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29 résultats pour “sillages

Remise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteur

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Remise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteurRemise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteur
Remise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteur

Ce mercredi 2 décembre à 16h30, dans la salle Eiffel de la Bibliothèque Bernheim, l’Alliance Champlain a remis à chacun des premiers prix un chèque de 10 000 F. Les autres prix ont reçu des livres.

En présence de M. Erick Roser, inspecteur général de l'éducation nationale, vice-recteur de Nouvelle-Calédonie, de Véronique Mollot représentant le gouvernement pour le secteur de l’éducation d’Isabelle Champmoreaude Marc Bouan de l’AENC et divers personnalités dont Sylvain Bourget représentant Yoan Lecourieux membre du gouvernement en charge de la francophonie ainsi que Daniel Miroux président de l’alliance Champlain qui avait donné rendez-vous aux lauréats de son concours des Dix mots 2020 à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 02 décembre. Le thème de cette année était, l’eau. Vingt-six classes d’établissements des trois provinces ont participé. Un beau succès pays, pour mettre en valeur la langue française et la francophonie que la Nouvelle-Calédonie représente dans notre région du Pacifique dominée par les anglophones. Monsieur Roser a fait un beau discours pour remercier les participants et rappeler l’importance de faire vivre notre belle langue. Vu la production des jeunes élèves et la qualité des textes poèmes, contes et slam, le français a de beaux jours devant lui dans le Pacifique Sud. Ce concours est une belle initiative comme les autres événements que l’Alliance Champlain organise chaque année avec le soutien des collectivités et du vice-rectorat.

PS : Il faut souligner que l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie a offert des ouvrages du dernier Sillages d’Océanie 2020 aux représentants des établissements scolaires qui ont participé à ce concours.

 

Les dix mots

Dix mots à illustrer par des récits, des poèmes, des chansons, des dessins, des arts plastiques dans tous les établissements scolaires de la Nouvelle-Calédonie, de l’enseignement primaire comme de l’enseignement secondaire dont la déclinaison se déroulera sur plusieurs mois.

aquarelle ; engloutir ; fluide ; mangrove ; oasis ; ondée ; plouf ; ruisseler ; spitant ; vau l’ea

ALLIANCE CHAMPLAIN, 1 RUE DE SALONIQUE, BP  8133  -  98807  NOUMEA SUD TÉL-FAX : 24 11 59 – 41 74 76    Mobilis  81 02 07

Courriels : alliance.champlain@offratel.nc   -    champlain@offratel.nc  -  Site  : www.alliance-champlain.asso.nc

 

Remise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteur
Remise des prix du concours des 10 Mots aux scolaires du second degré en présence de M. Le Vice-recteur
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Caty et Gilbert Banneville invités du salon du livre de Papeete

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Photos des invités site de lire en Polynésie
Photos des invités site de lire en Polynésie

Photos des invités site de lire en Polynésie

Caty et Gilbert Banneville sont en couple sur la scène littéraire comme dans la vie. Ils signent pour cette nouvelle édition du salon du livre Le voyage de la flûte de roseau aux Marquises, un album jeunesse proposé par les éditions Haere Po.

La première fois que la peintre Caty Banneville a exposé à la Maison de la culture, une chorale chantait un morceau de Josquin Des Près dans la salle voisine.

"C’est la musique qui accompagnait mon travail quand nous étions aux Marquises", précise l’artiste. Les chanteurs sont venus au vernissage et ont chanté à nouveau. "J’ai pris une toile, je l’ai découpée en autant de morceaux qu’il y avait de chanteurs. C’était magique !"

Le lendemain, Caty Banneville se mettait en route pour trouver un éditeur susceptible de publier leur premier livre à elle et son mari Gilbert. "On m’a parlé des éditions Haere Pō que j’ai contactées." Denise Koening l’a reçue et, pour se présenter, à eu ces mots :

"Caty, j’ai chanté le morceau de Joaquin Des Prés pour toi au vernissage, pourquoi ne m’as-tu pas dit que vous écriviez un livre ? Tu as carte blanche !" Ainsi commençait la vie littéraire du duo… Suite (sur lire en Polynésie)

Voyage d’une flûte de roseau aux Marquises - Te koute‘e o te vivo kakaho

Photo de couverture flûte Éd. Haere Pō (2017)

Résumé :

Dans le sillage d’une flûte en roseau péruvienne se dessine la rencontre entre les peuples de l’Amérique du Sud et de l’Océanie — ainsi qu’une belle histoire d’amour entre une jeune fille de la vallée de Hakaui à Nukuhiva et un jeune garçon qui a quitté ses Andes natales.

Illustré par Caty Banneville, le texte français de Gilbert Banneville et marquisien de Marie-Christine Teikitohe rend compte de ce moment mémorable.

Ils n’en sont pas à leur premier ouvrage. Ils sont les auteurs de Te Hakamanu le premier conte marquisien passé de la tradition orale à la publication, réalisé aux marquises en 1999. Le résultat d’une collaboration entre Gilbert Banneville et Lucien Kimitete pour les textes et Caty Banneville pour les illustrations.

TE HAKAMANU – La danse de l’oiseau

Cette légende marquisienne, recueillie par Lucien Kimitete, illustrée et réécrite par Caty et Gilbert Banneville, raconte l’histoire de la sœur d’un chef des îles Marquises qui refuse de mourir… Un pêcheur recueille sur la plage une forme humaine… Un fils en naît, grandit et se fait capturer… Pour le sauver la mère livra son secret : la danse de l’oiseau.

