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158 résultats pour “frédéric Angleviel

Dominique Marinet-Carrier mercredi 18 avril à Calédo-Livres

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Maître Ohlen attentif aux propos des poétesses (Photo N.I)

Maître Ohlen attentif aux propos des poétesses (Photo N.I)

Quelques photos de Nicole Isch de la causerie de Dominique Marinet-Carrier mercredi 18 avril à Calédo-Livres. Sous l’œil du maître Frédéric Ohlen, Patricia Artigue, qui a été présidente d'un club de poésie, a présenté le livre de Dominique Marinet-Carrier

On m'en a dit : " La forme succincte des poèmes de Dominique va à l'essentiel. Dominique ne retient que la quintessence de l'observation ou des sensations, ainsi que l'abondance d’images : métaphores, allégories, personnifications. Cette poésie est très visuelle et suggestive, puisque Dominique est aussi peintre et coloriste. "

Il faut acheter son recueil pour vous faire votre propre opinion. JP

Plus avec mon article de présentation de la causerie

La causerie photo N.I

La causerie photo N.I

Publié dans Poésie

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Le centenaire de La Société des études océaniennes fêté pendant le salon du livre de Papeete.

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Photos de JP du stand des éditions SEO et de la présentation de Pape’ete de jadis et de naguères
Photos de JP du stand des éditions SEO et de la présentation de Pape’ete de jadis et de naguères

Photos de JP du stand des éditions SEO et de la présentation de Pape’ete de jadis et de naguères

La Société des études océaniennes (SEO) est née en janvier 1917. Elle a été fondée par le gouverneur Julien pour étudier toutes les questions allant de l'anthropologie aux mœurs en passant par l'histoire et les traditions. Les résultats des travaux publiés dans un bulletin qui vit toujours, le BSEO. L'actuel président de la société, Jean Kape.

Les membres de la SEO

La société compte huit administrateurs : Olivier Babin, Michel Bailleul, Jean-François Butaud, Marie-Noëlle Fremy, Robert Koenig, Daniel Margueron, Josiane Teamotuaitau et Frédéric Torrente. Au conseil d'administration de strouve : Jean Kape (président), Philippe Raust (vice-président), Eliane Hallais Noble-Demay (secrétaire), Peter Meuel (secrétaire-adjoint), Yves Babin (trésorier), Pierre Blanchard (Trésorier-adjoint). Raymond Vanaga Pietri est membre d'honneur.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen

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Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout
Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout

Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout

La science-fiction française est un genre important de la littérature française. En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs ce genre est très prisé, on pourra le constater aux journées Geek organisées par le sci-fi club de Nouvelle-Calédonie qui auront lieu les 14 et 15 novembre à la Maison des artisans.

La science-fiction est un genre narratif, principalement littéraire qui consiste à raconter des fictions reposant sur des progrès scientifiques et techniques obtenus dans un futur plus ou moins lointain, d'anticipation ou dans un univers parallèle au nôtre. Elle met ainsi en œuvre les thèmes devenus classiques du voyage dans le temps, du voyage interplanétaire ou interstellaire, de la colonisation de l'espace, de la rencontre avec des extra-terrestres, de la confrontation entre l'espèce humaine et ses créations, notamment les robots et les clones, ou de la catastrophe apocalyptique planétaire.

Dans la novella Racines, il y a tout cela. Maître Ohlen connaît bien la question. Son personnage, Carlos I, II, II, IV clone de clone, son Cyborg, Nautes puisque sorti du cocon des Nurses, a une particularité, une attirance irrésistible pour une île du Pacifique sud, un caillou, notre Caillou. En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Un trou noir n'étant détectable que par les effets de son champ gravitationnel on peut affirmer que le Caillou est sorte de trou noir pour ce cyborg vénusien avec des gènes d’un ancêtre calédonien. Cette attirance est peut-être aussi le fruit d’une obsession, on le découvre en lisant entre les lignes. Si la vie éternelle par clonage est une banalité chez les Nautes, on sent bien que le visiteur extraterrestre pense que ce n’est pas la panacée. La vie éternelle « normale » s’obtient, il semble le savoir, par la résurrection de la chair à travers la procréation et le transfert de tout son patrimoine génétique par sa descendance biologique. Ce désir de procréer il l’assouvira, une fois débarrassé de carcasse de cybor, de son armure de chevalier de l’espace, avec une rescapée. Il faut toujours chercher la femme.

