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73 résultats pour “dans le tumulte de la joie

Dans le tumulte de la joie de Thierry Charton

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le livre en rayon chez Calédo Livres

Le livre en rayon chez Calédo Livres

Présentation de l'éditeur

Je pénètre dans un sanctuaire idéologique, premier lycée kanak. D'emblée, le sauvage m'impressionne. La forêt pousse en pagaille. Les arbres sont des gratte-ciels, des ascenseurs à oiseaux. Les odeurs, sous la canopée, c'est du blaire en extase. Les hommes se fabriquent dans les graines et naissent dans les fleurs. La nature est gorgée de nickel. Les montagnes en suintent à ciel ouvert pour des millions de dollars. Je loge dans un bloc de studios en compagnie d'autres profs. Ma fenêtre donne sur des vallonnements somptueux. La cambrousse, c'est des fleurs en essence qui tombent du ciel en goutte à goutte. La lune se hisse sur un azur d'or. La nuit est une machine à lucioles. Ca me colle le vertige. J'en chiale tout seul. Pas la berlue. Mes yeux, c'est pas rien comme vision fantastique. Le cœur ne bat que pour ça, la beauté, rien que la beauté. Elle rachète toutes les saloperies du monde et les hommes avec.

 

Dans le tumulte de la joie est le récit d'un homme qui cherche à se connaître en traversant toutes les expériences qui lui sont données de vivre. Eloge de la vie sitôt qu'on cesse de vouloir la refuser, ce livre percutant nous protège contre les tentations du désenchantement et prône une philosophie de la joie dont nous sommes les seuls créateurs.

 

Auteur(s) : Thierry Charton,

Genre : Récit,

Editeur : Editions Spinelle,

 

Biographie de l'auteur

Thierry Charton vit et travaille en Nouvelle-Calédonie.

 

Ce livre m’a été recommandé par Frédéric Ohlen l’auteur est un ami de Charles Juliet, un laissez-passer indiscutable pour moi. Ce livre est disponible à la librairie Calédo Livres au prix de 2250 F. JP

Publié dans Roman

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SILO 2020 : Thierry Charton, l’auteur révélation de ce SILO sur le Deck

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Thierry Charton sur deck du centre culturel SILO 2020
Thierry Charton sur deck du centre culturel SILO 2020

Thierry Charton sur deck du centre culturel SILO 2020

Mes Charton de la Vallée des Colons

Mes Charton de la Vallée des Colons

Encore inconnu du grand public il y a quelques mois, Thierry Charton s’est déjà fait une belle réputation. L’enseignant philosophe détonne dans le train-train des causeries et des rencontres avec les auteurs calédoniens. Thierry, ancien rugbyman, fonce tête baissé dans la mêlée des idées reçues, du politiquement correct. Il martèle qu’il faut mouiller sa chemise, se donner à fond pour écrire et parler vrai. Quand votre serviteur lui pose cette question « On te dit timide malgré les apparences ? », réponse, avec un regard de tueur : « Non, sauvage ! » C'est un sacré numéro !

 Pour entrer dans la mêlée, on disait « « Flexion, touchez, stop, entrez ! ». Il est entré dans le monde de la littérature calédonienne avec deux ouvrages Fin du Malentendu ou il affirme qu’il faut vivre sa vie et oser s’y perdre pour vivre pleinement une vie d’homme. Dans Le Tumulte de la Joie, il a écrit le récit fort d’un homme qui cherche à se connaître en traversant toutes les expériences qui lui sont données de vivre. Il fallait une journaliste expérimentée et hardie pour affronter le monstre sur le Deck. Stéphanie Chenais l’a fait avec assurance.

Le joueur clé de la mêlée, c’est le demi de mêlée ça devait être son poste. Son ballon, c’est le talent. Il vient de l’introduire dans le pack des écrivains du caillou pas des petits, comme dirait un journaliste pas très sportif, mais des grands de la littérature du pays, « wait and see ! ». Après ces deux ouvrages publiés, un troisième est déjà sur les rails. JP

PS : J’ai mis en illustration mes deux exemplaires. Ils trônent sur un meuble chez moi avec un ballon du rugby en peluche qui ma fille Mélissa m’a ramené d’une boutique des Blacks de Auckland il y a une vingtaine d’années. C’est pour lui faire plaisir, je ne tiens pas à me faire plaquer par le bonhomme, je n’ai plus l’âge.

