salon démarre la semaine prochaine« Groenland est » à Ouessant, le salon démarre la semaine prochaine
« Groenland est » à Ouessant, le salon démarre la semaine prochaine

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C’est la rentrée en Polynésie, la Nouvelle-Calédonie est une exception

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L'éditeur Vent des Îles propose ses nouveautés pour la rentrée

L'éditeur Vent des Îles propose ses nouveautés pour la rentrée

La rentrée scolaire a lieu en Polynésie les 11, 14 et 16 août pour les enseignants et les 16 (second degré) et 17 août (CJA et 1er degré) pour les élèves. Les vacances de juillet / août sont réduites à 5 semaines et demie.

Ci-dessous un extrait d’article de 2016 de la Réunion LINFO.RE – créé le 30.07.2016 sur les dates de la rentrée outremer. La Calédonie est une exception. JP

La date de la rentrée scolaire n’est pas forcément la même pour la France métropolitaine et les départements d’outre-mer. Voici les dates importantes à ne pas oublier pour la rentrée des classes pour l’année 2016-2017.

Les élèves qui vont reprendre au mois de septembre

Pour les élèves en France métropolitaine, la date de la rentrée reste la même pour toutes les zones. Le jour de la reprise des études est le jeudi 1er septembre 2016, que ce soit pour la zone A, la B ou bien la C. En ce qui concerne les départements d’outre-mer, certaines régions ont adopté la même date que dans l’Hexagone pour la rentrée scolaire pour l’année 2016-2017. En effet, pour la Guyane française et la Martinique, la date est pratiquement la même, le 1er septembre. Pour la Guadeloupe, les responsables ont décidé de décaler d’une journée la rentrée des classes. Les élèves guadeloupéens commenceront donc leur nouvelle année scolaire le vendredi 2 septembre 2016, selon les sites officiels du ministère de l’Éducation nationale.

Ceux qui ont un calendrier décalé

Pour la Réunion, le calendrier scolaire est légèrement décalé par rapport à celui des élèves de l’Hexagone. La rentrée scolaire 2016-2017 des élèves réunionnais va se faire le mercredi 17 août 2016.

Selon le calendrier scolaire délivré par le vice-rectorat de Mayotte, les élèves mahorais devraient reprendre leurs cahiers et leurs stylos à partir du mercredi 24 août prochain. À noter que Mayotte adopte également un calendrier tout à fait différent de celui de la France Métropolitaine.

Les Polynésiens quant à eux vont commencer l’année scolaire le 16 août prochain. La rentrée des classes pour la Nouvelle-Calédonie est également très décalée des calendriers des autres départements. A Nouméa, la rentrée scolaire pour l’année 2016-2017 a été faite le lundi 15 février 2016 dernier.

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Károly Sándor Pallai, "Mosaïque des océans", un océaniste à découvrir

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L’ouvrage d’un océaniste hongrois, que je viens de découvrir et parcourir (un peu) avant de m’y remettre, parce que j’y ai vu des noms de gens connus ici, me semble remarquable. Ils sont impressionnants, pour moi, ces jeunes cerveaux bien pleins, comme le sien. (Károly Sándor Pallai écrit et publie de la poésie en dix langues). C’est probablement pour cela que je ne comprends pas toujours les messages de Paul Tavo notre intellectuel du Vanuatu, mon ami Face Book. JP

 

Károly Sándor Pallai, Mosaïque des océans : Idées, identités et enjeux dans les littératures contemporaines de la Caraïbe, de l'océan Indien et de l'Océanie (Sous la direction de Adrián Bene

 

Référence bibliographique : Károly Sándor Pallai, Mosaïque des océans : Idées, identités et enjeux dans les littératures contemporaines de la Caraïbe, de l'océan Indien et de l'Océanie (Sous la direction de Adrián Bene), Presses de l'Université de Pécs (Département d'Études Françaises), collection "Acta Romanica Quinqueecclesiensis (III.)", 2017. EAN13 : 9789634291169.