Frédéric Ohlen a commencé sa causerie par la lecture d’un chapitre, Le joueur de flûte, un passage qui se déroule dans le Sud de la Nouvelle-Calédonie, un endroit magique pour l’auteur, comme les eaux de la Crouen de Canala aux vertus de jouvence. Le sud et la baie du carénage est pour l’auteur un haut lieu du territoire, un endroit chargé d’ésotérisme, de magnétisme. De plus, c’est là où se sont réfugiés les derniers vrais hommes pour échapper à Carlos I qui leur faisait peur. Le récit est compliqué, l’auteur promène le lecteur au gré de son imagination débordante. Il aime le mystère, les non-dits. Les lieux chargés d’ondes positives. Ce n’est pas un hasard si Carlos en errance dans la capitale contemple Nouméa vide de ses habitants de la colline de F.O.L (fédération des œuvres laïques). Cet endroit est l’emplacement d’un ancien temple maçonnique. Frédéric Ohlen aime tellement décrire ses fameux hauts lieux qu’il peut sortir de son histoire pour débarquer sur l’îlot Ténia et se lancer dans l’explication de la disparition des crabes, au point que le modérateur Fabien Dubedout fut obligé fréquemment, non pas de la ramener sur terre mais sur Sol-3 et son énigme à résoudre.

Il aurait pu s’attarder sur la face cachée du récit, sur sa propre histoire d’amour plutôt que sur la disparition des crabes qui ne supportent pas les variations d’hauteur des marées.

Comme une certaine Isabelle était parait-il le portrait craché de Leeloo (alias Milla Jovovich) dans le Cinquième Élément, ce carburant mystérieux qui sauvera l’Humanité. Je joins à mon billet un extrait que j’adore de ce film quand Leeloo prononce avec son accent « multipass ». Cet ouvrage est un coup de génie ou de folie mais il vaut le détour.

La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen
La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric OhlenLa causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen

Publié dans Roman, Evénement culturel

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Le Tome 3 d’analyses d’œuvres littéraires calédoniennes, par Nicole ISCH

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Le troisième recueil d’analyses d’œuvres littéraires calédoniennes, rédigé par Nicole ISCH sera présenté à la presse en mars.

 

Une causerie à la librairie Calédo Livres, sera organisée

le mercredi 29 avril à 18 heures.

 

L’avant-propos de ce 3ème tome a été rédigé par Frédéric Ohlen, Officier des Arts et des Lettres. Cet ouvrage qui vient en complément des deux premiers et finalisera cette entreprise littéraire et pédagogique qui était indispensable. Bravo et merci à Nicole Chardon-Isch de s’y être attelée. JP

 

 

Troisième volume d'une entreprise littéraire et pédagogique, ce recueil présente des œuvres inspirées par la Nouvelle-Calédonie. L'analyse de pièces de théâtre, bandes dessinées, contes, romans ou nouvelles, essais philosophiques, est offerte aux lecteurs curieux, attentifs aux déclinaisons littéraires. Enrichie d'interviews, elle montre l'intérêt et l'esthétique d'œuvres représentatives d'un espace et d'une époque.

 

 

 

Nicole Chardon-Isch est enseignante en lettres classiques et écrivaine, elle s'attache, au sein de l'association Ecrire en Océanie, à décrypter les beautés et les mystères des textes de Nouvelle-Calédonie.

 

 

 

Publié dans Essai

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La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016

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Les trois invités

Les trois invités

« Des livres et nous », édition 2016. Une émission littéraire mensuelle de mars à novembre 2016.

Le tournage a lieu dans les locaux  de la Maison Célières, la maison du livre de Nouvelle-Calédonie au Faubourg Blanchot à Nouméa avec une nouvelle animatrice Virginie Soula, Docteur en lettres modernes, spécialisée dans les littératures francophones.

Sur NC 1ère direct radio (ou conditions du direct), le dernier mardi du mois.