Les ouvrages des éditions Spinelle sont disponibles en librairie à Nouméa au prix de 2500 F

Dans le tumulte de la joie

Dans le tumulte de la joie est le récit d'un homme qui cherche à se connaître en traversant toutes les expériences qui lui sont données de vivre. Eloge de la vie sitôt qu'on cesse de vouloir la refuser, ce livre percutant nous protège contre les tentations du désenchantement et prône une philosophie de la joie dont nous sommes les seuls créateurs.

Fin du Malentendu

« La vie est pas une création de la morale mais un fluide dans nos veines, un souffle de l’esprit, une dilatation du cœur. Ce qui compte, c’est vivre l’émotion pure et être son instrument. Faire l’amour dans une église est l’occase de nous aimer dans une dimension plus grande. Vivre sa vie, voilà le miracle de la vie ! Est lâche celui qui la refuse et passe tragiquement à côté de la sienne » Source l’éditeur

Publié dans Roman, Evénement culturel

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Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC
Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

L'université Populaire de Nouvelle-Calédonie a le plaisir de vous inviter à la conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie 

 

"L'illusion en philosophie"  

 

Jeudi 2 septembre à 18H00 à l'amphithéâtre du lycée Blaise Pascal. La conférence sera suivie d'échanges avec le public.

Lors de sa conférence Bessette au centre culturel JMT

THIERRY CHARTON

Professeur de Philosophie, Thierry CHARTON est auteur de trois ouvrages.

Né à Châlons-Sur-Marne, 25 juin 1968. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1994 pour rejoindre un copain Wallisien, joueur de rugby comme lui.

Livres : La libre mort, Fin du malentendu, Dans le tumulte de la joie : romans qui ont fait découvrir un auteur talentueux aux Calédoniens

Conférence : Il a fait découvrir au public une écrivaine oubliée au centre culturel Jean-Marie Tjibaou  Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence éclairage sur un partie de sa vie en Calédonie complètement méconnue comme l'a souligné son biographe Julien Doussinault qui est intervenu en direct en visioconférence.

Thierry Charton sera aussi sous le Chapitô du SILO à Poindimié le 16 septembre.

Publié dans conférences

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Nouveauté de Thierry Charton Fin Du Malentendu, aux éditions Spinelle

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Date de publication 05 juin 2020

Fin Du Malentendu est disponible aux éditions Spinelle, et le sera bientôt sur les réseaux comme la FNAC. Après Dans le tumulte de la joie, Thierry Charton signe ici son deuxième roman. Son premier roman nous a fait découvrir un vrai talent calédonien, il a eu la bonne idée d’enchaîner de suite. Quand on surfe sur une bonne vague, il ne faut pas lâcher. De plus un amateur de rugby ne peut produire que des bons textes forts. En parlant des rugbymans : «Leur pudeur est une vraie réalité. Ce sont des gens qui ont développé entre eux leur propre culture. Ils partagent une humilité récurrente qui leur est commune.» disait Jean-Christophe Collin journaliste à L’Equipe Magazine en 2015 à propos de la première ligne, les gros (j’aime bien cette expression). JP

Résumé du roman par l'éditeur :

« La vie est pas une création de la morale mais un fluide dans nos veines, un souffle de l’esprit, une dilatation du cœur. Ce qui compte, c’est vivre l’émotion pure et être son instrument. Faire l’amour dans une église est l’occase de nous aimer dans une dimension plus grande. Vivre sa vie, voilà le miracle de la vie ! Est lâche celui qui la refuse et passe tragiquement à côté de la sienne » Extrait.

La vie, c’est une odyssée à travers des nuits et des jours, cherchant souvent à l’aventure sa place et qui l’on est. Ce livre raconte, dans une écriture lyrique où les mots se donnent aux choses, en chair et en os, combien il faut vivre sa vie et oser s’y perdre pour vivre pleinement une vie d’homme. Fin du malentendu est un récit d’apprentissage, l’histoire d’une libération intérieure. Chacun y trouvera sa part d’ombre et de lumière. Chacun y puisera la force vitale nécessaire pour avancer et être soi-même.