De Nuku Hiva à Ua Pou, de la pirogue des jeunes guerriers à la pirogue cercueil , entre le monde des vivants et le monde des morts, la danse de l’oiseau c’est la danse de l’amour et de la vie sur la Terre des Hommes…

C’est en juin 1989, au premier Festival des arts des îles Marquises, que le groupe de Nuku Hiva réinvente le Hakamanu oublié depuis près d’un siècle.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Journée de rencontres entre les élèves et les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou

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La coutume
La coutumeLa coutume
La coutumeLa coutumeLa coutume

La coutume

Environ 110 jeunes qui participent au Prix Vi Nimö se sont retrouvés ce vendredi 2 juillet au CC Tjibaou pour une journée de rencontres avec les auteurs. Une belle journée et une bonne organisation qui a commencé par une coutume, un geste obligatoire au centre culturel comme ailleurs maintenant par respect des traditions kanak.  Cette journée culturelle littéraire laissera un beau souvenir aux participants, c’est plus que certain. Des auteurs des îles et du nord ont fait le déplacement seul Akel Waya était enfermé dans la « boite à image » mais il n’a pas été le moins bavard. Sans aucun complexe, les élèves ont posé des questions aux auteurs pour enrichir leur connaissance du métier d’écrivain. Voir le planning ci-dessous fourni par la cheville ouvrière de ce prix Daniel Collet, documentaliste au Lycée Do Kamo :

  • 8h00      Arrivée au CCT
  • 8h30      Coutume d’arrivée
  • 9h00      Début des ateliers culturels, les élèves sont répartis en 5 groupes (composés d’élèves des différents établissements) qui tournent
  • 12h15    Repas sur place dans l’espace Bord de mer (casse-croûte à prévoir)
  • 13h00    Rencontre avec les auteurs : Isa Qala, Léopold Hnacipan et Nicolas Kurtovitch, Akel Waya sera en visioconférence ; invités spéciaux hors sélection : Alexandre Rosada, Sylvie Baille et Catherine Laurent
  • 15h25    Départ

Outre la rencontre avec les auteurs, l’objectif de cette journée est de se faire rencontrer des jeunes de milieux différents, d’établissements différents (publics, catholiques, protestants), d’origines géographiques et culturelles différentes, pour vivre ensemble une journée de partage autour de la culture et de la littérature.

Les établissements qui participent à la rencontre sont les lycées Do Kamo, Blaise Pascal et Williama Haudra (ils viennent à Nouméa spécialement pour la journée), et les collèges Champagnat et Mariotti.

Les autres établissements qui participent à l’édition 2021 (Lycée St Jean 23, collèges Nathalo et Tuband) n’ont pas pu se déplacer, mais participeront au vote début septembre et peut-être au voyage à Poindimié pour remettre le Prix Vi Nimö 2021 à l’auteur lauréat lors du SILO. En tout plus de 200 élèves de troisième ou de seconde de ces établissements participent à cette opération.

La sélection 2021 s’articule autour du récit court, nouvelle, ou roman :

  • "Fleurs de Potr » - Léopold Hnacipan
  • "Mon amoureuse » - Akel Waya
  • "La tribu des veuves » - Isa Qala
  • "Caledonia Blues » - Claudine Jacques
  • "Trois femmes » - Nicolas Kutovich
  • Et un texte coup de cœur de « Sillage d’Océanie 2020 »

Le Prix Vi Nimö existe depuis 2005 et remet tous les 2 ans ce prix à un auteur calédonien. Ici la liste de tous les livres sélectionnés, et les lauréats depuis 2005. Plus suivre ce lien

Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
Journée de rencontres entre les élèves et  les auteurs en lice pour le Prix Vi Nimö au centre culturel Jean-Marie Tjibaou
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Week-end Geek sur 4 jours du 1er au 4 novembre à la chambre des métiers

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Week-end Geek sur 4 jours du 1er au 4 novembre à la chambre des métiers
Week-end Geek sur 4 jours du 1er au 4 novembre à la chambre des métiers

La présidente du club Charlène Camilleri par l’intermédiaire de François-Pol Maléfant  m’a transmise quelques informations pour ce week-end geek sur 4 jours, du 1er au 4 novembre, à la chambre des métiers avec des invités prestigieux. Les amateurs de bestioles fabuleuses et d’héros de galaxies lointaines vont être ravis. JP

 

Qu’est-ce que le week-end Geek ?

La première édition du week-end Geek s’était tenue fin 2011 pour les 25 ans du Scifi Club. Pour l’occasion avait été invité l’auteur et dessinateur BOULET. Il s’agissait d’une première en Nouvelle-Calédonie. L’esprit de la manifestation était de réunir le plus d’activités possibles autour des nouvelles technologies, des jeux et de l’imaginaire, afin de rassembler les amateurs et ceux qui veulent découvrir le phénomène Science-Fiction, exposition d’œuvres d’artistes métropolitains et locaux, jeux sous différentes formes, rencontres et débats autour du "Monde GEEK" .