Différé télé le 1er mardi du mois suivant. En partenariat avec le diffuseur-distributeur Book’in : www.pacific-bookin.com

Hier soir mardi 29 mars, j’ai assisté à la première émission de "Des livres et Nous" de l’année 2016 qui proposait un bilan du salon du livre de Paris qui s’est tenu du 17 au 20 mars dernier ainsi que des échanges autour des actualités littéraires des trois invités Frédéric Ohlen, Christophe Sand et Firmin Mussard. L’animation a été remarquablement assurée par Tyssia et son amie choriste qui l’accompagnait.

Ce premier rendez-vous de l’année s’est déroulé dans la douceur d’une nuit d’été avec des invités célèbres, des valeurs sûres de la littérature calédonienne. Virginie Soula ne voulait pas raté cette première. Néanmoins, qu’elle drôle d’idée de tasser les enregistrements des cinq premières émissions sur deux mois pour permettre à la nouvelle animatrice de garder l’émission sur toute la saison. Madame Soula attend un heureux événement. L’actualité littéraire au fil de l’eau va en pâtir. On aura droit à du réchauffé cette année. La maison du livre ne sera pas la maison du live en 2016.

Mais il se passe beaucoup de choses à la maison Célières avec l’Association Témoignage d'Un Passé ou le SCI-Fi club qui vous donne rendez-vous samedi 02 avril de 8h00 à 19h00 pour un tournoi de figurines « Warhammer 40 000 ». Table de démonstration et initiation sur place possible. Inscription renaud.valet@gmail.com Joël PAUL

Les invités et leurs ouvrages. Kibo est une réédition, un autre livre a aussi été présenté par C. SAND

Les invités et leurs ouvrages. Kibo est une réédition, un autre livre a aussi été présenté par C. SAND

La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
La première émission de Des livres et Nous de l’année 2016
Livre Paris, mars. Intervention sur l’espace Outre-mer, avec Christophe Sand (à gauche) et Frédéric Ohlen, animée par Jean-Brice Peirano.

Livre Paris, mars. Intervention sur l’espace Outre-mer, avec Christophe Sand (à gauche) et Frédéric Ohlen, animée par Jean-Brice Peirano.

Publié dans Maison du livre NC

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Frédéric Ohlen présentera Racines ce mercredi à la librairie Calédo livres. Une causerie qu’il ne faut pas rater.

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Frédéric Ohlen présentera Racines ce mercredi à la librairie Calédo livres. Une causerie qu’il ne faut pas rater.

Frédéric Ohlen présentera « Racines » ce mercredi 04 novembre à la librairie Calédo livres. Il faut s’attendre à une causerie passionnante. Avec cette novella Frédéric Ohlen revient à ses premiers amours au sens propre comme au figuré. C’est un vrai roman futuriste mais aussi un récit où un peu du voile pudique qui enveloppe l’auteur est soulevé. Ci-dessous quelques extraits d’un libre propos, intitulé « Quand même… en guise d’hommage et de mise en garde » de Patrice Louiset-Buraglio un ancien camarade d'université de l’auteur. Il exprime d’une admirable manière que cette fiction frôle l’autobiographie. Frédéric Ohlen n’a pas fini de nous étonner. Il ne faut pas rater cette soirée. C’est une bête de causerie Frédéric ! JP

Né sur Vénus en milieu clos, diplômé en SSHOHCIOHH, Carlos n’imagine pas, au départ, toute la complexité de la vie ! Après une première expérience désastreuse sur Terre, le jeune homme se voue à l’exploration spatiale. Il reviendra plus tard dans le système solaire après avoir décroché le jackpot : trois planètes habitables. Deux siècles ont passé. Le monde a changé. Les Vrais Hommes se cachent. Peut-être même ont-ils disparu à jamais… Passionné d’histoire, l’ancien Voyageur interstellaire retourne alors sur Sol-3 pour résoudre l’énigme. Guidé depuis toujours par son grand-père et par un mystérieux manuscrit, le cadet devenu NAUTE apprendra peu à peu qui il est, d’où il vient et surtout quelle part de l’Homme en lui demeure.