Bientôt en librairie à Nouméa

Photo rempruntée au FB de Thierry Charton

Photo rempruntée au FB de Thierry Charton

Publié dans Roman

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Deux ouvrages de contes Réhéma et la cascade des Géants avec Le Prince Océan d’Alain Lincker

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Alain Lincker et son dernier bébé

Alain Lincker et son dernier bébé

Alain Lincker que nous connaissons bien en Nouvelle-Calédonie sera présent au festival du Livre jeunesse l'Ïle Ô Livres 2019 (Lôl) pour la présentation au public de Nouvelle-Calédonie de ses deux dernières publications :

 

- Un conte des origines Réhéma et la cascade des Géants écrit à Mayotte.

 

- Un "conte écologique Le Prince Océan Ados/adultes (Livre illustré "jeunesse", et tout public, pour un authentique partage intergénérationnel des citoyens du monde.

"Une île mystérieuse et son prince face à leurs destins. Dans la magie du Pacifique réside un lieu à nul autre pareil, où se mêlent l’appel des conques, le souffle des alizés. Un conte écologique et initiatique en écho aux bouleversements du monde : l’homme pourra-t-il longtemps encore percevoir les confidences des baleines et s’abriter du tumulte de l’océan qui gronde ? " AL

Ces deux livres ne sont peut-être pas arrivés sur le territoire mais soyez patients !

Deux ouvrages de contes Réhéma et la cascade des Géants avec Le Prince Océan d’Alain Lincker

Publié dans Poésie

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Mots pour Maux : Jean Vanmai, président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

J’AIMAIS TROP L’ARGENT…

 

Annie était éperdument amoureuse de Fred, un jeune homme venu travailler durant quelques temps dans son petit village minier, situé au nord de la Nouvelle-Calédonie. Lorsque la mine cessa ses activités à cause de la mévente du nickel, comme cela arrive régulièrement dans cette île surnommée aussi le « pays de l’or vert » ; Fred dût partir bien à contre cœur travailler à la capitale, Nouméa, éloignée de près de quatre cent kilomètres du village de Koumac. 

Lorsqu’un matin à l’aube, décidant sur un coup de tête, Annie qui venait d’atteindre la majorité légale, c’est-à-dire vingt-et-un ans, prit son baluchon et, sur la pointe des pieds, eut le courage de monter à bord d’un autobus, surnommé en ce temps-là un « baby-car », pour aller rejoindre son « Tristan ».

Tout au long du trajet qui dura près de sept heures sur une route en terre chaotique et poussiéreuse, elle ne regrettait aucunement sa vie passée sous les ordres et brimades d’une mère triste, agressive et acariâtre.

Maintenant installée, protégée, aimée par l’homme de sa vie, et, en attendant son retour, elle eut l’idée  d’écrire  régulièrement ses pensées ou découvertes, relatives  notamment à cette ville insulaire dont elle avait si souvent entendu parler auparavant.

 

LA VILLE DE NOUMEA EN 1960

 

La vie s'organisa peu à peu. Il faut dire qu’au début de cette vie commune et inédite pour moi, j'éprouvais une certaine anxiété lorsque mon Fred s'en allait au travail m'abandonnant à moi-même, seule sous mon nouveau toit. Le fait de pouvoir agir désormais à ma guise, prendre en toute liberté des décisions sans la crainte d'un reproche, me semblait étrange et me donnait le vertige. En effet durant l’absence de mon aimé, aucune autre personne au monde ne pouvait me donner des ordres ni me dicter ce que je devais ou avais à faire.

Cette émancipation récente me déroutait et m'effrayait terriblement. Est-ce le fait d'en recevoir trop d'un coup ? Probablement. Car cette sorte de libération soudaine survenue aussi rapidement face à un passé surchargé de contraintes avait le goût de l'angoisse.