Cet événement avait eu un certain succès, puisqu’il avait déplacé en trois jours environ quatre cents personnes et avait été largement couvert dans la presse, ainsi qu’à la télévision. Dans le même esprit, en 2013 - pour la seconde édition du week-end Geek - le Sci-Fi Club avait invité Iris, une créatrice de Jeux de Rôles : Les Ombres d’Esteren. La manifestation avait comblé nos espoirs, puisque ce ne sont pas moins de 800 personnes qui s’étaient déplacées pendant ces 3 jours de "découverte du monde Geek" .  Une douzaine de stands animés par des passionnés avaient présenté des expositions, des jeux de rôles, des concours divers, des LAN, des jeux de plateau. Là aussi, largement couvert par la presse, le week-end Geek a démontré sa capacité à fédérer et à faire connaître cette nouvelle culture, de plus en plus présente tant sur nos écrans que dans notre quotidien. Pour plus de plaisir, l’évènement s’était déroulé sur deux week-ends.

Le Sci-Fi Club + de 150 adhérents

Le Sci-Fi Club a fêté ses 30 ans d’existence en 2016 ! Le petit groupe de passionnés de fantastique, créateurs de l’association en 1986 n’a eu de cesse de promouvoir l’imaginaire à travers une quantité croissante d’évènements, métamorphosant le Sci-Fi Club en l’un des acteurs incontournables de la scène culturelle Néo-Calédonienne.

 

LE WEG 2018, les invités

DESSINATEURS

 - Philippe Buchet dessinateur de Sillage, Nomad...

- Nicolas Keramidas dessinateur de Luuna, Tykko des sables...

YOUTUBEURS

- Bob Lennon, Chaine Youtube Fanta Bob Games 2 millions d’abonnés

- Axel Lattuada de l’équipe de “Et tout le monde s’en fout“ 250 mille abonnés

JEUX DE RÔLES

- Mike Pondsmith, créateur des jeux Château Falkenstein et Cyberpunk

- Chris Pramas, créateur de Dragon Age RPG et Warhammer 2e édition

ET DES INVITÉS DE NOUVELLE-CALÉDONIE

DESSINATEURS : - Niko dessinateur (Ajna) - Warren Le Gat - et beaucoup d’autres

YOUTUBEURS : - Esteban - Kingtaz Parodies Web - Astro - L’équipe de « Miam miam pas cher » Chaine Youtube.

Michael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en foutMichael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en foutMichael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en fout
Michael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en foutMichael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en fout

Michael Alyn Pondsmith (né le 14 avril 1954), généralement crédité comme Mike Pondsmith, est un concepteur de jeu de rôle, de plateau et de jeu vidéo américain. Chris Pramas est un concepteur et écrivain américain, ainsi que l’un des fondateurs de Green Ronin Publishing. Il est surtout connu comme le concepteur de Dragon Age RPG, Warhammer Fantasy Roleplay (deuxième édition), et Freeport : City of adventure. L’équipe de “Et tout le monde s’en fout

Publié dans Divers, Nouvelle-Calédonie

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Sedrenila d'Isa Qala pour les 10 ans de la maison d’édition calédonienne Plume de Notou

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Le Salon International du Livre Océanien était une belle occasion pour fêter les 10 ans de la maison PLUME DE NOTOU avec la sortie du nouveau titre, un roman jeunesse "Sedrenila" d'Isa Qala, dessins de Nicolas Yann Martin. L’épidémie et le confinement ont contrarié cet événement. La directrice de cette maison mérite qu’on lui rende hommage car c’est une actrice importante de la filière livre du Caillou. JP

Ci-dessous la nouveauté et la présentation de la maison d’édition :

Sedrenila

Auteur : Isa Qala - Illustrateur : Nicolas Yann Martin

Sedrenila, Cendrillon en français, est une petite fille de dix ans dont la vie est loin d’être un conte de fées : son grand-père est notoirement grincheux, son père est souvent absent, sa mère crie beaucoup, et ses sœurs se disputent tout le temps… Mais, avec amour et détermination, elle va changer le cours des choses pour toute sa famille !

Isa Qala est originaire de la tribu de Kirinata dans le district de Wetr sur l’île de Lifou en Nouvelle-Calédonie, où elle a passé toute son enfance et où elle enseigne aujourd’hui. Sa passion pour les livres l’a conduite à obtenir une licence de lettres modernes puis elle a suivi, en Métropole, une formation en politique culturelle et une autre en graphothérapie, rééducation de l’écriture. Par ailleurs elle contribue à la transmission du patrimoine culturel, notamment par son implication dans la troupe de danse du Wetr bien connue dans le paysage calédonien. En effet, la culture, l’écriture et la littérature sont ses terrains de jeu favoris.

Nicolas Yann Martin est un illustrateur, dessinateur et scénariste de Bande dessinée en Nouvelle-Calédonie. Il dessine la série BD à succès Frimeurs des îles sous le pseudonyme NIKO en collaboration avec l’auteur Sosthène Desanges (Solo). La vie sur un voilier pendant une partie de son enfance marque son travail et l’attachement profond de son art aux îles du Pacifique via l’utilisation de couleurs vives et contrastées. Il dit avoir beaucoup de plaisir à travailler à coté de son chat qui a inspiré sa dernière Série Cat’n Cookies publiée chaque semaine dans le magazine TELE NC. Il est également l’auteur/illustrateur de la couverture de SILLAGES d’OCÉANIE 2020 et du logo de l’Association des Écrivains de Nouvelle Calédonie.

Liliane Tauru œuvre depuis 10 ans à la tête de la Maison d'édition Plume de Notou et depuis de longues années aux côtés de l'ADCK-CCT, de l'ALK, de Lire en Calédonie, avec des actions culturelles sur le Médipole, qu’il faut saluer surtout en ce moment.