« QUAND MÊME… »

QUELQUES EXTRAITS DE LA POSTFACE signée maître Patrice Louiset-Buraglio ancien avocat au barreau de Bordeaux

« Une lecture attentive permet d’absorber, de synthétiser la vérité d’un texte, comme le dessin permet à l’artiste de capturer l’âme d’une chose. De la même façon, l’écrivain ne voit pas ce qui est ou ce qui pourrait être, mais ce qui devrait être. Ce que ce monde devrait devenir. […] À mon âge avancé d’ailleurs, le réel m’ennuie ; seule m’intéresse la vérité. Et la vérité réside dans le fusain, le rêve, le chant, l’écriture. Non pas dans les bases de données et les lasers. La vérité qui me concerne, celle qui m’éblouit ne réside pas dans la perfection de la mémoire, mais dans les petits et subtils détails, ces erreurs assumées qui définissent à la fois l’art et l’humanité. »

D'après Christopher RUOCCHIO, L’Empire du Silence, Bragelonne, 2020.

[…]

« J’ai croisé Frédéric Ohlen sur les bancs de la fac, à Paris. Nous étions alors les heureux élèves de Robert Badinter, futur garde des Sceaux, et nous aurions pu écrire en co-pillant Guillaume, le Flâneur des deux rives : « Comme la vie est lente / Et comme l’Espérance est violente ». Aujourd’hui, nos existences respectives sont, comme on dit vulgairement, “parties en live”. La vie a passé. Après les aléas, les succès, les coups du sort, elle a pris parfois les traits durs et tuméfiés d’un Éric Dupond-Moretti. Mais j’ai encore à l’esprit la fraîcheur et l’enthousiasme de notre jeune professeur de droit (il avait en ce temps-là, « seulement » 53 ans ; il en a à présent 92…), l’un de ceux qui pouvaient sans épée, sinon la parole, terrasser la Bête immonde.

« À sa suite, comme Frédéric, je me suis toujours rêvé NAUTE, voyageur de l’espèce libéré-délivré des pesanteurs et des ostracismes. Mais tout le monde n’est pas Cicéron ou Spartacus. Il en faut du culot pour oser quand même rêver sa vie. Ce que nous avons, bon an mal an, essayé de faire tous deux, chacun de notre côté, le plus sincèrement et le plus loyalement possible. »

[…]

« Je retrouve F.O. tel que je l’ai connu jadis, les kilos en plus, et cependant toujours fringant, toujours avide de partager ce qu’il crée, de surprendre. N’ayez crainte. Cette connivence n’est pas suspecte. Elle est nécessaire, peut-être même essentielle, tant qu’elle se limite aux quelques rares personnes qui ont su mériter notre respect, à ces itinéraires qui n’ont pas trahi, en quarante ans et plus, les rêves de notre jeunesse. Et surtout, cette proximité, que j’assume, ne me plombe pas les neurones. Au contraire. Elle ne me transforme ni en teckel savant ni en pro de la lèche. Mais décemment, même rayé des cadres et rangé des voitures, je ne pouvais refuser à cet acharné de la plume mon regard. Dans cette affaire, je ne serai pas, je l’espère, un mauvais témoin ni un trop piètre défenseur. Je lui dois bien ça, à ce frère humain, désormais lointain, mais jamais oublié. »

[…]    

« Et d’abord, un bon conseil… Oubliez tout ! Oubliez votre détestation ou votre indifférence pour la littérature de genre, telle promesse que vous vous seriez faite de ne pas ou de ne plus lire de science-fiction. Oubliez aussi ce que vous savez (ou croyez savoir) de cet auteur, ce que vous avez entendu dans les cénacles ou en galopant dans la Grande Prairie : les messes basses, les on-dit, les jalousies, cette légende dorée que chaque créateur accumule, sur et contre soi, en vivant et en écrivant. Et bon sang, offrez-lui sa chance ! C’est la moindre des choses. »

[…]

« Ne serait-ce pas un truisme aussi de prétendre qu’en dépit des apparences, des effets spéciaux, des vaisseaux spatiaux, du décor, souvent cette fiction frôle l’autobiographie ? Comment ? Sûrement pas en re-copiant et en s’inspirant, à la virgule ou au centime près, des événements vécus, mais plutôt en maintenant un lien éminent avec le réel, quelque chose de l’ordre du tremblement, en effet, ce mouvement et cette vibration de la chair qui ne trompe pas.