-- Je souffrais du manque de liberté. Maintenant j'en ai trop... N'y aurait-il donc jamais de juste milieu ?

Fred se montrait si prévenant que je parvins à dominer mes inquiétudes et recouvrais peu à peu mon assurance. Je me transformais en une véritable maîtresse de mon petit intérieur. Il me devenait même agréable et grisant de pouvoir vivre comme bon me semblait.

Lorsque les problèmes à résoudre avaient une certaine importance, j'attendais naturellement le retour de mon homme au foyer. Aussitôt tout redevenait clair et lumineux. Car Fred avec douceur et compréhension approuvait, lorsque mes initiatives étaient bonnes ou apportait quelques conseils et ajustements lorsqu'il les jugeait nécessaires. Jamais plus je ne subis de réprimandes sur un ton sévère. Comme du temps où la moindre chose était régentée par des ascendants acariâtres et autoritaires. Grâce à lui, je découvris très vite le sens véritable des responsabilités.

- Tu organises ta journée et ton emploi du temps selon ta volonté, Annie. J’ai noté par ailleurs que tu te débrouilles très bien en tant que jeune maîtresse de maison. Je suis très fier de toi, ajouta-t-il les yeux rieurs.

Qu'il me semblait bien loin cette triste époque où je devais vivoter dans un milieu familial monotone, médiocre et sans joie. Réfugiée en son sein au-delà de l'âge légal de l’adolescence, je me comportais en réalité comme une enfant bourrée de complexes qui avait peur de la vie. Pendant que d'autres, garçons et filles, plus jeunes que moi, volaient depuis bien longtemps de leurs propres ailes vers la liberté et le bonheur.

Fred était venu, il est toujours là. Je n'avais donc aucun regret à avoir. Et de tous ces événements je ne voulus conserver que les bons. En revanche, ceux qui me rendaient nostalgique je les avais refoulés très loin, vers l'oubli. Car bien qu'ils fassent partie des lots pénibles de l’existence, je ne souhaitais plus perpétuer les souvenances d'un tel passé.

C’est ainsi que chaque jour, lorsque Fred se rendait à son travail, je partais souvent à la découverte de la cité

La vie urbaine était bien différente de tout ce que j'avais pu concevoir en pensée depuis mon plus jeune âge. Même pour une si petite ville la vie insulaire me semblait pourtant trépidante, active. Et cette sorte d'agitation perpétuelle portait en elle un aspect incroyable qui m'enchantait.

Mon étonnement s'arrêtait sur de multiples choses. Telles les vitrines attrayantes des magasins, les affiches commerciales, les belles maisons au style colonial ou tout simplement les passants. Un rien me fascinait.

Le marché couvert installé face à une grande place baignée de lumière, la Place des Cocotiers, était le point de rencontre par excellence des habitants multiethniques de cette mini-capitale des mers du Sud. A l'intérieur de ses bâtiments aux toitures de tôles ondulées, les portes s’entrouvraient dès les premières lueurs de l'aube. Une animation exceptionnelle y régnait durant toute la matinée. Je découvris avec surprise la foule ainsi que le va-et-vient des gens parmi les allées encombrées de tubercules et de fruits exotiques. Pendant que les bavardages entre amis et connaissances, tout comme les marchandages inévitables entre vendeurs et acheteurs, donnaient à ces lieux une note particulièrement pittoresque. Dans cette multitude cosmopolite et bon enfant, l'on pouvait rencontrer aussi bien des ménagères toujours pressées portant des robes de couleurs vives que des citadins nonchalants venus, en short et claquettes japonaises, comme clients ou simplement en curieux. Parfois de nouveaux immigrants fraîchement débarqués sur l’île s’extasiaient devant ce spectacle bigarré qui s'offrait ainsi à leurs yeux. Tandis que des touristes arborant chemises à fleurs ou des « robes mission *» pour la gente féminine, filmaient tous azimuts caméra 8mm au poing.