Sa maison d’édition :

Parce que la Nouvelle-Calédonie est un archipel immense de cultures, de langues, d’originalité, d’universalité, de voix, et parce que ces voix ont été tues pendant une longue période, Plume de notou œuvre à les faire découvrir, notamment par les plus jeunes.

Depuis 2011 les éditions Plume de notou publient des livres pour enfants et jeunes par le biais de plusieurs collections :

La collection Petits etë destinée aux très jeunes enfants.

La collection KAMEN & TROTRO, romans écrits par Sonia Waehla Hotere et illustrés par Laurence Lagabrielle.

La collection Contes d’ici, albums illustrés.

La collection de romans et nouvelles pour adolescents et jeunes adultes qui a notamment révélé de nouveaux auteurs kanak.

La collection documentaire qui porte sur l’histoire de la Nouvelle-Calédonie est inaugurée en 2021 avec Louis, fils de surveillant au bagne de l’île Nou et La pierre verte de Jules ou les aventures de Monsieur Jules Garnier.

Contact FB

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La 21e édition du salon du livre Lire en Polynésie avec Franck Chanloup et une nouvelle vidéo, la n°5

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La 5ème vidéo de ecrivainducaillou vidéo pour un évoquer le salon du livre polynésien

La 21e édition du salon du livre Lire en Polynésie avec Franck Chanloup et une nouvelle vidéo, la n°5
Logo et l'auteure de cette belle affiche

Logo et l'auteure de cette belle affiche

Un article et une nouvelle vidéo pour évoquer la 21e édition du salon du livre « Lire en Polynésie », se déroulera du 18 au 21 novembre 2021 à la Maison de la culture de Papeete (Tahiti). Une occasion pour moi de revenir sur le 17ème salon en 2017 où j’ai l’honneur d’être invité en 2017. Cette année c’est Franck Chanloup auteur calédonien l’invité du Caillou. Ça a va être la bringue ! Franck avec Les Enchaînés dans le sillage du Mémoriel du bagne calédonien de Louis-José Barbançon a réussi à faire un beau succès de librairie mérité en Nouvelle-Calédonie et en métropole avec Au Vent des Îles, il a bénéficié de la réputation de Christian Robert et de ses nombreux ouvrages qui vont une fois de plus inonder ce salon, pour le grand plaisir des lecteurs d’ouvrage du Pacifique. L'Union européenne veut renforcer sa présence et ses actions dans la zone indopacifique, Christian Robert le fait depuis plus de 30 ans !


Salon du livre 2021

Du 18 au 21 novembre – Maison de la Culture, Tahiti

L’association des Éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. L’AETI a pour objet la promotion, le développement et la défense des droits et libertés de l’édition et des éditeurs de Polynésie française qui sont ses membres.

Le Salon « Lire en Polynésie » est le grand événement annuel réunissant tous les acteurs du monde du livre. Quatre jours de littérature, de rencontres avec les auteurs locaux et les invités extérieurs, les éditeurs et touts ceux qui font cette industrie. « Lire en Polynésie » reste une belle occasion pour la littérature du Pacifique de rencontrer la littérature d’ailleurs, mais aussi et surtout le public du fenua. Ce salon est aussi l’opportunité de sensibiliser la jeunesse à l’écrit et à la lecture. Chaque année, un programme riche et varié est mis en place pour le plus grand bonheur des quelques 2500 scolaires en visite du salon.

Le livre, véritable fer de lance de la liberté de pensée, vecteur de connaissances, de savoir-faire culturels et de la liberté d’expression, traverse actuellement une période de turbulences. Bien que premier producteur de contenus culturels en France, l’industrie du livre et les métiers de ce secteur (auteurs, éditeurs, distributeurs…) sont ébranlés par le passage au numérique, les pressions commerciales exercées par l’effervescence des acteurs de la vente en ligne, le développement de nouvelles formes de consultation des ouvrages et les transformations comportementales des lecteurs.

« Le patrimoine littéraire est un bien collectif et un témoignage essentiel de la pensée d’un présent que nous avons le devoir de transmettre aux générations futures. Une transmission dont aucun peuple ne peut être privée. »

Christian Robert – Président de l’Association des éditeurs de Tahiti et des Îles

Au Vent des Îles, éditeur du fenua a toujours des nouveautés à nous faire découvrir. Cet éditeur du Pacifique est incontournable.

À l’échelle de la Polynésie, le challenge est de taille face à une culture où le constat factuel met en évidence que livre le plus commun reste la Bible. Le livre comme support de lecture loisir, pédagogique ou culturel reste encore en marge. Conscient de l’ampleur du défi, la volonté de partager le patrimoine culturel polynésien a su l’emporter, en véhiculant une expression libérée et authentique, agrémentée d’ouvrages métissés entre le français, le tahitien, l’anglais, le chinois… Le rôle des éditeurs est en ce sens remarquable, de par leur engagement à accompagner les auteurs et leur ténacité à soutenir la diffusion de leurs ouvrages.

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Mémoires de Viet Kieu - Tome 4 : Les engagés de Nouvelle-Calédonie de Clément Baloup

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Mémoires de Viet Kieu - Tome 4 : Les engagés de Nouvelle-Calédonie de Clément Baloup

Tess Do, professeure à l'université de Sydney, est à l'origine du projet. C’est grâce à son invitation en Australie que Clément Baloup s’est intéressé à la Nouvelle-Calédonie. Jean Vanmai a fait le reste en lui faisant découvrir et explorer l'histoire des vietnamiens en Nouvelle-Calédonie. (Il sera présent sur le SILO 2020 pour présenter Sillages, un ouvrage collectif de l’AENC le dimanche 11 octobre)

L'album de BD, Les engagés de Nouvelle-Calédonie retrace le road trip qu’ils ont effectué ensemble du Sud au Nord du caillou, émaillé de récits glanés auprès d'autres membres de la communauté ou aux archives de Nouméa.