« Oh, je vous vois venir avec vos gros sabots. F.O. (comme on sait, plus moine que sybarite) n’aurait-il jamais… touché de fille… comme le cadet Carlos au sortir de son académie ? Hum… Je suis bien placé pour savoir que si. Elle s’appelait Isabelle. Isabelle Ambacher. Une super nana qui travaillait à l’époque comme chargée de com au ministère du Tourisme (et qui aurait, je vous l’avoue, bien fait mon affaire). Je livre son nom aux paparazzi et à la presse people (je ne sais s’il y en a en Calédonie), parce que, dans tous ces hot ou ces cold cases, on peut assigner qui l’on veut à la barre sans moisir en prison. Et, croix de bois, croix de fer, les gars, faites-moi confiance : elle était superbe, plus merveilleuse que les beautés d’outre-monde. Le portrait craché de Leeloo (alias Milla Jovovich) dans le Cinquième Élément, ce carburant mystérieux qui sauvera l’Humanité, cette essence dont Racines lui-même littéralement regorge. »

[…]

« Chez F.O., l’imagination (toujours débridée), l’érudition (en voie, comme l’Univers, de perpétuelle expansion) confinent à une sorte d’horizon indéfini, de folie douce qui nous pousse à aller sans cesse au-delà, qu’il s’agisse des murs du monde ou de nous-même(s). Un espace inouï où l’ironie flirte avec la poésie aux endroits les plus inattendus, comme les sciences médicales ou les anciennes mines de cobalt, où l’intelligence du récit nous enveloppe, nous propulse sans cesse, me donne à moi, petite mouche qui vibrionne de-ci de-là, outrageusement engluée dans les détails et les mesquineries, un élan plus vaste, proche de ce que je pourrais nommer, sans me tromper, mon sens du combat ou de la justice, mon goût de l’absolu. »

[…]

« Dans ce monde d’après, encore largement post-épidémique, j’ai quand même envie de te dire merci. Merci, Frédéric, pour cette sympathique piqûre de rappel. Moi, très franchement, même sans Isa, j’ai pris mon pied. Peut-être aussi parce que je te considère, c’est presque “normal” dans mon cas – pitié, je t’en prie, pour les presque-vieux et les sangliers solitaires ! –, en tout bien tout honneur, comme une authentique âme-sœur. Je revendique devant tes fans cette déclaration un peu cucu. Je n’en ai pas honte. Sans doute parce que tu m’as, depuis des lustres, montré la voie. Écrire, qu’est-ce donc après tout, sinon un manifeste, la plus sûre façon d’affirmer qu’on vous aime ? »  

Publié dans Roman

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SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Dès le départ de ce débat aux allures de défi, de combat, par avance déséquilibré un gentil poids léger contre un poids lourd passionné, ça présageait d’un massacre. Mais Anne-Claire Lévèque a été admirable, la journaliste chargée de la modération savait que l’unique Officier de l’ordre des Arts et des Lettres du pays n’était pas là pour faire de la figuration. Heureusement, les deux hommes sont courtois et se connaissent, on ne risquait pas d’assister à un match de boxe mais entre l’éditeur produit et l’éditeur découvreur qui a encore le feu sacré le spectacle était prometteur. Le pauvre Luc Deborde allait souffrir et ce fut le cas. Quand Luc, taquin commence par faire les louanges de l’éditeur de l’Herbier de Feu en précisant malicieusement, « je crois que tu as fait une quinzaine de publications ». La mèche était allumée : « Tu es loin du compte, SOIXANTE éditions d’œuvres littéraires en passant par une anthologie poétique ou mon ouvrage original Petite anthologie du slam en Nouvelle-Calédonie ». L’auteur de Quintet son premier roman, mais publié en métropole, il a été suivi par Les Mains d’Isis, dans la Collection Continents Noirs, chez Gallimard, s’enflamma pour de bon. Anne-Claire Lévèque réussit néanmoins à contenir le feu mais Luc, d’un gauche perfide décocha, l’identité, bloqué de suite par le poids lourd : « C’est trop facile l’identité, l’ultime frontière, c’est la langue, c’est l’art, c’est la forme… » Et nouvelle reprise de la leçon du maître, comment l’arrêter ! Frédéric Ohlen est un mélomane, il met en musique ses mots comme ses propos et grâce a son puissant organe, il s’impose. Beau débat mais pour rester sur une image musicale, il y avait d’un côté une flûte, un piccolo même, inaudible à cause du puissant soubassophone déchainé à côté de lui. Mais ce genre débat est positif, du vrai débat animé qui met de l’ambiance.