Dans une juxtaposition extraordinaire de couleurs, les étals croulaient sous des montagnes de marchandises. Ici, des maraîchers vietnamiens proposaient des légumes les plus variés. Là, une vendeuse d’origine mélanésienne présentait fièrement ses produits de la terre tels que taros, ignames, patates douces et maniocs. Un peu plus loin, un vieil Indonésien immobile et silencieux attendait le chaland à côté de ses pyramides de fruits tropicaux. Il avait exposé là des mangues, pommes lianes, cocos verts, bananes, ananas, pamplemousses, oranges, entre autres. Ailleurs, des Européens au visage brûlé et buriné par le soleil des îles présentaient à foison des orchidées, des oiseaux de paradis et autres fleurs fraîches de toute beauté. Tandis que de belles et joyeuses Tahitiennes, une fleur de tiaré immaculée accrochée à l'oreille, les yeux rieurs, criaient à la cantonade en roulant les "r" afin d'écouler au plus vite leur délicieuse salade de poisson cru, mariné dans du pur jus de citron. Pendant que des Wallisiens, véritables forces de la nature et excellents pêcheurs, se tenaient fièrement derrière des présentoirs bondés de fruits de mer. Un peu plus loin, près des balances anciennes rongées par la rouille mais toujours en service, des poissons de toutes tailles gisaient dans des sacs en toile de jute préalablement trempés dans l'eau de mer. Selon la variété, les picots de récif ou les bossus dorés étaient vendus soit à la pièce, soit au poids. Des mollusques, des crustacés à profusion et du poisson fumé faisaient également partie des mets rares et très recherchés par la population locale.

Dans la grande cour intérieure, les vendeurs de billets de loterie s'installaient sans sourciller à proximité de cageots contenant de la volaille, des pigeons ou des tortues marines. Leurs voisins déchargeaient des sacs de pomme de terre, de choux, de cocos secs et de mandarines des bennes des camions de colporteurs arrivés de la Brousse lointaine un instant auparavant. A mon avis, ce marché au pays du nickel et de « l’or vert* » demeurera le lieu de rencontre et d’attraction touristique de premier ordre pour très longtemps encore.

Mais mon émotion fut à son comble, lorsque je découvris des poissons proposés à la vente et qui étaient maintenus en vie dans de grands bacs rectangulaires remplis d'eau de mer.

-- Pris dans des filets ou au bout d'une ligne, prisonniers maintenant des hommes, ils ne rejoindront plus jamais la mer bleue, murmurais-je avec un certain désenchantement cette fois. Dans peu de temps ils finiront leur existence soit en friture, en court-bouillon ou encore, une fois découpés en fines lamelles et imbibés de jus de citron en salade tahitienne sur nos tables.

Décidant de m’éloigner de cet endroit, je me retrouvais quelques minutes plus tard dans le quartier des affaires. Mon centre d’intérêt se déplaçait dès lors vers les voitures de toutes tailles, rutilantes et polychromées qui roulaient innombrables au milieu de rues étroites et mal réglementées. La circulation en ce lieu me semblait d’ailleurs anarchique voire dangereuse. Pendant que le bruit assourdissant des moteurs de camions ou de motos peu entretenues, me donnaient très vite une sensation étrange. Celle d'être subitement débarqué sur une planète tumultueuse et enivrante. En spectatrice consciencieuse et curieuse, installée ainsi aux toutes premières loges devant ce véritable cinéma de la vie, je suivais aussi du regard la multitude qui se déplaçait sans cesse presque en désordre. Telles des fourmis humaines se rendant on ne sait où.

Puis malgré l'animation des êtres et des choses, la foule et le bruit finirent toutefois par me provoquer de terribles maux de tête. Habituée au calme depuis toujours, mon organisme avait sans doute des difficultés pour s'adapter à ces conditions de vie nouvelle.

-- Ça suffit pour aujourd'hui. Il faut que je rentre. Ce serait plus sage, me disais-je à chaque fois.

Ce fut là en tout cas un véritable bouleversement pour une fille comme moi qui n'avait jamais pu sortir de son trou. Et quel contraste frappant entre ces gens si différents toujours pressés et nos braves villageois au tempérament placide, à la démarche tranquille. Mais cette tranquillité paisible des gens de la campagne je n'en voulais plus. Je la laissais bien volontiers sans contre partie aucune aux maraîchers, agriculteurs, éleveurs ou aux vieillards et autres amoureux de la nature.