Le récit est authentique, un peu romancé. Seuls les noms ont été changés.

Un projet plus ambitieux est en gestation avec l’œuvre de Jean Vanmai l’histoire des Chân Đăng. Pour en savoir plus sur ce blog un autre article de ce bédéiste

Résumé de l’album

L’histoire des Vietnamiens en Nouvelle-Calédonie commence à la fin du 19e siècle, alors que les entreprises françaises ont besoin demain d’œuvre pour exploiter les mines de nickel de l'île.

On laisse croire aux candidats indochinois, écrasés par la misère chez eux, qu'il s'agit d'une aubaine. De nombreuses vagues d'engagés vont se succéder jusqu'en 1945.

Durant ce demi-siècle marqué par l'esprit colonial, les engagés sont maltraités, sous prétexte de soumission au code de l'indigénat, au même titre que les Kanaks. Une majorité d'entre eux retournent au Vietnam après la seconde Guerre Mondiale.

Mais près d'un millier d'entre eux sont restés sur le Caillou, donnant naissance à une communauté forte aujourd'hui de plus de 2500 personnes nous rappelant que les enjeux entre loyalisme et indépendantisme ne se résument pas à un face à face entre kanaks et caldoches.

Mêlant investigation et témoignage, Clément Baloup nous emmène à la découverte d'un épisode méconnu de l'histoire coloniale française sur une île à la fois infernale et paradisiaque.

Clément Baloup (scénariste, dessinateur)

Biographie

Né en 1978, Clément Baloup est entré à l’école des Beaux-Arts d’Angoulême en 1997 en section BD. Il étudie également les arts graphiques traditionnels à Hanoi (Vietnam).

Clément Baloup est un auteur éclectique puisque, outre ses travaux intimistes (Un Automne à Hanoï et la série Mémoires de Viet Kieu), cet auteur, basé à Marseille, a également réalisé les scénarios d’œuvres de fiction : Chinh Tri (3 tomes) ainsi que Diables Sucrés et La Concubine rouge pour Mathieu Jiro, Le Club du suicide pour Eddy Vaccaro, Le Ventre de la hyène pour Christophe Alliel et Cyclone pour Marion Mousse. Dans Le Vaurien qu’il a lui-même somptueusement mis en images il rend hommage à la culture populaire asiatique. Ses livres ont été traduits en espagnol, italien, allemand, lettonien et en anglais.

Clément s’est vu décerné à Angoulême le Prix du Jury œcuménique de la bande dessinée pour le premier tome des Mémoires de Viet Kieu : Quitter Saigon.

Il a participé aux collectifs La Maison qui pue, le Zarmatelier, et a co-crée la section BD Illustration de l’école Axe Sud.

Clément Baloup travaille également comme illustrateur pour la communication et intervient dans des écoles d’art en France et à l’étranger.

En 2020, il retrouve Eddy Vaccaro et signe Dans l'ombre de Don Giovanni qui retrace l'incroyable vie de Lorenzo Da Ponte, disciple de Casanova, librettiste de Mozart et ami du créateur du Père Noël, Clément C. Moore.

La série des Viêt Kieu et deux planches du livres
La série des Viêt Kieu et deux planches du livres
La série des Viêt Kieu et deux planches du livres

La série des Viêt Kieu et deux planches du livres

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Deux nouvelles publications ALK, Louis-José Barbançon, et Nicolas Kurtovitch - Frédéric Ohlen, traduites en langues kanak.

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Deux nouvelles publications ALK,  Louis-José Barbançon, et  Nicolas Kurtovitch - Frédéric Ohlen, traduites en langues kanak.

Deux nouvelles publications de l’ALK :

Louis-José Barbançon, et Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen, traduits, à leur demande, en langues kanak.

  • “Poésie, siji dröne pahatr” de Nicolas KURTOVITCH et Frédéric OHLEN. Texte en drehu
  • “La itre iape së ka hetre iwaan, Nos ailes ont des raçines” de Louis-José BARBANCON. Texte en Drehu, Nengone Iaai.

Source : Académie des Langues Kanak (ALK) 29, rue Georges Clémenceau – Centre-ville – Immeuble « Le Botticelli » – 6ème étage BP 274 – 98845 NOUMEA CEDEX – NOUVELLE-CALEDONIE Tél : (687) 28.60.15 – Fax : (687) 28.60.35 Courriel : alk@alk.nc – Site web : www.alk.n

Poésie, siji dröne pahatr de Nicolas KURTOVITCH et Frédéric OHLEN.

Présentation de l’ouvrage :

Sur les sentiers de l’île de Lifou les feuilles de fougères « pahatr » et autres plantes témoignent encore de nos jours d’une pratique Drehu : le « siji dröne pahatr ». Celle-ci consiste pour celui qui chemine à graver un signe, un mot, un code, un surnom sur le support végétal à destination d’une autre personne.