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Lectures calédoniennes pour ici et là-bas, présentées par Nicole Ish chez Calédo livres

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Des parutions exposées à Calédo Livres et Nicole Isch en début d'interventionDes parutions exposées à Calédo Livres et Nicole Isch en début d'intervention
Des parutions exposées à Calédo Livres et Nicole Isch en début d'intervention

Des parutions exposées à Calédo Livres et Nicole Isch en début d'intervention

Hier soir, mercredi 26 juin 2019, Nicole Isch avait donné rendez-vous aux fans des causerie de la petite librairie, installée à côté de la Mairie de Nouméa que l’on ne présente plus, pour commenter son travail sur le deuxième tome de Littératures calédonienne. De nombreux auteurs ont répondu présent ainsi que des enseignants curieux d’en savoir plus. L’association des écrivains calédoniens avec Jean Vamai était représentée par son président. Frédéric Ohlen, « le majestueux poète », dira Nicole Isch était là, affublé de ses nombreuses casquettes : auteur, enseignant, éditeur et officier des Arts et Lettres. La rosette épinglée au revers de sa veste le rappelait à ceux qui l’ignorent encore. Sa présence a donné de la solennité au lancement de cette nouvelle parution.

 

Ismet Kurtovitch a peut-être eu la phrase qu’il faut retenir de cette réunion à propos de ce livre : « Les enseignants n’ont plus d’excuses pour ne pas enseigner la littérature locale ».

 

« … Quand on veut étudier des auteurs calédoniens. Il faut souvent tout élaborer soi-même, examiner avec le plus grand soin les programmes officiels, se conformer à l’orientation du Gouvernement sur l’École Calédonienne, valoriser les langues et cultures kanak, renforcer la cohésion sociale avec les valeurs du Vivre ensemble », écrit Nicole Isch dans sa présentation de lectures calédoniennes pour ici et là-bas, le sous-titre de son ouvrage. Elle a tout fait pour facilité cette approche de littérature calédonienne avec ses deux livres sous la forme de fiches ou d’interviews pour faire connaissance avec les auteurs. On attend le troisième tome et pourquoi pas le quatrième dans les mois qui viennent. JP

Imasango et Frédéric Ohlen, un duo de poètes

Imasango et Frédéric Ohlen, un duo de poètes

Un public attentif et nombreux présent hier soir
Un public attentif et nombreux présent hier soir

Un public attentif et nombreux présent hier soir

Ismet Kurtovitch impérial

Ismet Kurtovitch impérial

Publié dans Essai, Vie Pratique

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Le SILO 2018 : Prix et coutume

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Le bonheur de cette fin de Silo. Photo de Joël PAUL (libre de droit)

Le bonheur de cette fin de Silo. Photo de Joël PAUL (libre de droit)

Le respect des traditions de cette fin de SILO

Le respect des traditions de cette fin de SILO

La porte du SILO 2018 s’est refermée comme elle avait été ouverte dans le respect, avec une coutume d’au revoir faite au directeur de l’ADCK Emmanuel Tjibaou par Nicolas Kurtovitch président de la maison du livre, Jean-Brice Peirano l’organisateur de ce salon très réussi ainsi Jean Vanmai et moi-même qui écrit ce billet encore sous le coup de l’émotion.

Quelques minutes avant cette cérémonie, les prix 2018 de ce SILO ont été décernés. Le prix Popaï fiction au livre Fin mal barrés de Jenny Briffa aux éditions Madrépore, Les Calédoniens de Catherine C. Laurent Prix Popaï du documentaire Éditions Ateliers Henry Dougier et le prix Michel Lagneau du premier roman à Sylvain Derne pour Les écarts de conduite.