Puisque dès ce moment-là, j’étais déjà soumise et conquise par la loi du contraste. C'est-à-dire dans mon cas, quitter avec plaisir le silence et le calme pour le tumulte et la foule. Pour la première fois de ma vie aussi, je me sentais parfaitement bien dans ma peau et doublement comblée. Puisque j'étais amoureuse d'un homme mais également d'une ville.

 

Extrait du roman : « J’aimais trop l’argent »

Editions Dualpha Paris 2009

 

Chân Dàng « Les Tonkinois de Calédonie au temps colonial », est la grande œuvre de Jean Vanmai, il a fait connaître au monde cette histoire  des travailleurs indochinois en Nouvelle-Calédonie.

Publié dans Nouvelles

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La France d'Outre-mer. Terres éparses, sociétés vivantes : un livre urgent pour comprendre les récents enjeux des Outre-mer de Gay Jean-Christophe

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La France d'Outre-mer. Terres éparses, sociétés vivantes : un livre urgent pour comprendre les récents enjeux des Outre-mer de Gay Jean-Christophe

La France d'outre-mer : Terres éparses, sociétés vivantes

La France d'Outre-mer

Terres éparses, sociétés vivantes

Jean-Christophe Gay publication du 06/01/2021 Lien achat en ligne chez l’éditeur

Souvent réduite à l’image d’un paradis exotique, aux dévastations des cyclones ou aux tumultes sociaux, la France d’outre-mer (FOM) est largement méconnue. Cette ignorance, qui l’écarte du « récit national » et qui se combine parfois à une nostalgie de la France coloniale, tend à faire de ces terres éparses un ensemble indifférencié et immuable. Or, la FOM connaît des mutations spectaculaires et rapides depuis le début des années 2000, notamment sur les plans statutaire, démographique et socio-économique. Comme champ d’innovations sociales et d’expérimentations juridiques, elle permet d’apprécier sous un jour différent la République française.

Cet ouvrage, en révélant une FOM dynamique, analyse la diversité croissante de ses territoires à plusieurs échelles. Inégalités, disparités, déséquilibres socio-spatiaux, autochtonie, vulnérabilités ou modèles de développement sont au centre d’une réflexion ayant pour toile de fond le legs colonial. Une décolonisation sans indépendance quoique patente se combine à une sujétion économique et à un assistanat qui ne le sont pas moins.

Si l’histoire de la relation à la Métropole est capitale pour comprendre la FOM, un regard décentré et novateur permet de renouveler son approche. De nombreuses cartes originales, des données et un traitement statistique inédits viennent ici appuyer la démonstration.)

- “La France d'Outre-mer. Terres éparses, sociétés vivantes” : un livre “urgent” pour comprendre les récents enjeux des Outre-mer, Outre-mer la 1ère, 14 décembre 2020

Le géographe Jean-Christophe Gay a profité du premier confinement, loin des bancs de l’université, pour rédiger son nouveau livre, “La France d'Outre-mer, Terres éparses, sociétés vivantes”. Un ouvrage qui veut porter un regard novateur sur les Outre-mer.

Pour le géographe Jean-Christophe Gay, il y avait urgence à publier un livre sur les dynamiques récentes des Outre-mer. Sa volonté : aller au-delà des clichés et mettre à la portée de tous l’histoire de ce qu’il appelle “cette France que l’on connaît mal”.

Spécialiste de la question du tourisme et des Outre-mer européens, il a notamment fait partie de l’équipe scientifique et technique de rédaction de l’Atlas de la Polynésie française de 1897 à 1993 et co-dirigé l’Atlas de la Nouvelle-Calédonie de 2009 à 2014. Son prochain livre, “La France d'Outre-mer. Terres éparses, sociétés vivantes” (Armand Colin), est à paraître le 5 janvier. Entretien.

Voir suite de l’article sur outremer 360° Un article de Inès de Rousiers

Publié dans Essai

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Dans le «pas» des baleines, la vidéo n°2 de la chaîne ecrivainducaillou vidéo avec Alain Lincker, François Garde, Loli et ma famille

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sur pleine écran sur You Tube pour voir la baleine en entier, c'est mieux, c'est gros une baleine !