Ce recueil poétique de Nicolas KURTOVITCH et de Frédéric OLHEN est avant tout une invitation à décrypter le signe et à le transcender pour y extraire l’universalité de l’émotion. C’est une marche pas à pas à travers le Pays : « Chemins de sang et de haine », « Poèmes de la Côte Est » (Kurtovitch)… Mais aussi un regard sur la région miroir, de nos aspirations comme dans « Poème à Katherine Mansfield » (Kurtovitch)…

Ainsi les chemins deviennent initiatiques, et contemplatifs car « Tout est présence » (Olhen). Les destinées se signalent pour des rencontres singulières faites de « Bribes » (Olhen) et d’animaux fantastiques tel « Un Éléphant de cristal » (Olhen). Ici marcher signifie s'accompagner, se rencontrer, se saluer, avancer, reculer, s'arrêter, regarder derrière comme devant et tisser sur les nervures des « pahatr » vivantes un lien avec l’autre.

Frédéric OHLEN

Frédérix Olhen à ST Malo

Frédéric Ohlen, poète et romancier français, naît à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 15 décembre 1959. Sa famille y est installée depuis six générations. Sur son arbre généalogique, des émigrants allemands, des déportés de la Commune. Il grandit dans la dernière ferme de sa ville natale, en des lieux où la brousse et l'espace urbanisé s'entremêlent et nourrissent son imaginaire. Très engagé dans la vie culturelle calédonienne, il est en 1989 à l'origine du concours de science-fiction TranspaSci-Fique, mais également du Prix Orphée de poésie.

Son engagement au service de la création prend aussi la forme d’une maison d’édition, L’herbier de feu. Il est officier des Arts et des Lettres et reçoit, en 2021, le prix Arembo de la Poésie, attribué conjointement par l’association Ecrire en Océanie et la Mairie de Boulouparis. Consacré par les éditions Gallimard avec son roman Quintet, il demeure une référence classique et innovatrice dans le paysage littéraire local et national.

Nicolas KURTOVITCH

Prix Arembo en 2020, photo EEO

Poète, romancier et dramaturge, Nicolas Kurtovitch naît à Nouméa le 20 décembre 1955. Sa famille maternelle est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843, ce qui l’enracine affectivement et culturellement sur le territoire, en dépit de ses racines yougoslaves et de ses nombreux voyages.

Engagé politiquement et socialement dans l’histoire littéraire calédonienne il a très tôt initié une dialectique entre des voix qui, affirmant leur diversité, manifestent dans le même temps la possibilité d’une parole partagée. Influencé par le taoïsme, conscient de l’impermanence de événements, il se montre soucieux de la mesure et du détachement, cultivant le présent, se montrant explorateur des soubresauts et des tréfonds de l’âme humaine, rêveur et observateur de scènes de rue, objecteur de conscience et pourfendeur des laideurs du monde.

Recueils de poésie, romans pièces de théâtre s’enchaînent et de nombreux prix consacrent l’écrivain, régulièrement invité des salons littéraires et des résidences d’écriture. En 2021 il reçoit le prix Arembo de la Poésie, attribué conjointement par l’association Ecrire en Océanie et la Mairie de Boulouparis.

La itre iape së ka hetre iwaan, Nos ailes ont des raçines de Louis-José BARBANCON

Présentation de l’ouvrage :

De qui sommes-nous les héritiers ? C’est par cette question que Wieni Robert Xowie, maire de Lifou, a interpellé Louis-José Barbançon historien calédonien. Il nous invite à un voyage initiatique à contempler le sillage d’hier à travers le parcours de femmes et d’hommes de Lifou et Tixa qui ont marqué l’ensemble de la société calédonienne. Depuis Elia Trijikone, premier maire de Lifou à Case Kanyan footballeur en passant par Fote Trolue premier juge kanak, sans oublier Ieneic Jacques Iekawe haut fonctionnaire d’État, l’historien nous propose au gré de son cheminement de vie une approche intimiste des acteurs d’hier et des héritiers d’aujourd’hui.

Tous avaient la singularité de puiser dans leurs racines la force de s’envoler au-delà des assignations que leur imposaient leurs époques et de s’envoler vers de nouveaux rivages, comme une ode à la liberté.

Weniko Ihage, Directeur de l’ALK donne un visage à ces acteurs par une galerie de portraits qui clôture le propos de l’historien. Il fige ainsi dans le temps autant de visages, « qëmek », en drehu pour les générations futures.

Louis-José Barbançon

Historien, est originaire de Nouméa, Nouvelle-Calédonie. Professeur certifié hors classe à la retraite, descendant direct de condamnés aux travaux forcés, il travaille depuis plus de 30 ans sur la transportation et la déportation en Nouvelle-Calédonie.

Silo 2020, Louis-José Barbançon reçois le prix Popaï pour son ouvre le Bagne Calédonien (Le travail d'une vie)

Silo 2020, Louis-José Barbançon reçois le prix Popaï pour son ouvre le Bagne Calédonien (Le travail d'une vie)

Publié dans Culture Kanak, Poésie

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Mots pour Maux : Bernard Billot, dit Papou, auteur et illustrateur

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Eh l'autre ! Y's prend pour qui ?

 

 

Nos maisons, celle de Lafa et la mienne donnent sur la rue. Comme les dix maisons alignées là elles sont roses, elles ont un étage avec les chambres et la pièce du bas ouvre sur la terrasse et un bout de jardin. C'est bien. On connaît pire.  Avec Lafa on ne se quittent pas. On voudrait on ne pourrait pas : le même âge, le même collège, la même classe et des maisons voisines. Nos parents travaillent, on nous dit que c'est une chance, alors nous profitons des mêmes garderies, des mêmes centres aérés, des mêmes activités sportives. Ce n'est pas ma faute s'il aime le rugby et la natation comme moi, non ? Avec Lafa on est comme deux frères.