 Ces trois prix « calédoniens », ont ravi le public présent, des prix qui auraient pu être rebaptisés, prix du vivre ensemble. Un beau salon qui marque peut-être un tournant dans l’histoire des SILO avec ce partage équitable entre des invités internationaux de qualité et des écrivains locaux talentueux mais souvent peu connus. JP

NB : En l’absence de Catherine C Laurent, c’est Frédéric Ohlen qui a reçu ce prix. Frédéric Ohlen est l’un participants à cet ouvrage comme Elie Poigoune, président de la ligue des droits de l'homme et du citoyen de Nouvelle-Calédonie et Martine Nollet Journaliste qui avaient ce jour même présenté ce livre qui fera l’objet d’un prochain article car il s’agit d’un livre de paroles, de textes après des interviews de divers Calédoniens, un peu à la manière de Jacqueline Senès qui travaillait comme journaliste à Radio-Nouméa (précision pour les anciens). On peut regretter l'absence de Maïté Siwene à cette remise de prix qui a porté sur scène "Fin mal barrés".

Les Popaï
Les Popaï

Les Popaï

Merci au slameur Slimane Wénéthem pour ces deux photos et Delphine Mayeur pour la sienneMerci au slameur Slimane Wénéthem pour ces deux photos et Delphine Mayeur pour la sienne
Merci au slameur Slimane Wénéthem pour ces deux photos et Delphine Mayeur pour la sienne

Merci au slameur Slimane Wénéthem pour ces deux photos et Delphine Mayeur pour la sienne

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Une première au haussariat, la remise des insignes d’officier des Arts et des Lettres à l’écrivain Frédéric Ohlen par M. Thierry Lataste, haut-commissaire de la république

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La remise de la médaille

La remise de la médaille

Frédéric Ohlen écrivain, éditeur et acteur associatif a reçu

les insignes d’Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

 

Frédéric OHLEN a été honoré pour son parcours, à la fois comme écrivain, comme éditeur, mais également pour son engagement comme enseignant et acteur engagé dans le milieu associatif (notamment auprès de la MLNC et de l'ADAMIC). Il voulait devenir vétérinaire en Afrique mais il a pris une voie bien différente, il n’a pas manqué de rendre hommage à sa famille ainsi qu’à ses collègues enseignants et son directeur de la maison du livre Jean-Brice Peirano avec lequel il a œuvré pour le développement de la littérature pendant plusieurs années. Ce poète, amoureux des mots, après un beau récapitulatif de sa carrière et son œuvre par M. Lataste, a fait un discours flamboyant de sa voix de Stentor qui a fait ployer les micros. Un tonnerre d’applaudissement a la fin du discours et avant l’invitation à quelques agapes a couronné cette belle cérémonie. Les chevaliers des Arts et des Lettres du pays ont maintenant un officier. Ce n’est pas encore suffisant pour faire un régiment de lettrés mais assez pour une petite compagnie (de cavalerie, Frédéric est un cavalier émérite) composée d’érudits calédoniens prête à en découdre pour la défense de la culture et de la langue française dans notre région d’Océanie. JP

Accueil des invités par le futur officier
Accueil des invités par le futur officier

Accueil des invités par le futur officier

Les discours
Les discoursLes discours

Les discours

Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"
Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"

Des images de cette soirée à la résidence "du gouverneur"

DISCOURS PRONONCÉ LE JEUDI 6 JUIN 2019

À L’OCCASION DE LA REMISE DES INSIGNES D’OFFICIER DES ARTS ET DES LETTRES

PAR M. LE HAUT-COMMISSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE EN NOUVELLE-CALÉDONIE

 

Monsieur le Haut-commissaire

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Si j’accepte ce soir cet insigne, c’est pour aussitôt le rendre à la Nouvelle-Calédonie, à cette île qui m’a, pendant si longtemps, nourri et inspiré. Qu’elle en soit, par-devers moi, la seule détentrice, et la seule honorée.

Et puis, je vous l’avoue, M. le Haut-Commissaire, j’ai du mal à me reconnaître a priori, aussi excellents qu’ils fussent, dans ce portrait et dans cet éloge. N’y aurait-il pas erreur sur la personne ? Un double assez méphistophélique n’aurait-il pas, dès le berceau, pris ma place ? Ne m’aurait-il pas, par je ne sais quelle fierté dévoyée, forcé à grandir à sa façon ? Moi qui voulais être, enfant, vétérinaire en Afrique, voyez comme je suis loin du compte ! Jugez de ma déconvenue… Devoir remplacer les hippos par les éditos, Daktari par Dickens, et préférer à tout jamais Albert Camus à Albert Schweitzer !