La vidéo n°2 de la chaîne ecrivainducaillou vidéo

Inspiré par un film familial du 18 août 2007, une sortie baleine.

J’évoque dans cette vidéo Le Prince Océan d’Alain Lincker et La baleine dans tous ses états de François Garde ainsi que LÔL festival calédonien, L’Île aux Livres.

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Lorsqu’une baleine plonge sous la surface de l’eau, elle ne laisse pour seul indice une nappe ovale d’eau calme, qui persiste parfois pendant plusieurs minutes. C’est ce qu’on appelle «le pas» de baleine. (J’ai pu lire pour la première fois cette explication dans le livre La baleine dans tous ses états de François Garde.

Alain Lincker « Le Prince Océan »

Aux éditions Tourneciel coécrit avec Jean Linnhoff

Le Prince Océan

Alain Lincker et Jean Linnhoff nous donnent à voir une île mystérieuse où la vie même possède un autre souffle, un supplément d’âme qui rend toute chose plus belle.

Quelle est cette île mystérieuse où tout est différent, où la vie même possède un autre souffle, un supplément d’âme qui rend toute chose plus belle. Les enfants bercés par l’océan y vivent des jours paisibles, épanouis dans une nature resplendissante.

Je te croyais hors du temps, hors du monde, isolée dans les miroitements des lumières du Pacifique, flottant entre les eaux, quelque peu irréelle, intouchable.

Aussi tu avais ton prince qui savait tous tes secrets, il savait la musique et le vent, la poésie enclose dans les profondeurs de l’océan dans lequel tu te plonges. Prince Océan sauras-tu protéger ton île des menaces qui se profilent à l’horizon ?

Dans l’évidence des mots, dans l’évidence de ce qui se tisse et demeure dans la mémoire de nos rêves, puisse ce conte devenir source de lumière, d’échanges et d’émotions entre les hommes. Pour qu’existe encore un avenir pour nos enfants en ce monde.

Un conte initiatique qui prend sa source dans la lumière du Pacifique.

"Une île mystérieuse et son prince face à leurs destins. Dans la magie du Pacifique réside un lieu à nul autre pareil, où se mêlent l’appel des conques, le souffle des alizés. Un conte écologique et initiatique en écho aux bouleversements du monde : l’homme pourra-t-il longtemps encore percevoir les confidences des baleines et s’abriter du tumulte de l’océan qui gronde ? " AL

Alain Lincker est poète et Calédonien d’adoption Plus sur Alain

François Garde « La baleine dans tous ses états »

Collection Blanche, Gallimard  Parution : 05-03-2015

FRANÇOIS GARDE

La baleine dans tous ses états

Collection Blanche, Gallimard - Parution : 05-03-2015

Ni récit de voyage ni traité scientifique, ce livre part sur les traces d'une des plus fascinantes créatures du règne animal, la baleine. Loin des grilles d'analyse des spécialistes, François Garde a choisi au contraire de mener son enquête le nez au vent, débusquant dans les recoins les plus inattendus de notre planète et de notre culture histoires, souvenirs, paysages, qu'il a tissés ensemble pour former une sorte d'épopée.

On découvrira ou redécouvrira ici la baleine des livres : Jonas, Moby Dick, Pinocchio. La baleine des baleiniers : chasses héroïques, usines baleinières à l'abandon, gestes oubliés. Les secrets de la place de la Baleine à Lyon ou de la rivière de la Baleine au Québec. Les baleines des images publicitaires, les baleines en peluche, les baleines de musée et tant d'autres traces énigmatiques ou familières, monumentales ou presque invisibles des rencontres entre l'homme et la baleine.

Animé tout du long par la curiosité insatiable et l'inventivité narrative de François Garde, La baleine dans tous ses états est un livre méditatif et ironique, burlesque et profond, poétique et érudit. Un livre ouvert sur le monde, inquiet parfois, sans jamais être mélancolique ou moralisateur.