 

Il y a toujours un moment où, bien que nos parents aient tout organisé au mieux, nous nous retrouvons seuls et nous en profitons un peu. Enfin nous en profitions car depuis quelques semaines les choses ont changé et ça ne nous plaît pas du tout. Nos maisons sont proches mais pas vraiment voisines. Entre chez moi et chez Lafa il y a une petite rue étroite qui mène à une grande maison noyée dans les buissons, les arbres et les herbes folles. Avec Lafa nous allions jouer souvent dans cette jungle. On y mangeait des mangues, des litchis mais on n'en rapportait jamais. C'était notre forêt, notre secret, rien ne devait transpirer. La maison était vide mais on n'y entrait pas, on n'essayait même pas. Le vieux s'était pendu et il se racontait qu'il traînait encore chez lui prêt à s'attaquer aux intrus, alors, on se contentait du jardin.

 

Il y a quelques semaines plusieurs camions sont arrivés. Pendant que des ouvriers s'occupaient de la maison d'autres redressaient les clôtures, plantaient du grillage alors que des jardiniers élaguaient, taillaient, désherbaient. Notre jungle est devenue un parc.Nous sommes allés un soir constater les dégâts. Les jardins de la mairie ! Il ne manque que les poubelles, les bancs, les pancartes interdisant les chiens même en laisse. Où sont les balançoires et le toboggan ? Avec Lafa nous avions posé nos vélos  contre la palissade. Plus de brousses pour les cacher. Nous avons fait quelques pas sur du gravier tout neuf. Le lendemain un portail fermait l'accès. Nous n'avons pas posé nos bécanes, nous nous sommes contentés de slalomer sur ce semblant de route.

 

Deux ou trois jours plus tard nous avons dû nous plaquer le long du mur.La voiture qui s'avançait tenait toute la rue. Le type au volant, d'un appel de phare, nous intimait l'ordre de nous ranger.

Le portail s'ouvrit tout seul. À l'arrière de la bagnole, derrière les vitres fumées, j'ai bien vu des cheveux blonds. Un garçon de notre âge. Il ne nous a même pas regardés.

«  Purée ! A grommelé Lafa. Sa majesté dérogerait si elle saluait la valetaille. Fi, les vilains, ôtez vous de mon passage ! »  Après cette pompeuse déclaration tirée tout droit des cours de Monsieur Hennegraf Lafa enfourcha sa bicyclette et cracha dans le sillage du carrosse royal.

 

La grosse limousine, son chauffeur aux lunettes noires et le garçon passent chaque matin lorsque nous partons pour le collège et reviennent chaque soir en même temps que nous. Le passager, maintenant, pourtant, un enfant du quartier, va à l'école, ailleurs. Notre collège n'est sans doute pas assez bien et les mômes du coin pas fréquentables. Installée à l'arrière sa majesté nous ignore. La silhouette aux cheveux blonds reste immobile, pas le moindre geste ni le moindre mouvement de la tête. Nous avons essayé un signe de la main, un simple salut les premiers jours en pure perte. Nous sommes donc passé aux tirages de langue et gestes injurieux mais que ce soit de la part du chauffeur ou de son auguste passager aucune réaction. Nous sommes transparents, invisibles et vexés.

 

Les vitres teintées ne permettent qu'une image floue, nous aimerions voir la tête qu'a vraiment Môssieur le Prétentieux. Pour ça nous avons monté un « piège à con » comme dit Lafa. Ce jour-là,

pour rentrer du collège nous n'avons pas traîné. Les vélos posés en vrac devant le portail. Nous planqués le long de la clôture. La voiture a du s'arrêter. Le chauffeur est descendu braillant quelques injures mais laissant sa portière ouverte. Pendant qu'il écartait nos bicyclette nous avons foncé téléphone -fonction photo- à la main. Enregistrée la tête du mec. Complètement surpris il est resté figé les yeux grands ouverts. Nous nous avons filé contents d'avoir réussi notre coup sous les insultes du chauffeur.

Nous n'avions qu'une crainte, qu'ils confisquent nos bécanes pour nous punir. Nous sommes donc retournés à la nuit tombée. Soulagement. Nos bécanes étaient là, intactes.

 

Soyons francs, les photos ne sont pas terribles, mal cadrées, bougées, avec une mauvaise lumière mais on voit sa tête. C'est ce qu'on voulait, non ?

Son Altesse n'a rien de majestueux. Les cheveux blonds mais raides, la tronche maigre, le nez long, étroit, pincé, la bouche petite, la lèvre pendante. Rien de bien joli. Mais ce sont ses yeux surtout qui nous ont fait marrer. Écarquillés. Le hibou d'un dessin animé ! Lafa se passionne pour l'histoire moi pour les sciences-nat. Le nom m'est venu tout seul : le Grand-Duc. Voilà le surnom dont notre voisin secret a hérité.

Nous ne sommes que deux à rigoler de sa sale tronche. Comment en faire profiter les copains ?