Oui, tout semblant de réussite masque toujours la fin d’un rêve. Et toute honte bue pour cette déchéance que j’assume, je voudrais rendre hommage à ma famille ici rassemblée : mère, sœurs, cousins, cousines, qui ne représentent pas, tant s’en faut, mon fan-club au complet.  

Je voudrais saluer aussi mes collègues enseignants. Ils ont – je pèse mes mots – toute mon admiration. Sans eux, nous n’aurions plus de forces sur le Front. Et je le dis sans trembler, avec la gravité de ceux qui savent à quel point les murs de nos cités sont fragiles. À terme, pas une cathédrale, pas un corps n’échappe aux brûlures de l’Histoire. Pour les sauver, les arrimer au mieux en soi, dans le sol et le Ciel, sur la terre et dans les consciences, il y a des gens plus importants que les commandos de marine ou les canons Caesar. Et vous, frères humains qui avant nous vivez, vous les écrivains, pas si veaux au fond, pas si vains, re-liez-nous encore, invitez-nous à rester ensemble, unis par les mêmes valeurs, avec douceur, soit, avec aussi la brusquerie de ceux qui sont en transit, pas en transat !

À vous voir à l’œuvre au jour le jour, gardiens du savoir ou conquérants de la Joie, il me vient la certitude de ne m’être pas trompé en choisissant d’enseigner. Aujourd’hui, je peux dire j’étais là au milieu et au nom de tous les miens. Ceux qui m’ont donné, avec le pain, le goût de la parole. Cette prétention dérisoire de tenir en tous lieux la dragée haute au silence. Tâche sans cesse recommencée : repousser le chaos.

Dans ces conditions, en ce siècle écrire, c’est se mettre à vif, à cet instant précis où l’on prend tous les coups. L’exact contraire du bunker. Une manière d’oreille absolue. Cet art, jamais consommé, de toucher l’autre. Une affaire de rasoir et de spadassin.

Alors ? Inutile, stérile la littérature, ces précieux mots « dont les baisers nous font penser qu’ils ont des lèvres » [1] ? Tout n’a-t-il pas déjà été dit  ou écrit ? Ou bien faut-il encore, avec Bobin et Voronca, Baudelaire et Pasternak, à leur suite et comme malgré eux, tenter d’écrire « pour que rien n’obscurcisse la beauté de ce monde ? Pour que la souffrance n’enfonce plus ses griffes dans nos gorges. Pour que la lâcheté et la haine n’étendent plus sur nous leur nuit » [2]. Écrire, oui, pour « rejoindre cette paisible force jubilante / quand fusionnent les contraires / que tout converge et s’accorde » [3].

À l’heure où tous les experts, climatologues et déclinologues divers, nous martèlent que tout va à vau-l’eau, que tout conspire à l’Extinction : mots, espèces, voix, planète, quand l’Abîme semble s’ouvrir sous nos pieds, souvent une parole nous prend par la main. Et si le sage, Siddhârta du futur — je vous parle d’un temps où il n’irait plus seul, calme orphelin parmi les soldats — n’était plus un maillon de la Guerre éternelle ? France, mère des Arts, et non des armes et des lois. Et pour nos cœurs, ce seul combat : foin des héros, des faux prophètes, juste « chanter en chœur », et chanter juste, disait au seuil de son dernier voyage, Nidoïsh Naisseline, le grand-chef de Guahma.

Tant pis, Afrique, adieu ! Nous n’irons pas sauver les derniers rhinos, ni les derniers hommes dans les brumes du Rwanda.

Mais pour nous, plumitifs de toutes espèces, fils du vent et de l’espace nés jadis dans la sueur des soleils, il faut monter. Nous sommes nés pour ça. Alors, venez ! Montons. À mi-chemin ou tout en haut. Vous verrez. La vie est tellement… tellement plus belle au-delà. Et puis, je vous assure, l’endroit existe. C’est là, tout près. « De l’autre côté de nos peurs. » [4]

 

Frédéric Ohlen

 

[1] Alexandre O’Neill.

[2] Ilarie Voronca.

[3] Serge Juliet.

[4] Majead At’Mahel.

Publié dans Evénement culturel

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