  • François Garde a reçu le prix Goncourt du Premier Roman en 2012
  • Diplômé en 1984 de l'ENA (promotion Louise Michel),
  • Secrétaire général adjoint de la Nouvelle-Calédonie de 1991 à 1993
  • Administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (du 25 mai 20002 au 19 décembre 2004),
  • Secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, (août 2009 - août 2010),
  • Vice-président du tribunal administratif de Dijon, puis de Grenoble.

Photo par JP de François Garde pour présenter l’effroi son dernier roman chez Gallimard dans la collection Blanche. Prix Mottart 2017

Plus sur François Garde

LÔL et François Garde avec Pierre Faessel en 2019 à la bibliothèque Bernheim
LÔL et François Garde avec Pierre Faessel en 2019 à la bibliothèque Bernheim

LÔL et François Garde avec Pierre Faessel en 2019 à la bibliothèque Bernheim

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Le Salon du livre océanien à Poindimié la remise des prix suite

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo JP

Photo JP

Les larmes de Dora Wadrawane, après l’éloge de son roman l’Hom Wazo en p'ene nengone, ou simplement nengone par une jeune lycéenne ont presque éclipsé la joie et l’émotion des deux prix Popaï.

La revue de presse, une chronique littéraire, par des élèves du lycée Do Kamo chargés de commenter les livres engagés dans le prix Ni VIMÖ restera un grand moment de ce silo et des silos précédents. Le public a été conquis par le naturel de ces jeunes gens timides, mais parfois éloquents à leurs manières avec un humour bien à eux qui a fait vibrer et exploser de rire la salle omnisports à plusieurs reprises.

C’est aussi ça le SILO, de la littérature en milieu mélanésien, à Poindimié et dans les tribus ou les établissements scolaires de la région. La joie et la fierté se lisaient dans les regards des jeunes et du public quand les jeunes de la délégation des lycéens ont expliqué leur satisfaction d’avoir désignés « quelqu’un de chez eux », une kanak. Dora le mérite bien en plus, son livre est l’émanation d’un prix littéraire très prisé. Elle a expliqué dans quelle condition l’idée le livre est né, pendant ses études en métropole, en jetant une passerelle vers la lointaine France qui éduque et fait naître des vocations très profitables à la jeunesse du pays nommé Caillou. JP

A suivre

Le Salon du livre océanien à Poindimié la remise des prix suite
Public et jeunes en atelier. Photo JP
Public et jeunes en atelier. Photo JP
Public et jeunes en atelier. Photo JP
Public et jeunes en atelier. Photo JP

Public et jeunes en atelier. Photo JP

Publié dans Ecrivain calédonien

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Journée de réflexion sur la femme ce jeudi 8 mars au Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou

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Une participante qui ne cache pas sa joie

Une participante qui ne cache pas sa joie

À l’initiative de :

Guillaume Soulard photo JP

Le centre culturel JMT, malgré l’arrivée de la dépression Hola, a maintenu une partie des animations prévues pour La journée de la femme au centre culturel Tjibaou. Cette journée, organisée par le gouvernement est aussi l’occasion d’un magnifique marché ouvert dès ce matin. Au cours de l’inauguration, les discours prononcés en l’honneur des femmes par des représentantes des trois provinces avaient tous un point commun, saluer le travail de Déwé Gorodey malheureusement absente.

Guillaume Soulard représentant le centre culturel a ouvert les hostilités avant de laisser sa place aux différentes représentantes des délégations de femmes dans une joyeuse ambiance dans le hall et les couloirs pleins de visiteurs et d’exposants. La joie des femmes qui aiment se retrouver ainsi faisait plaisir à voir. La journée de la femme est fêtée sur tout le territoire. JP

Des femmes du public à l'honneur pour cette journée. Photos JPDes femmes du public à l'honneur pour cette journée. Photos JP
Des femmes du public à l'honneur pour cette journée. Photos JPDes femmes du public à l'honneur pour cette journée. Photos JP

Des femmes du public à l'honneur pour cette journée. Photos JP

Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement
Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement

Les discours des responsables des trois provinces et du gouvernement

Photos JP

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Photos JPPhotos JP
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Publié dans Nouvelle-Calédonie

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