 

Dans Mosaïque des océans, Károly Sándor Pallai réunit les idées et les réflexions d’une dizaine d’écrivains, de poètes et d’acteurs culturels majeurs de la Caraïbe, de l’océan Indien et du Pacifique pour la première fois pour donner naissance à des échanges enrichissants, pour montrer les parallèles, les superpositions et inclusions au niveau des textes, des sujets abordés, des questions, des principaux enjeux et problèmes ainsi que les éventuelles différences et divergences des opinions.

Il s’agit notamment d’auteurs caribéennes : Gerty Dambury (Guadeloupe), Suzanne Dracius (Martinique), indianocéaniens :  Jean-Louis Robert (Réunion), Jean-François Samlong (Réunion), Umar Timol (Maurice), Khal Torabully (Maurice) et océaniens : Stéphanie Ari’irau Richard-Vivi (Polynésie française), Flora Devatine (Polynésie française), Vaimu’a Muliava (Wallis-et-Futuna), Chantal Spitz (Polynésie française), Paul Tavo (Vanuatu)…

L’ouvrage est disponible en ligne dans son intégralité en accès libre :

http://francia.btk.pte.hu/sites/francia.btk.pte.hu/files/files/pallai_karoly_sandor_acta_iii.pdf

Pour en savoir plus sur ce chercheur :

Károly Sándor Pallai est océaniste, chercheur, traducteur, poète et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat avec félicitations du jury sur les littératures contemporaines de le Caraïbe, de l’océan Indien et de l’Océanie dans laquelle il a consacré une analyse psychologique et philosophique détaillée à l’identité dans les œuvres littéraires (La micrologie de l’identité archipélique). Membre de plusieurs sociétés savantes et littéraires (États-Unis, Australie, île Maurice, France, Colombie, Grèce, Thaïlande, Pays-Bas), il écrit et publie de la poésie en dix langues.

Auteur d’articles sur l’histoire littéraire de la Polynésie française (Topoï de contre-exotisme dans l’écriture de Titaua Peu; Corporéité, histoire et mémoire dans la littérature polynésienne contemporaine; Langue(s), identité(s), folie(s), dans Les gens 2 la folie de Philippe Neuffer; Histoire et identité dans l'écriture de Chantal Spitz; Jegyzetek a polinéziai irodalom történetéhez; Discontinu et fragmentaire dans l'écriture contemporaine de la Polynésie française), de Suriname (Suriname kortárs költészete) et des îles néerlandaises de la Caraïbe (A karibi holland szigetek költészete).

Il est le premier traducteur hongrois de plusieurs langues étrangères (papiamento, saramaka, hindoustani caribéen, créole seychellois, haïtien, guadeloupéen).

Il a été le premier chercheur à consacrer des articles à la poésie contemporaine de Wallis et Futuna (Identité, héritage et histoire dans la poésie contemporaine de Wallis-et-Futuna; Histoire, mythe et le paradigme identitaire dans la poésie wallisienne et futunienne).

Après avoir consacré des articles à la littérature seychelloise (Résonances, langages, écritures; Konzigezon filozofik size poetik; Paradigms of Space and Corporeity in the Contemporary Poetry of the Seychelles; Mondes multiples, chiralité; Lapoezi kontanporen seselwa), en 2017, il a publié une monographie sur la poésie seychelloise contemporaine (Subjectivités seychelloises, Presses de l’Université de Pécs, Département d’Études Françaises, 113 p.) consacrée à l’analyse psychologique et philosophique de l’identité dans les textes poétiques.

Dans Microlectures polynésiennes (Presses de l’Université de Pécs, 2017), il étudie les notions de l’île, de l’insularité, de l’héritage, de la pluralité linguistique et des langues dans les œuvres poétiques et romanesques de la Polynésie française… (Source FABULA)

Biographie (« exfiltrée » de son site)

Károly Sándor Pallai est chercheur doctorant à l’Université de Budapest – ELTE. Il est le concepteur, le fondateur et l’éditeur en chef de la revue électronique Vents Alizés, conçue pour assurer une diffusion d’accès libre étendue aux auteurs de l’océan Indien, de la Caraïbe, du Pacifique et d’ailleurs. Il est également le créateur et le directeur de la maison d’édition Edisyon Losean Endyen, créée pour améliorer l’accessibilité de la production littéraire de l’océan Indien, de la Caraïbe et du Pacifique.