 

Quand Youp, mon chien, a disparu, avec mon père nous avons fait des affiches. J'avais l'air intéressé, le paternel m'a donné un cours. C'était un peu long et plutôt sérieux. J'ai eu droit aux explications, à la démonstration et aux travaux pratiques ! Récupérer la photo, trouver titre et commentaire, imprimer les affichettes c'était dans mes cordes. Scotcher les tracts sur quelques poteaux du quartier ne réclama que peu de temps. « Pourvu qu'il ne pleuve pas cette nuit !» ai-je rigolé en quittant Lafa.

 

En gros, en rouge : inquiétante disparition. La photo. Texte : son altesse royale le Grand-Duc Théodule a disparu depuis deux jours.

Prévenir la gendarmerie ou le …........ . Nous avons mis un numéro bidon, déçus, le vrai on ne le connaissait pas.

 

« Ça marche ! » m'a dit Lafa quand je l'ai retrouvé sur le chemin du collège. « Les gens s'arrêtent. ».

Ouais ! Élèves ou parents, certains s'arrêtaient, lisaient. Certains discutaient en repartant. Personne ne riait. « Théodule, pourtant, ça devrait les faire marrer. Non ? Grognais-je. T'en connais, toi, des Théodules ? ». En regardant l'affiche, la dernière, celle près du collège, je dû reconnaître qu'elle était plus inquiétante que drôle. Le soir , après la classe, nous n'avons revu aucune de nos affiches.

Lorsque la voiture est rentrée la vitre s'est baissée à hauteur de nos jardins. Elles nous ont été restituées, froissées, déchirées accompagnées d'un : « Minables petits merdeux ! Vous ne pouvez pas nous foutre la paix ? ».

 

« Il le prend comme ça ! Le Grand-Duc de mes fesses va voir de quoi sont capables les petits merdeux. Demain le carrosse devra s'arrêter. » Lorsque la voiture est proche du portail une petite lumière s'allume sur le pilier de gauche. Parmi les outils de Papa j'ai repéré un scotch opaque, il est isolant en plus mais ça on s'en fiche. Collé sur la petite fente lumineuse en double épaisseur le ruban adhésif à fait son office. Le portail a refusé de s'ouvrir, le chauffeur est descendu mais a pris soin de refermer la portière, il a arraché notre piège. En remontant dans la voiture il a haussé les épaules il a crié : « Ce n'est pas Théodule, il s'appelle Frédéric. P'tits cons ! »

 

Il sait qui nous sommes, où nous habitons. S'il en parlait à nos parents, pas sûr qu'ils apprécieraient.

N'empêche on aimerait en savoir plus sur le « passager mystère ». Nous nous sommes lancés dans une étude approfondie de la clôture. Devant c'est une palissade assez haute, opaque, infranchissable mais surtout bien visible depuis nos maisons.sur les côtés c'est un grillage solide à larges mailles. L'escalade en semble facile. Pas de barbelés, pas d'électricité. Quelques bâtons tests nous l'ont révélé. Deux grimpettes à des endroits différents nous ont permis de mieux voir la maison, une partie du jardin sans déclencher d'alarme. Nous n'avons vu ni entendu de chiens. Sa majesté tient à sa solitude mais se contente d'une sécurité minimum. Il ne nous reste plus qu'à préparer l'expédition.

 

Le prof d'EPS est absent, c'est la dernière heure. Nos parents se sont faits un peu priés mais ont signés nos autorisations de sortie. Nous avions donc le temps de contourner la propriété, d'escalader           la clôture et de se trouver un poste de guet avant l'arrivée de notre cible. Nos téléphones sont chargés mode appareil-photo, j'ai emmené mes jumelles et nos tenues, vertes et brunes, sont un parfait camouflage. Lafa voulait qu'on se maquille, des traces noires comme au cinéma. J'ai trouvé que ça faisait beaucoup. Les casquettes de chasse de nos pères suffiront.

 

Nous étions installés derrière un massif d'hibiscus à une vingtaine de mètres de la maison quand la limousine est arrivée. Elle s'est arrêtée près de la terrasse nous offrant un angle impeccable ; vision sur la portière arrière droite. Le chauffeur est descendu, est allé ouvrir. « Ah ! La chochotte ! A ricané Lafa, Môssieur attend qu'on lui ouvre ! »

 

La portière ouverte personne n'est sorti, c'est le chauffeur qui s'est glissé vers l'intérieur. Il est ressorti tenant le Gran-Duc dans ses bras. Les yeux immenses, écarquillés, plus de cheveux blonds mais un bonnet bleu, pas un mouvement. Une femme est sortie de la maison poussant un fauteuil roulant.

 

Je n'ai pris qu'une photo, une seule, je n'arrive pas à l'effacer, à l'oublier. Lafa et moi allons faire du vélo au parc, nous ne slalomons plus dans l'allée entre nos maison. Depuis l'expédition, deux fois, nous nous sommes trouvés à hauteur de la voiture. Nous avons fait un petit salut de la main sachant qu'il n'y répondra pas.

 

P'tits cons, sales petits merdeux, c'est comme ça qu'on se sent, même pire. Maintenant on sait mais comment réparer ? Si vous avez une idée...

 

PAPOU, c’est son nom d’artiste, après une carrière d'instituteur, a été lauréat du concours pour les affiches 2006 et 2009 de « Livre mon ami ». En 2007 il participe à l’album Toutoute en tant qu'illustrateur. Lauréat de l'aide à l'édition 2006, il a pu lancer grâce à la province Sud un second projet, Wahi et le grand requin. Il a publié La chanson des poissons aux éditions Plume de Notou. Papou est très demandé et il ne sait pas dire non.

Publié dans Nouvelles

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