Il est membre du comité de lecture de la revue littéraire seychelloise Sipay. Il écrit et publie des poèmes en français, en anglais, en créole seychellois, en hongrois et en espagnol. Ses poèmes étaient publiés en France, aux États-Unis, aux Philippines, aux Seychelles, en Hongrie, au Canada.

Son recueil, Soleils invincibles a paru en 2012, sa pièce de théâtre, Mangeurs d’anémones en 2013 (Éditions Arthée). En reconnaissance de son travail théorique, poétique et éditorial, il est choisi et primé dans le concours national « 50 jeunes talents hongrois » du magazine La femme. En 2013, Le Ministre de la Culture des Seychelles lui décerne un certificat de reconnaissance ministérielle pour ses activités réalisées pour la promotion de la littérature et de la culture seychelloises.

Károly Sándor Pallai - Nationalité : Hongrie Né à : Miskolc , le 5 juin 1986

Source : http://pallaikaroly.com

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Les pépites de l’Obs (2)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Bibliobs rubrique littéraire de l’Obs propose pour l’été dans l’hémisphère nord une rubrique « La Book Machine » : ce bon génie qui trouve le livre fait pour vous avec les 150 meilleurs romans, récits et polars du moment, sélectionnés par le service littéraire de "l’Obs". voir plus sur l’Obs JP

Exemple :

Le Fabuleux et triste destin d’Ivan et Ivana, par Maryse Condé

JC Lattès, 250 p., 19 euros.

L’écriture, Maryse Condé y est venue tard, à 42 ans, après douze années de galères en Afrique. Elle ne s’est jamais arrêtée. Son œuvre, que l’on étudie beaucoup aux Etats-Unis, ne se limite pas au grand succès remporté en 1984 par «Ségou », puissante saga historique sur le naufrage de l’empire bambara aux XVIIIe et XIXe siècles (« Ségou » vient d'entrer dans la collection « Classics » de Penguin). Elle compte une vingtaine de titres qui vont d'« Heremakhonon » à « la Vie sans fards », remarquable autobiographie qui court sur la première moitié de son existence, en passant par « les Derniers rois mages », « la Belle créole » ou « Histoire de la femme cannibale ».

Elle n’est jamais arrêtée d’écrire, mais à 80 ans, affaiblie par la maladie, la romancière de « la Vie scélérate » dit tirer sa révérence avec « le Fabuleux et triste destin d’Ivan et Ivana », qu'elle a dicté à son mari faute de pouvoir désormais utiliser elle-même un ordinateur. Ce sont les tribulations de deux jumeaux qui, après neuf mois fusionnels, restent fous amoureux alors que toutes les lois humaines condamnent leur passion. Ce couple maudit n’est pourtant pas née, prévient-elle, d’une méditation sur l’inceste, mais d'un événement passé inaperçu quand il y a eu l'attentat contre “Charlie Hebdo” : « Une policière municipale d'origine martiniquaise a été abattue par un terroriste. Ce terroriste était noir et venait du Mali. Il ne la connaissait pas mais s’en foutait, il l’a tuée. Pour moi, c’était un effondrement, un bouleversement terrible. C’était la fin de la négritude. La fin de la croyance selon laquelle les noirs sont des frères. »

A l'arrivée sa fable créole est un roman dont le réalisme magique, à la fois tragique et plein de fantaisie, navigue de la Guadeloupe à la banlieue parisienne en passant par les coulisses maliennes du djihadisme. C'est parfois drôle, souvent intelligent, toujours sensible. C'est même une manière assez gonflée de réfléchir aux liens entre la colonisation, ce fléau d'hier, et le terrorisme islamiste, cette plaie contemporaine. La preuve, en tout cas, que Maryse Condé reste une grande conteuse.

Grégoire Leménag

Publié dans Divers

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